Reconversion professionnelle : 20 erreurs à éviter de toute urgence !

La reconversion professionnelle, que certains appellent réorientation professionnelle, concerne plus d’un français sur deux en âge de travailler. Dans  ce dossier, nous allons voir :

  • Pourquoi envisager une reconversion professionnelle ?
  • Y a t il de bonnes et de mauvaises raisons d’envisager une réorientation professionnelle ?
  • Ai-je le bon âge pour envisager une reconversion professionnelle ?
  • 20 conseils clés pour réussir sa reconversion professionnelle
  • un schéma présentant une nouvelle manière de penser son avenir
  • 5 témoignages qui vont vous faire réfléchir
  • Ma réponse à la question  » peut-on envisager une reconversion par l’entrepreneuriat après un burn out ? « 
  • et nos échanges via l’espace commentaire pour avancer ensemble !

Avant tout, un chiffre à propos de reconversion professionnelle que je trouve édifiant :

83 % des actifs envisagent une reconversion en cas de licenciement. Ce sondage Ipsos réalisé pour l’Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes) confirme que nombre de salariés profitent d’une rupture de contrat pour s’engager dans une nouvelle voie, et cela à n’importe quel âge. « Une personne de 40 ou 50 ans a encore de longues années de travail devant elle et des envies professionnelles à réaliser, argumente Agnès Berjon, secrétaire générale de l’Intermife. Et l’on est souvent plus disponible à ces âges car les enfants ont grandi. » Le plus souvent en bonne forme physique, les seniors craignent de moins en moins de changer de voie pour s’orienter vers un métier ou un secteur d’activité porteurs.

Avant de tout vous expliquer et avant d’oublier ;-), je vous invite à télécharger mon guide d’auto-coaching pour vous aider à trouver VOTRE voie personnelle.

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Pourquoi envisager une reconversion professionnelle ? ou plutôt pourquoi ne pas envisager une reconversion professionnelle ? C’est la réponse que je vous donne en vidéo !

Y a t il de bonnes et de mauvaises raisons d’envisager une réorientation professionnelle ?

Personnellement, je ne crois pas qu’il y en ait de mauvaises et au risque de choquer certaines personnes, j’irai même jusqu’à dire que c’est l’absence d’envie de reconversion professionnelle dans une carrière professionnelle qui est louche, anormale, voire peut-être le signe d’un manque de désir de vivre, d’une dépression latente…. A moins que cela ne soit le signe d’une grande sagesse ? Ou d’un cruel manque de confiance en vous ?

Aujourd’hui, la plupart des gens qui envisagent une reconversion professionnelle voient leur réorientation comme un tremplin pour avoir une vie quotidienne qui fasse plus de sens pour eux. C’est une excellente raison, qui motive et galvanise, qui va de pair avec l’évolution de la société et la perte de vitesse de la valeur « travail /effort » au profit de la valeur « vie/mission ».

Après, il y a aussi beaucoup de reconversions qui sont le fruit d’une insatisfaction : on veut gagner plus, bénéficier d’une meilleure ambiance de travail, des conditions de travail moins pénibles avec des horaires plus adaptés à notre vie … Ou tout simplement se réorienter car la voie initiale est bouchée ou en déclin.

Toutes ces raisons sont légitimes : ce n’est pas une folie d’envisager une reconversion professionnelle. Bien au contraire ! Ce qui serait fou, ce serait de vouloir griller les étapes et changer du tout au tout en quelques semaines. La reconversion professionnelle c’est un vrai projet qu’on peut comparer à une récolte d’agriculteur : il faut préparer le terrain, le nourrir, le désherber, le protéger des nuisibles, choisir la bonne plantation, planter, arroser, surveiller, soigner  … Et … récolter ! La nature est un modèle de sagesse et un véritable guide pour celui qui le veut.

 

Ai-je le bon âge pour envisager une reconversion professionnelle ?

  • À moins de 30 ans, les rabats joies vous diront «  fais-toi une expérience déjà, et ne sois pas trop exigeant ou trop pressé »
  • A plus de 30 ans, les frileux vous dirons que vous avez une bonne gâche après tout, et que ce serait bête de lâcher ça, surtout avec les emprunts de la maison
  • A 40 ans, on vous dira que « ce n’est pas facile, vous êtes presque un senior sur le marché du travail »
  • À 50 ans, on s’étonnera et on s’inquiétera «est-ce sérieux avec les études des enfants à payer ? »

Bon moralité : n’écoutez pas trop ces amis qui vous veulent du bien (hum … Ça me fait penser au film « Harry, un ami qui vous veut du bien »). Le tempérament français poussant aux jérémiades et au pessimisme, cela n’aide pas beaucoup à bousculer sa vie.

En fait le bon moment, c’est maintenant ! Mais comprenez-moi bien : c’est le bon moment pour anticiper et pour se préparer c’est au plus vite.

 Plus votre projet est mûri, plus vous le menez avec sérénité, plus vous accumulez de chances de réussite !

 

Comment réussir sa reconversion professionnelle ?

Malgré quelques belles histoires à partager dans la presse, cela reste un chemin semé d’embûches pour beaucoup et notamment pour tous ceux qui se précipitent. À la lumière de plus de 10 années passées aux côtés de personnes en soif de reconversion, éclairée par les mutations sociales en cours, je vous ai préparé la liste des 20 erreurs à ne pas commettre si l’aventure de la reconversion professionnelle vous tente. Les voici :

