Faîtes comme si vous étiez sûr de réussir

Quand on lance un projet c’est pour le réussir, certes !

Mais on sait bien qu’il y a des incertitudes, nombreuses et imprévues, dans tout projet, et particulièrement dans un projet de création d’entreprise.

Comment faire pour concilier lucidité et optimisme ?

Car, avoir un moral d’acier, une volonté à toute épreuve, ne veut pas dire que l’on se berce d’illusions ou que l’on nie les difficultés. C’est d’ailleurs la différence entre une personne téméraire (un peu tête brûlée) et une personne courageuse (qui va de l’avant malgré ses peurs) !

Soyez courageux : le courage ce n’est pas d’aller au-delà du danger mais au-delà de la peur du danger.

En effet, il y a deux choses à bien distinguer, et c’est essentiel quand on se préoccupe de la psychologie de l’entrepreneur : les dangers et les peurs.

D’abord il y a les dangers.

Ce sont les difficultés et imprévus qui devront être affrontés. On entend souvent dire qu’un entrepreneur est quelqu’un qui aime prendre des risques. Mais c’est complètement faux, un entrepreneur cherche toujours à réduire la prise de risque. C’est pourquoi d’ailleurs, nous avons intitulé notre programme de formation pour entrepreneurs : « entreprendre sans risque ». Le risque doit être réduit, et il peut être réduit, et ce, de deux façons principales.

D’abord en se préparant techniquement à intégrer les connaissances et les compétences indispensables dans la pratique de ce métier à part entière. Ensuite, en anticipant toutes les bonnes questions à se poser pour mettre son projet sur les bons rails. Et ce n’est pas qu’une expression, c’est une image éclairante pour figurer la création d’entreprise : pensez à une énorme gare de triage dans laquelle des choix d’aiguillage au tout début vont conditionnner des routes complètement différentes. Et si vous avez bien posé vos objectifs, il n’y a pas 36 routes différentes pour y aller ! Or, il faut de la compétence d’entrepreneur pour voir clair dans l’enchevêtrement de rails du démarrage.

Même pas peur ?

Après les dangers, qui sont sont objectifs et que l’on peut maîtriser, il faut conjurer les peurs. Et les peurs ne concernent pas que les dangers… Eh oui ! Nous avons aussi des peurs qui nous concernent mais ne concernent pas le projet : peur d’être rejeté, peur d’être un imposteur, peur du jugement des autres, peur … de réussir aussi, car la réussite amène un changement de vie quil faut assumer.

Or ce sont plus ces peurs subjectives, que les dangers objectifs, qui risquent de nous limiter…

Aussi contenir ses peurs, les connaître, les apprivoiser, est indispensable pour réussir. Ce sont elles qui nous font douter. Et le doute paralyse. C’est tout le sens de « faire comme si on était sûr de réussir ce que l’on projete ». Mettre de côté ses peurs, pour se rendre compte qu’il n’y a pas de raison de ne pas y arriver si l’on s’y prend bien.

Vous allez me dire : plus facile de le dire que de le faire.

Eh bien, je vous donne un conseil très simple : pour faire fondre ses peurs, il faut les regarder en face, commme les rayons du soleil font fondre une motte de beurre !

Pour bien les regarder en face, et qu’elles ne vous échappent pas, écrivez ces peurs qui vous limitent. Pensez aux projets qui n’ont pas été lancés dans le passé, et pourquoi, pensez aux choses que vous avez réussies en vous étonnant vous-mêmes, et pourquoi, mettez en balance vos désirs et vos peurs, et voyez qui vous voulez voir gagner, …

Imaginez que vous alliez mourrir dans trois mois ou dans un an, est-ce que ces risques vous paraissent sérieux ou inadéquats ?

Cela me fait penser au merveilleux discours de Steve Jobs à Stanford dans lequel il partage trois leçons de vie auxquelles il a été confronté, et la deuxième est l’annonce de son premier cancer : il n’y pas de peur qui tienne la route si on pense que le jour que l’on vit peut être le dernier.

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