  1. Ne confondez pas la lassitude pour votre emploi actuel et la lassitude de votre métier : votre patron vous impose une manière de travailler, vos collègues sont fatigants, vos conditions de travail sont mauvaises…. Vous avez monté votre boîte mais le quotidien qui va avec vous déplaît ? Ne confondez pas tout : vous pouvez toujours aimer votre métier : en changeant d’employeur ou en créant votre propre emploi ou en changeant le modèle économique de votre entreprise actuelle, vous pourriez retrouver le sourire.. avec un quotidien plus en phase avec celui ou celle que vous êtes devenu(e).
  2. N’oubliez pas que le plus important c’est l’histoire ! On n’enrichit pas son CV avec de multiples reconversions : on l’enrichit avec l’histoire qu’on peut raconter pour expliquer ses réorientations successives. Le story telling ne concerne pas que les entreprises ! Les entrepreneurs doivent aussi travailler leur story telling : cela leur donne du poids pour vendre leurs produits ou services.
  3. La question la plus importante que vous devez vous poser est « quel type de vie je veux vivre ? » Et non pas quelles sont vos compétences actuelles ? Ou qu’est-ce que je peux faire avec mes compétences ? Ou, quelles sont les aides pour m’assister ? … Le monde a vraiment changé ces 20 dernières années Aujourd’hui on apprend toute la vie et surtout apprentissage ne rime plus avec soumission – bancs de l’école – ennui, et notations  … On apprend autrement, on apprend à son rythme, on utilise les vidéos, les animations, les ateliers pratiques …. La conséquence c’est qu’on change de métier si on le veut ! Si vous réfléchissez uniquement en fonction de vos compétences actuelles, vous n’oserez jamais changer de Vie !
  4. Mettez de côté les démarches de bilan de compétences,  c’est dépassé : vous avez bien plus besoin d’un bilan de motivations et d’un travail sur la créativité ! Un bon coach peut vous y aider d’ailleurs ! Toute démarche de connaissance de soi, de développement personnel peut vous aider : essayer le qi gong, la peinture, la cuisine créative … C’est en se faisant plaisir et en prenant soin de soi qu’on se dessine un bel avenir, pour cultiver le champ des possibles. Ne vous laissez pas embarquer dans un projet de reconversion parce que votre conseiller vous y voit bien ou parce que vos copains vous ont lancé un « pas cap? » au dernier barbecue ! On ne joue pas ses 5 prochaines années sur 2 heures de délire !
  5. Ne cherchez pas une formation pour devenir pâtissier ou coach avant d’avoir testé ce métier pour de vrai : la première chose à faire est de discuter avec une dizaine de personnes dans le métier qui vous attire et de vous dégoter une immersion de quelques jours . Je vous explique comment faire un test d’activité ici. ça marche autant pour les projets de reconversion que pour les projets de création d’entreprise. Faites le ! Faites le vraiment ! Vous n’imaginez pas le nombre de gens qui m’ont remercié de les avoir poussé à cela parce qu’ils se sont rendus compte que cette reconversion ne leur apporterait pas le quotidien qu’ils cherchaient ou parce qu’ils ont sentis qu’ils n’avaient pas les reins pour assumer le stress allant avec ce type de métier ! Evidemment vous ne pourrez pas faire une immersion chez votre concurrent direct en bas de chez vous mais vous pouvez chercher un « stage » dans une entreprise du secteur d’activité dans un autre secteur géographique : il n’est généralement pas trop compliqué de loger chez des amis ou de la famille pour 15 jours le temps d’une immersion … En changeant de ville, région et en jouant peut être sur la recommandation de votre proche en plus, vous aurez 5 fois plus de chance d’obtenir facilement une réponse positive.
  6. Pensez aux gens que vous allez côtoyer : vous plaisent-ils ? C’est la clé pour se sentir heureux au travail : avoir du respect pour ses clients et sentir que l’on fait quelque chose qui contribue à leur satisfaction. Quelque soit votre métier. Vous avez des « clients » : ce sont les personnes qui vous disent « merci. Quand est-ce que c’est prêt ? Il y a un problème. C’est génial ! ». Parfois il s’agit des mêmes clients que l’entreprise pour qui vous travaillez. Parfois ce sont des clients internes : des collègues qui récupèrent votre travail, l’enrichissent avant de le transmettre à d’autres collègues ou au client final. Bref repérez qui seront vos clients et assurez-vous que vous aurez du plaisir à les aider. Si vous êtes un geek et que vos clients sont « déconnectés », ça risque de vite vous ennuyer. Si vous êtes raffiné et contemplatif et que vous n’allez côtoyé plus que des gens brutes de décoffrage et pressé, vous risquez vite d’en avoir plein le dos …
  7. N’oubliez pas de prendre rendez-vous avec votre famille et votre conjoint, dès que vous avez des pistes : expliquez-leur le métier qui vous tente, le genre de vie qui va avec à la lumière de vos premières interviews  : préparez une liste de ce que cela implique comme changements dans la vie de famille et de ce qui restera inchangé pour eux. Demandez-leur de réfléchir à leurs questions à ce sujet et prenez un nouveau rendez-vous avec eux autour d’un gâteau dimanche prochain pour en parler. Vous avez besoin de leur soutien tout comme ils ont besoin de vous. Faites le aussi avec les enfants : dès qu’ils sont en âge de parler, ils peuvent tout à fait exprimer ce qui est soutenable pour eux ou pas. « Papa ne rentrera plus pour te border du lundi au jeudi, Maman ne t’accompagnera plus pour ceci … » Et écoutez les ! Je ne veux pas dire que vos enfants vont décider à votre place mais vous rappelez qu’il y a un moment pour tout ! Vous savez que sur leur lit de mort, 99% des gens regrettent d’avoir trop travaillé, de ne pas avoir pris plus de temps avec leurs enfants, de ne pas avoir nourris leur relations amicales .. Embarquez dans une reconversion est un tremblement de terre sur vous devez négocié en pleine conscience avec vos proches ! Je sais aussi que certains se noient sous le travail parce que tout simplement leur vie personnelle ne leur va pas : travailler plus pour oublier qu’on s’est mal marié n’arrangera rien ! Vous ne ferez que vous enfermez un peu plus dans une relation inintéressante car avec cette reconversion, vous serez plus dépendant économiquement de votre conjoint(e).. En tout cas pendant les 3 ans qui viennent, le temps de progresser dans vos fonctions … Ou pour les 7 ans à venir si vous empruntez une grosse somme !
  8. Préparez vos interviews de personnes dans le métier que vous envisagez sérieusement : vous devriez a minima leur poser ces 6 questions  :
    1. qu’est-ce qui leur plaît dans leur quotidien,
    2. qu’est-ce qui leur déplaît,
    3. quelles sont les qualités humaines nécessaires pour réussir dans le métier,
    4. quelles sont les mutations qu’elles constatent ou anticipent dans leur quotidien,
    5. quelles sont leur rémunération au début et maintenant,
    6. quel est le conseil qu’elles auraient aimé recevoir avant de se lancer dans ce métier.
  9. Job ou hobby ? A l’heure où la valeur travail s’effrite avec un taux de chômage inégalé et où on commence à parler de plus en plus de revenu universel qui pourrait permettre de ne chercher un emploi que si on le souhaite ou de vivre plus simplement avec un revenu minimum et de donner son temps à des missions associatives ou autres, il est bon de vous interroger sur vos intentions : voulez-vous gagner de l’argent et avoir un statut avec cette activité ou simplement avoir le plaisir de l’exercer ? Parfois, il suffit de s’investir une ou deux soirées par semaine dans une association pour trouver son emploi actuel plus agréable ! En plus, vous enrichissez votre CV et vous rencontrez du monde, ce qui vous ouvrira des opportunités à coup sûr ! Ce serait dommage de tout jeter par la fenêtre pour répondre à un désir de renouveau qui pourrait être comblé sans prendre de risque pour votre carrière et finance ! En tout cas, de nos jours, même en reconversion, on essaie de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Avec la crise économique qui va s’amplifier (n’en doutez pas une seconde), ce serait un manque de bon sens de ne pas bien réfléchir à ça avant de se jeter à l’eau. Si vous me dites que vous n’avez pas le temps car c’est l’occasion de votre vie, je vous réponds que vous n’avez rien compris…
  10. Ne confondez pas plaisir de la fonction et plaisir du secteur d’activité : vous pourriez vous éclater en tant que serveur dans un bar à cocktail branché et vivre un cauchemar si vous étiez manager de ce bar ! Avec le recul, on se rend souvent compte que le plus important ce n’est pas le secteur d’activité mais bien votre fonction. Si vous êtes un touche-à-tout, bourré de créativité et tres pro actif  l’entrepreneuriat devrait vous séduire. Si vous êtes touche à tout, ambitieux et plus réactif que pro actif, la franchise ou les concessions vous iront bien. Si au contraire, vous êtes très méticuleux, rêveur, pointilleux, plus dans le verbal que dans l’action, une fonction plus technique et sans management vous plaira plus.. Et sera plus à même de vous emmener loin !
  11. Évitez les conseils du genre «  ca devrait te plaire ça… » Définitivement, votre avenir vous appartient : il est temps de vous affranchir des personnes qui vous influencent…
  12. Essayez de compléter cette phrase « je serai le (la) plus heureux(se) si je pouvais … ». Tant que vous n’avez pas les larmes aux yeux, ce n’est pas une bonne piste ! Il faut que ca vous fasse vibrer ! Vous devriez vous mettre sur la piste de votre mission sur terre 🙂
  13. Dépassez vos croyances limitantes et le regard des autres : sans faire un cours de psychologie, vous devez savoir que nous avons tous intériorisé des croyances sur les sujets essentiels de la vie selon l’éducation que nous avons reçu ou les gens que nous côtoyons : « les femmes ne font pas ça, les hommes ne montrent pas leurs sentiments, l’argent c’est sale, il faut faire ça avant 50 ans sinon tu as tout loupé .. » Ces croyances nous empêchent d’avancer, d’oser…  Parce que nous avons peur de nous tromper, d’être mal jugé , de perdre l’amour et le soutien  de nos proches ou encore parce que c’est douloureux de changer de comportement après tant d’années. Réfléchissez honnêtement : si vous n’aviez pas besoin d’en parler ni à votre famille, ni à vos amis ( comme un agent secret que tout le monde imagine fonctionnaire …) et que vous ayez absolument toutes les compétences du monde : qu’aimeriez-vous faire ? C’est très important de pratiquer ces exercices de divergence pendant lesquels vous ne vous censurez pas une seconde avant d’aller plus loin.
  14. Muscler votre biceps de la confiance en vous : vous avez besoin de croire en vous et vos capacités pour envisager sereinement une reconversion professionnelle. Je sais que beaucoup pensent réorientation professionnelle quand ils ont le moral dans les chaussettes mais franchement quand on est complètement à plat, il n’y a pas grand chose de bon qui arrive. Comment faire alors pour retrouver la confiance en soi ? Vous pourriez commencer par lister chaque jour les 5 choses que vous avez faîtes et dont vous êtes fiers. Au début, si vous êtes très mal en point, vous pourriez vous réjouir d’avoir pris votre douche, fait 30 min d’activité physique, d’avoir rangé votre bureau, passé un coup de fil à machin et d’avoir dit non à telle proposition. Et puis, au fur et à mesure, vous serez fier de plus grandes réalisations. Écrivez les tous les soirs et endormez-vous sur ces pensées positives. L’important c’est d’être constant dans la pratique et de fêter une fois par semaine vos progrès !
  15. Pour réussir votre reconversion professionnelle, vous avez besoin de vous ouvrir à de nouveaux horizons : pour cela, rien de mieux que de changer un peu les gens que vous côtoyez. Ne fermez pas la porte à vos amis ( sauf si vous êtes plus mal apres les avoir vus, dans ce cas ils sont toxiques : fuyez !). Simplement, rencontrez de nouvelles personnes qui vous parleront d’autres choses : inscrivez-vous dans une association, faites des visites en groupe… Écoutez des podcasts sur votre smartphone de gens que vous ne connaissez pas. Le but est clairement de vous ouvrir à d’autres manières de penser, de vous aider à changé de filtre de perception sur la vie. Préférez toujours les gens positifs (évidemment !)
  16. Ne vous censurez pas ! Chaque envie qui pointe son nez devrait être couchée sur le papier de votre calepin de reconversion professionnelle « ma vie demain ». Cela vous servira : pour ne rien oublier, pour voir votre chemin, pour l’étudier plus sérieusement le moment venu, pour la rayer si vous (seul) le décidez.
  17. Pensez large et multi-activités : il y a de plus en plus de personnes qui exercent plusieurs activités et cela n’est pas forcément synonyme de précarité. La reconversion professionnelle c’est aussi l’occasion de garder votre emploi actuel tout en montant un projet à côté pour vous réaliser plus pleinement et en limitant les risques. C’est en tout cas la voie royale pour ménager la Chèvre et le chou 😉
  18. Savoir choisir son organisme de formation : Si votre projet de reconversion demande une formation professionnelle comme dans 80% des cas, choisissez une école de formation pour la qualité de ses enseignants (qui devraient tous avoir un pied dans le monde professionnel ou entrepreneurial sinon ça sent mauvais) et pour leur capacité à vous enseigner les nouvelles facettes du métier. Trop d’école et même surtout de grandes écoles (se reposant sur leurs lauriers) ne se mettent pas à la page et ont par exemple loupé la révolution numérique et ses conséquences dans tous les compartiments de la vie professionnnelle. Trop de personnes choisissent l’organisme de formation en fonction de la simplicité administrative, de « la marque » ou du coût à l’entrée… sans penser qu’à la sortie beaucoup de formations n’apportent rien !
  19. Arrêtez de penser comme un salarié qui a des droits, des avantages acquis, … Adoptez une mentalité de gagnant et d’entrepreneur : quelque soit votre projet, cette compétence vous servira. On cherche tous des salariés, des collègues, des partenaires qui ont les qualités des gagnants. Cultivez les qualités des entrepreneurs en faisant un point ici.
  20. Pour finir cette série de conseils, j’ai envie de partager avec vous cette grille qui présente les 4 manières de vivre sa vie. Peut-être que cela vous aidera à revisiter vos ambitions et votre avenir. Pour évaluer les voies de reconversion professionnelle, posez-vous des questions sur votre posture professionnelle. Voici une analyse de 2 auteurs américains qui a le mérite d’être simple, illustrée et propice à la réflexion. Il existe 4 positions de vie face à l’argent, le temps, la sécurité et l’entrepreneuriat.

 

Gauche :
90 à 95 % de gens pour 5 à 10 % de fortune
Droite :
5 à 10 % de gens pour 90 à 95 % de fortune
L e mot-clé est : TRAVAIL pour un salaireLe mot-clé est : Se créer un LEVIER FINANCIER

reconversion professionnelle

 

Reconversion professionnelle : Employé salarié : E 

La façon la plus courante de gagner sa vie.

Cela signifie revenus linéaires: temps contre argent : pour augmente mon salaire, je dois faire plus d’heures de travail ou suivre des cours de perfectionnements.

Je suis donc dépendant de mon employeur et travaille pour son enrichissement et mon confort actuel .

Il n’y a pas de sécurité à long terme et je n’ai que 24 heures par jour. A la fin d’un mois le compteur recommence à zéro.

Reconversion professionnelle : Travailleur non salarié : T

Je suis mon propre employé.

J’investie 100 % de mon temps et 100 % de mon capital pour moi.

Je porte le 100 % des risques et je perçois mon revenu après toute déduction de mon entreprise. Je n’ai que 24 heures par jour et à la fin d’un mois le compteur recommence à zéro. C’est donc aussi du linéaire.

C’est le cas classique des indépendants, des auto-entrepreneurs et de beaucoup d’activité comme l’artisanat ou le service par exemple. Rares sont les patrons de TPE à pouvoir fermer leur commerce plus de 2 semaines par an et à moins d’avoir une équipe de plus de 10 personnes avec un excellent adjoint, vous ferez parti de ceux là.

E et T dépendent de leur présence sur leur lieu de travail, car ils travaillent pour le système, un système linéaire (ils louent leurs temps contre de l’argent). Ils sont limités en temps et en âge (la retraite).

Dans les autres situations P et I, ce n’est pas le montant de mon revenu qui est important mais: est-ce que je peux, avec mon revenu actuel, être libre en temps et en finance, de pouvoir arrêter de travailler dans les cinq à six ans qui viennent ou de diminuer mon temps de travail ?

Reconversion professionnelle : Propriétaire d’entreprise indépendant, basé sur un système, (le Clientrepreneur) : P

Il s’agit ici de revenus résiduels et exponentiels: par exemple, les produits que je consomme tous les jours deviennent des sources de revenus exponentiels grâce à un système de duplication . C’est le cas évident du marketing de réseau sur des biens de consommation.
Plus largement, cela peut être le cas de toute entreprise construite sur une offre de service ou produit pensé pour s’extraire de son entreprise : le patron s’offre du temps. Son CA n’est pas lié à son temps de travail. Citons par exemple :

– les auteurs,

– les chanteurs,

– les artistes,

– les professionnels du marketing de réseau,

– les sociétés vendant des biens immatériels

– les sociétés ayant tout automatisées… si je vends des produits sur internet et qu’absolument tout est sous traité et automatisé, je suis propriétaire d’un système qui me fait gagner de l’argent.

Reconversion professionnelle : Investisseur : I

Revenus résiduels : basés sur un capital.

C’est une façon de gagner sa vie difficile d’accès. Mes revenus résiduels proviennent de placements. Je dois posséder un capital important ou avoir travaillé très longtemps pour y avoir accès.

P et I ont plus de 24 heures par jour. Ils ne dépendent pas de leur présence sur leur lieu de travail, car c’est le système qui travaille pour eux. Ils ne sont pas limités en temps et en âge. Seulement 5 à 10 % de la population gagne sa vie du côté droite du quadrant.

Le sigle ETPI est Copyright par R. Kiyosaki et S.L. Lechter, auteurs de « père Riche, père Pauvre » et « l’école des affaires » aux éditions Un monde différent, Site www.richdad.com

Pour ceux qui veulent en savoir plus, une video de l’auteur expliquant sa théorie :

Le témoignage de – Reconversion professionnelle de Lionel, ingénieur manager en informatique … qui passe au BIO !

extrait de https://www.cap-coherence.fr/blog/2015/6/10/burn-out-reprise-etudes-40-ans-informatique-bio-interview-lionel

Charly : Lionel, pour commencer, peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours en quelques mots, avant ta reconversion professionnelle ?

Lionel : J’ai 40 ans, je suis marié et père de 4 enfants. J’ai une formation d’ingénieur en productique. De chef de projet, j’ai ensuite évolué en tant que manager jusqu’à ce que je prenne un poste de Responsable des Systèmes d’Information dans une société agro-alimentaire qui a été racheté. Je dirigeais donc une équipe d’une petite dizaine de personnes.

Je commençais à avoir envie de quitter la région parisienne. Avec le rachat de ma dernière société, on m’a proposé un poste, toujours dans l’informatique, en Rhône-Alpes. J’ai tout de suite accepté et j’ai commencé la première étape de ma reconversion et déménageant toute ma famille en Province. Ensuite, après encore 3 ans sur ce poste de management en informatique, j’ai décidé de changer d’orientation et je me suis tourné vers le Bio.

Charly : Alors justement, pourquoi as-tu décidé de quitter l’informatique et le confort des grands groupes ? Comment as-tu orienté ta reconversion professionnelle et choisi le Bio ?

Lionel : Le choix du Bio est arrivé en deux temps.

Tout d’abord, c’est venu d’une première volonté de ne plus continuer dans l’informatique. Je ne trouvais plus mon compte ni dans le métier (l’informatique), ni dans la structure de travail (les grands groupes). (…)

Donc, première volonté: quitter l’informatique.

Ceci étant décidé, je me suis tout de suite posé la question : « qu’est-ce que je fais ? »

Je n’étais pas attiré par un rêve en particulier. J’ai décidé de chercher un domaine dans lequel je pourrais m’épanouir. J’ai envisagé plusieurs hypothèses : supply chain, commerce, bio…

Je me suis intéressé au Bio car ma femme, après notre déménagement en Province, avait repris un magasin Bio, elle aussi après une carrière en tant qu’ingénieur en production. J’ai alors découvert ce milieu, les types de métiers proposés et tout ce qu’on pouvait y faire. Le Bio étant un business relativement jeune, il y avait beaucoup de choses à faire, à structurer. J’avais ainsi l’assurance de pouvoir y laisser mon empreinte, lui donner ma vision ! Et c’est ainsi que j’ai choisi le Bio !

Mais j’insiste, la séquence était vraiment la suivante :

  1. J’arrête
  2. J’étudie les différents métiers que je peux ou veux faire
  3. Je choisis le Bio

La décision de la reconversion professionnelle 

Charly : Tu as donc complètement changé de cap professionnel au bout de 13ans d’expérience dans l’informatique. Pourquoi à ce moment-là ? Comment savais-tu que c’était le bon moment ?

Lionel : Deux ans avant je m’éclatais encore dans mon job, j’avais une grande autonomie sur mon équipe et dans ma prise de décision. Après le rachat de ma société et ma mutation en Province, j’ai commencé par perdre mon autonomie, puis ma capacité de décision, puis mon équipe. Simplement, comme je venais de bouleverser la structure familiale en déménageant tout le monde, j’ai eu à cœur de reconstruire et re-stabiliser tout ça. J’avais un nouveau projet professionnel au cœur d’un nouveau projet personnel. Je me suis alors surinvestis sur tous les fronts, jusqu’à l’épuisement. Epuisement accentué par la perte de sens et d’intérêt de mon métier.

Et puis j’arrivais à 40 ans, je crois que c’est le temps de la prise de recul et des remises en questions !

Enfin, l’élément déclencheur a été une nouvelle restructuration dans ma société, où on m’a demandé de remonter sur Paris si je voulais poursuivre ma carrière. 1 an après avoir quitté la capitale…

C’était trop pour moi et c’est là que j’ai décidé de tout arrêter et de me réorienter.:

Charly : comment as-tu su que le Bio était la bonne direction à prendre, la bonne orientation professionnelle ?

Lionel : J’ai fait une analyse objective de mes idées, de toutes les options que j’envisageais. J’ai enquêté, je me suis imprégné des différents domaines pour ne pas les idéaliser. Je suis allé au contact des différents milieux : livres, internet, rencontres, etc…

La reconversion professionnelle et le niveau de vie !

Charly : Pour mener cette reconversion professionnelle, comment as-tu quitté ton entreprise ?

Lionel : Je t’ai dit tout à l’heure que je m’étais surinvestis jusqu’à l’épuisement. J’ai fait un burn out. Ça a été l’élément déclencheur, je ne pouvais physiquement plus continuer. J’ai été arrêté deux mois.

Pendant le deuxième mois d’arrêt, j’ai trouvé une formation au Bio qui m’intéressait et qui devait débuter 3 mois plus tard. Je devais trouver une solution pour me libérer d’ici là.

A mon retour d’arrêt maladie, ma société a compris que mon mal-être était sérieux et que je ne pouvais pas continuer. Au-delà de ça, je suis revenu avec un vrai projet, avec une solution pour ne plus subir ce mal-être. Cette solution était de partir vers le Bio. Les RH ont alors bien compris mon projet et mes motivations. Elles ont compris nos intérêts communs et ne m’ont pas mis de bâtons dans les roues.

J’insiste sur le fait que d’arriver chez les RH avec un projet cohérent, une solution claire et définie, a fait disparaître toutes les appréhensions, tous les freins.

J’ai alors fait une demande de CIF pour suivre ma formation, qui a été validée. (…)

Puis pendant ma formation, mon entreprise ne voyant plus de suite possible à notre collaboration, on m’a logiquement proposé une rupture conventionnelle, que j’ai signée quelques mois plus tard.

Charly : J’imagine que tu devais avoir un bon salaire dans ton ancienne société, vu ton poste. Est-ce que tes niveaux de vie et de revenu ont baissé ? C’est une des plus grandes craintes de ceux qui entreprennent une reconversion professionnelle.

Lionel : Et oui ! Mais j’avais bien anticipé ! Lors de ma formation, j’ai volontairement baissé mon niveau de vie pour savoir jusqu’où je pouvais aller. J’ai donc baissé mon niveau de vie avant d’avoir une baisse effective de mes revenus. Je me suis rendu compte que quand on avait plus de temps, on avait besoin de moins d’argent. En faisant les travaux de maison moi-même, en renégociant des factures, en faisant des restrictions sur les achats et les voyages, etc… j’ai réussi à diminuer mes besoins de 30% ! C’est énorme !

Mais je dois avouer qu’avec 4 enfants, c’était un sujet vital ! Je devais être sûr de mon niveau de financement. Mais finalement je me suis rendu-compte que j’avais beaucoup de dépenses presque inutiles.

Du coup, la baisse des revenus à proprement parler a eu lieu après que j’ai eu baissé mes besoins en financement. Du coup je ne l’ai quasiment pas vu ! Je m’étais bien préparé.

La reconversion professionnelle : une évidence après le burn out ! 

Charly: Lionel, si tu veux bien, j’aimerais revenir sur le burn out. Qu’est-ce que c’est ? Qu’as-tu ressenti ? Comment l’as-tu vécu ?

Lionel : Le burn out ? C’est une phase de la vie où l’on ressent de manière violente qu’on ne peut plus continuer comme ça. On n’a plus d’énergie, plus d’envie. On a le sentiment qu’il est impossible de faire quoi que ce soit. Mais ce n’est pas qu’une vague émotion, c’est vraiment physique : j’ai eu une crise où je tremblais dans mon lit, incapable de me lever !

C’est vraiment une incapacité physique ! Le mental n’arrive plus à ordonner au corps de bouger. C’est une situation de stress et de souffrance latente qui se libère et explose. Le physique nous dit « Stop ! Tu es en train de te détruire ! On arrête ! ».

C’est vraiment un mécanisme d’auto-défense. Pour moi, c’était une chance que cette alerte se soit déclenchée. Je l’ai écoutée, j’ai pu réagir à temps et réorganiser ma vie.

Le burn out, c’est vraiment un syndrome lié à l’épuisement et à une forte dissonance. On est incapable de faire le moindre projet, même celui d’aller chercher ses enfants à l’école ou de lire un bouquin !

Et pourtant, malgré l’épuisement, j’ai aussi eu beaucoup de difficultés à m’endormir. J’ai dû utiliser des anxiolytiques.

Charly : Malheureusement, personne ne parle vraiment du burn out. Qu’as-tu envie de dire aux personnes qui vivent un burn out ?

Lionel : De ne pas le cacher, d’en parler, de s’entourer, de se dire que ça va passer, ce n’est pas une dépression. Il ne faut pas non plus culpabiliser, on n’est pas totalement responsable de cette situation.

C’est vraiment une alerte. Il faut alors réagir et changer quelque chose. Pas forcément tout, mais il faut changer quand même !

Enfin, je dirais qu’il faut être modeste et accepter sa faiblesse.

Peut-on entreprendre après un burn out ?

 

Charly : Justement, qu’as-tu envie de dire aux personnes qui hésiteraient à se lancer ? A ceux qui sont en pleine remise en question ?

Lionel : J’ai envie d’insister sur le besoin de temps, de vivre et d’imaginer ce qu’on voudrait vivre avant de se lancer dans un projet. C’est vraiment un processus lent, qui doit être mûri. Il y a une transition qui prend du temps et on ne peut pas brûler les étapes ou aller trop vite.

Il faut absolument arrêter l’habitude de se mettre des plannings et des jalons. Il ne faut pas avoir peur du vide, de se mettre à nu.

Ce qui est bien difficile dans cette société du plein !

Que retenir de l’interview de Lionel ? 

  1. L’importance de structurer sa démarche suivie pour identifier un nouveau projet 
  2. L’incroyable force de l’être humain après un burn out
  3. La nécessité de s’engager dans une voie qui fait du sens !

Témoignage de Aude, d’assistante de direction à gérante d’une société de services à la personne

extrait de http://www.studyrama.com/pro/emploi/outplacement-reconversion/40-ans-le-bon-age-pour-une-reconversion-18630.html

Comment vous est venue l’idée d’une reconversion ?

– Arrivée à la veille de la quarantaine, cela faisait dix ans que j’étais assistante de direction dans le même cabinet d’avocats. Je me suis aperçue qu’en plus de connaître mon poste par cœur, je ne disposais d’aucune possibilité d’évolution en interne. Mon idée était de monter une structure de services pour les seniors dynamiques.

Que vous a-t-on conseillé ?

– On m’ a offert de dresser un bilan de compétences, en toute discrétion, c’est-à-dire avec un cabinet de recrutement parisien et en dehors de mes heures de travail. Cela m’a pris beaucoup de temps, d’énergie et a nécessité une grosse introspection mais au terme de ce bilan, j’avais une idée plus nette de ma capacité à me reconvertir. Dès ce moment-là, j’étais décidée à créer une entreprise de services à la personne, et le Fongecif était décidé à me suivre.

Que retenir de l’interview de Aude ? 

  1. L’importance de se réveiller avant d’être dans le mur ! Si vous n’avez aucun espoir de progrès dans votre métier, vous allez rouiller…
  2. La nécessité de faire un bilan de compétence comme je vous y aide avec ma formation MONREVE
  3. La nécessité de se former à son nouveau métier et au métier de dirigeant

Témoignage de Sandra, reconversion professionnelle à 40 ans : employée commerciale dans une banque qui devient étudiante en soins infirmiers !

extrait de http://www.infirmiers.com/concours-ifsi/temoignages-conseils-et-astuces/40-ans-elle-se-reconvertit-pour-devenir-infirmiere.html

En lisant le témoignage de Vincianne sur Google+, j’ai souri intérieurement quand elle dit ce n’est pas facile avec l’âge et j’ai pensé qu’à 40 ans c’est pire qu’à 29 ans. Mais finalement ce qui compte, ce n’est pas mon témoignage mais peut-être les personnes qui souhaitent changer de voie et qui sont un peu effrayées de le faire.

Bref, cela fait presque 15 ans que je suis employée commerciale dans une banque. J’ai fait ce métier sans conviction mais avec débrouillardise. Car commerciale, ce n’est vraiment pas une qualité dont je peux me gratifier. Mais bon, je me suis arrangée pour conseiller au mieux mes clients, toujours tiraillée entre le besoin client et les objectifs commerciaux. J’en ai parfois mal dormi, mais bon, j’ai fait avec.

Pendant au moins dix ans, une petite voix me disait tu n’es pas faite pour ça, tu vas devenir aigrie… Mais bon, changer pour quoi ? Quand les seuls diplômes qu’on a sont un bac B et un BTS de secrétariat trilingue et que tu es un peu passionnée par tout, ce n’est pas facile de se trouver. J’ai donc vécu ma petite vie emplie de travail et de sport jusqu’au jour où je suis devenue pompier volontaire. J’ai ainsi pu me sentir un peu utile et ça a commencé à soulager mon errance professionnelle. Je me disais qu’à défaut d’avoir un beau métier dont je peux être fière,  j’avais au moins une belle passion. Ma vie s’équilibre enfin, mais juste un peu car évidemment je ne suis pas totalement satisfaite de moi… Mais un événement ou plutôt un choix va tout changer.

Il y a quelque temps, mon frère souffrant d’une polykystose rénale (mots à points pour le scrabble !) commençait à entrevoir le chemin vers la dialyse et, lors d’une intervention pour le préparer à cela, j’ai eu l’occasion de pouvoir me proposer comme donneur vivant et après un long périple médical (je pourrais vous le raconter mais ce n’est pas le sujet) nous avons fait l’échange… Enfin ! Moi, j’ai reçu un bonheur éternel et lui, un nouvel espoir de vie en bonne santé.

Mais là, le cheminement professionnel allait trouver la réponse, et ce sans que je m’en rende compte. Tout au long des examens médicaux préparatoires et des tests, j’ai côtoyé les infirmiers, j’ai pu leur poser des questions, ils m’ont rassurée, soignée, soulagée, et m’ont permis de réaliser cette opération comme si c’était facile. J’ai alors compris que c’était ce métier là qui me correspondait. Moi aussi je veux écouter, prendre en charge, diagnostiquer, soigner, être là pour les autres.

O.K., maintenant que j’avais trouvé comment y arriver, est-ce que je rentre dans le bureau du Président de la Banque en chantant : « au revoir Président », ou bien… Non, bien sûr que non. Avant d’en parler, j’ai testé la réaction de mon entourage concernant ce projet et là je n’ai eu que des encouragements et de la motivation. Alors je me suis inscrite à une préparation par correspondance. J’ai fureté sur tous les forums de santé et les réseaux d’information pour me préparer à l’épreuve de culture générale, j’ai fait mes devoirs de préparation psychotechnique et culture générale puis j’ai passé deux concours.

Bon le premier, hé bien, c’était le premier et souvent, le premier, c’est pas terrible. Bref je me suis plantée. J’ai été prise par le temps en essayant de répondre à chaque question dans l’ordre, donc forcément. Ce n’était pas la bonne façon de réussir les tests, mais en tout cas, ça m’a servi de repère, de brouillon et au final, je m’en suis mieux sortie au concours passé dans ma ville. Vient ensuite l’oral (je me suis dis « là, tu vas passer au grill »). Entre mon âge, mon métier, forcément ça va être compliqué… mais finalement, je crois que je m’en suis pas trop mal sortie. Je ne fais pas la fanfaronne, mais voilà, le jour des résultats, je ne suis pas sur la liste principale mais première sur la liste d’attente. Le stress de l’attente du coup de fil commence. Je vais sur plein de forums pour savoir comment ça se passe et si j’ai mes chances… J’avoue qu’en lisant certains messages, j’ai eu peur, alors je ne saurai trop conseiller de ne pas trop les lire. Privilégiez plutôt vos amis qui sont passés par là et qui vous guideront tant pour le concours que pour l’école.

Maintenant, la balle est dans mon camp. Il me reste à faire le plus dur mais plus le passionnant et je suis vraiment contente que ça m’arrive maintenant à 40 ans

J’ai voulu témoigner pas vraiment pour raconter ma vie mais pour dire aux personnes qui sont en CDI comme moi, qui ont une stabilité professionnelle mais ne sont pas épanouis dans leur travail, réfléchissez, restez ouvert au fait que votre entreprise n’est pas une prison.(…)

Maintenant, la balle est dans mon camp. Il me reste à faire le plus dur mais plus le passionnant et je suis vraiment contente que ça m’arrive maintenant à 40 ans.

Que retenir de l’interview de Sandra ? 

  1. L’importance d’écouter sa petite voix intérieure
  2. La nécessité de structurer sa démarche de reconversion
  3. Il n’y a pas d’âge pour se lancer !

Témoignage de Ariane, reconversion professionnelle réussie en tant que diététicienne  à 40 ans !!

extrait de https://lesnouveauxaudacieux.com/2013/09/18/ariane-dieteticienne-hedoniste-prendre-conscience-de-sa-vocation-a-40-ans-cela-peut-aussi-etre-un-atout/

« Prendre conscience de sa vocation à 40 ans, cela peut aussi être un atout ! »

Petite fille timide, Ariane passe son enfance dans les livres, qu’elle dévore avec passion. Excellente élève, elle obtient son Bac C (S), enchaîne sur une classe préparatoire et intègre HEC, « presque par défaut, car je n’avais pas de réelle vocation » raconte-t-elle. Son premier stage dans une multinationale la confirme dans l’idée que le marketing produit n’est pas sa tasse de thé et, lorsqu’un grand groupe lui propose un poste de jeune cadre généraliste, elle accepte. « C’était concret, humain, je rencontrais du monde. J’ai refusé une opportunité au contrôle de gestion pour finalement m’occuper des études marketing auprès des clients ». Au bout de 11 ans, mettant à profit cette expérience, Ariane se dit qu’il est temps de bouger et rejoint une SSII comme consultante en relation client. « Le métier s’est révélé porteur de contraintes commerciales et informatiques qui ne me passionnaient guère, même si j’appréciais le travail en équipe, très enrichissant. J’ai donc basculé rapidement vers de l’accompagnement du changement. Cela me plaisait plus, mais ce n’était pas encore ça, et mon investissement dans les missions était honnête, sans plus » se souvient-elle.

« J’ai trouvé l’idée de mon nouveau métier en surfant sur un site pour lycéens »

Au bout de cinq ans, cette insatisfaction latente commençant à lui peser, Ariane fait un bilan de compétences. Elle imagine vaguement qu’elle est faite pour une carrière dans les ressources humaines, mais aspire à autre chose sans savoir encore à quoi. C’est alors qu’écoutant le conseil d’une amie, elle se met à surfer sur les sites d’orientation destinés aux lycéens. « Je suis tombée sur ‘’diététicienne’’ et cela a été une révélation. La gourmandise et l’humain réunis dans un métier, c’était pour moi ! Certes, mes parents m’avaient donné le goût des bonnes choses, et l’art de bien manger fait partie de ma vie depuis des années,  mais cela ne m’avait pas effleurée ». Ariane s’inscrit au CNED pour passer son BTS par correspondance, sans effectuer la mise à niveau conseillée en math et biologie. Du coup elle rame, car son bac date un peu et que ce cursus est très scientifique. Comme elle ne sait pas du tout si cette aventure débouchera sur une nouvelle carrière, elle conserve parallèlement son job et consacre alors ses soirées et ses WE exclusivement à sa formation. Tout cela sans en parler à personne, car seul son compagnon et ses parents sont alors au courant.

Sa mère s’inquiète de la voir, à terme, « lâcher une belle situation » tandis que son père, très pragmatique, lui propose de l’aide pour réviser la biochimie. Quant à son conjoint, il est pour l’idée de reconversion, tout en trouvant que le choix d’Ariane n’est peut-être pas assez radical. Ce n’est pas grave : elle est tellement occupée qu’elle n’a pas le temps de se poser des questions. (…) Pour effectuer ses stages justement (en collectivité, en milieu hospitalier, en hôtellerie/restauration), Ariane prend de longs congés sans solde sans donner de raison à son employeur, ce qui est à l’origine d’un gag au printemps 2007 : « J’ai été absente juste au moment de la campagne présidentielle et, dans ma société, la rumeur a couru que je faisais partie de l’équipe rapprochée d’un des candidats » plaisante-t-elle.  A l’automne 2007, après deux années d’études, elle décroche son diplôme et décide de le compléter par une formation avec le G.R.O.S., tout en donnant ses premières consultations, par bouche à oreille et sans avoir encore de cabinet. « Début 2008, j’ai passé la vitesse supérieure : je suis allée voir mon patron et j’ai demandé un temps partiel pour création d’entreprise, chose qu’il n’a pu me refuser (c’est la loi) ».

Voir les articles à propos de :

« J’étais tellement passionnée que j’avais envie de partager mon enthousiasme »

A l’été 2008, c’est le démarrage : désormais salariée à mi-temps, Ariane s’installe en parallèle dans un cabinet à proximité de Saint-Lazare et commence à se constituer une clientèle. Son blog, créé en mars 2008, fait des débuts prometteurs. Mi-2009, elle réduit encore son temps partiel à deux jours par semaine, avant de quitter définitivement la société début 2010 pour pouvoir se consacrer pleinement à son nouveau métier. Elle prend son bâton de pèlerin et va rencontrer les médecins prescripteurs du quartier, généralistes, cardiologues notamment, afin de se faire connaître. Au-delà de la promotion classique, Ariane se met aussi à faire quelque chose de nouveau pour elle : « j’ai commencé à ‘’réseauter’’,  moi qui n’avais jamais ressenti ce besoin avant. Là, c’était différent, j’étais tellement passionnée que j’avais envie de partager largement mon enthousiasme. Réseaux professionnels, réseaux féminins, virtuels et réels, je me suis mise à rencontrer une multitude de personnes avec un plaisir extraordinaire. Enfin, pour compléter mon blog, je me suis inscrite sur Twitter, qui s’est aussi révélé une formidable source de contacts » raconte-t-elle. Mais ce tourbillon si euphorisant  menace alors de l’engloutir tout entière : avec l’aide d’un coach, Ariane refait alors le point sur ses réelles priorités. « Cela m’a aidé à me recentrer sur la notion d’envie et de plaisir. Aujourd’hui, même si mon niveau de vie a considérablement diminué, je n’accepte aucun projet par contrainte financière. Que j’accompagne un particulier, que je donne une conférence ou que j’anime un atelier en entreprise, tout doit être en phase avec les messages que j’ai envie de véhiculer » précise-t-elle.

« J’ai enfin le sentiment d’être à ma place »

Si elle doit dresser un premier bilan, Ariane se dit totalement satisfaite. « En cinq ans j’ai atteint, voire dépassé, mes objectifs de départ. En termes de revenus, rien à voir avec mon ex-salaire de consultante, mais pour ce qui est de l’épanouissement, c’est incomparable ! Moi qui étais dans le temps plutôt réservée sur ma vie professionnelle, maintenant dans les dîners je suis intarissable. J’adore mon métier, j’adore être mon propre patron, j’adore toutes les perspectives que m’offre ma nouvelle vie, les marges de progression que j’ai et les formations que je continue à faire ». Sa philosophie ? Ne pas rester statique, élargir son approche, s’ouvrir en permanence à de nouvelles choses, en bref continuer à avancer ! « Aujourd’hui, j’ai enfin le sentiment d’être à ma place » précise-t-elle dans un sourire. Et dans dix ans ? « Aucune idée ! Peut-être aurai-je d’ici là écrit des livres, peut-être ne travaillerai-je plus que 4 jours par semaine ? Je vais en tout cas veiller à ne pas me laisser dévorer par ma passion. Au quotidien, je continue à lire beaucoup, à aller nager et à regarder de temps en temps des séries, trois activités qui me vident la tête lorsque je suis en surchauffe ! ».

Que retenir de l’interview de Ariane ? 

  1. Trouver sa vocation ce n’est pas facile !! La formation MONREVE vous y aide pas à pas 
  2. Tout est plus facile quand on se sent aligné avec son métier 
  3. La reconversion professionnelle va vous donner une énergie formidable 

Comprenez bien qu’avant d’entreprendre une reconversion, vous devez savoir où vous souhaitez aller car c’est la clé de la construction de votre projet : vos idées, votre manière de vendre, tout dépend de cette décision.

Peut-être auriez-vous intérêt à feuilleter mon guide idée business : avec plus de 500 idées et les conseils des meilleurs experts réunis en un seul document, cela peut vous faire gagner un temps précieux. Et cela peut vous aider à trouver des pistes pour votre reconversion professionnelle salariée ou non. 

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J’ai aussi une formation complète en 7 étapes pour trouver son projet personnel, sa voie mais la plupart des gens trouvent déjà des pistes avec ce guide très complet. Evidemment si vous avez des précisions à apporter, des commentaires à formuler ou une question pour compléter, je suis à votre écoute : n’hésitez pas à m’écrire ci-dessous. Enfin si vous êtes arrivé jusque là, c’est à priori que ce site vous a intéressé plus de 10 secondes grâce à son contenu de qualité : je serai bien heureuse que vous partagiez cette page sur vos réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Google Plus, Viadeo, Linkedin…). En plus de me faire plaisir et de m’aider, vous pourriez ainsi aider certains proches qui sont peut-être intéressé par ce sujet (même s’ils ne vous en ont pas encore parlé !! vous n’avez pas parlé à tout le monde de votre recherche, non ?) Allez je vous laisse seul juge pour décider si cela vaut le coup ou pas, mais ce serait sympa quand même 😉