Secteurs porteurs 2022 : idée de business
secteurs porteurs

Conférence sur les secteurs porteurs en 2022

Transcription de la conférence sur les secteurs porteurs en 2022

Antonella (01:15)

Les secteurs porteurs cette année. On va voir quatre sujets : 

  • les secteurs qu’on croit porteur à tort ; on va commencer par là de manière à crever l’abcès et on n’aura plus besoin d’en parler après.
  • Ensuite, on verra les secteurs porteurs vraiment en ce moment.
  • Les secteurs qui sont toujours porteurs, en tout cas pour les 30 prochaines années. A priori, on va dire l’essentiel de votre carrière professionnelle qui est devant vous.
  • Et puis, ce qui fait que vous allez réussir.

Antonella (01:39)

Avant de démarrer ces quatre sujets, qui nous sommes pour vous parler ?

Macreationdentreprise.fr, c’est le premier organisme de formation à distance 100 % qui est dédié, dont le cœur de métier, c’est uniquement la formation et l’accompagnement à la création d’entreprise. Et moi, ça fait personnellement plus de 17 ans que j’accompagne des salariés à quitter leur emploi pour changer de vie et pour véritablement s’épanouir grâce à l’entrepreneuriat.

Ceci étant dit, ce live sur les secteurs porteurs, il va vraiment venir illustrer, compléter le guide que vous pouvez trouver sur notre site Internet, qui s’appelle le « Guide 500 idées de business » et qui lui va vous donner encore plus d’idées et plein de méthodologie pour réfléchir à comment faire pour trouver finalement le projet qui vous va.

Les secteurs qu’on croit porteurs à tort

Antonella (02:29)

On est partis, on est chaud, on va parler des secteurs qu’on croit porteur à tort. Là-dessus, Vanessa, je crois que tu avais partagé sur les réseaux sociaux la définition d’un secteur porteur. Est-ce que tu veux bien nous la redonner ?

Vanessa (02:41)

Oui. C’était selon la commission Attali. C’est une commission qui est pour la libération de la croissance française, qui dit qu’un secteur est porteur quand son taux de croissance mondiale est particulièrement élevé et a une vocation à le rester.

Antonella (02:55)

Ça, c’est la vraie bonne définition. Et aujourd’hui, on ne va pas parler vraiment que des secteurs porteurs sous le sens de cette définition. Parce qu’il y a un petit bémol. C’est vrai qu’un secteur peut être en croissance, et il peut être amené à rester en croissance, et pour autant être un secteur problématique, dans le sens où il y a peut-être trop de monde qui s’est déjà engouffré dans ce secteur. Et finalement, on va dire que la part du gâteau pour vous, nouvel entrant, peut être trop faible. Ou il peut y avoir éventuellement des difficultés, des barrières à l’entrée qui sont difficiles, et sur lequel ça va être difficile finalement de se lancer sur ce secteur.

Moi, j’ai un peu réduit le spectre et donc je considère aujourd’hui qu’un secteur est porteur s’il correspond à un secteur dans lequel vous pouvez vous insérer, qui n’est pas trop encombré. Ensuite, si c’est un secteur sur lequel on sait que vous avez une capacité à en vivre à temps plein. Je considère qu’un secteur sur lequel on peut s’insérer, mais juste pour gagner quelques euros de temps en temps pour faire un complément de revenus, ce n’est pas un secteur porteur en soi.

Antonella (03:57)

Et puis finalement aussi, parce que les clients qui viennent chez nous sont comme ça ; je parle avant tout à vous. Vous allez vous reconnaître ; des secteurs qui peuvent faire du sens dans votre vie. Parce que c’est important d’avoir suffisamment d’énergie au quotidien pour porter son projet. Et si le secteur, finalement, il ne fait pas suffisamment de sens, ça va très vite tourner au vinaigre.

Patrick (04:22)

L’entrepreneuriat alimentaire, c’est une utopie. De dire « Je veux faire ça parce que c’est un secteur qui rapporte. Moi, ça ne m’intéresse pas trop, mais au moins, je peux bien gagner ma vie, ça va être intéressant financièrement. », ce n’est pas réaliste. Parce qu’effectivement, pour porter le projet durablement et rendre un bon service, effectivement, il faut vraiment être porté personnellement par l’activité qu’on fait.

Antonella (04:42)

En ayant réduit ce spectre, quels sont les secteurs que l’on croit porteurs, et qui ne le sont pas, parce que c’est à tort ? Il y a l’immobilier. C’est vrai que on a énormément de blogueurs qui vont vous expliquer ô combien l’immobilier, c’est fantastique et ça va vous permettre d’être riche. Après, on a un dossier complet sur l’immobilier qui casse beaucoup cette idée reçue. Tu me corriges si je me trompe, Vanessa. Je crois que je l’avais mis en caption. Aujourd’hui, l’immobilier est un secteur qui est deux fois moins rentable finalement que les placements en entreprises, en TPE/PME.

Antonella (05:21)

Est-ce que c’est porteur ? C’est-à-dire qu’il y a moins de barrières à l’entrée. On peut plus facilement peut-être démarrer dans l’immobilier, mais c’est moins rentable qu’on l’imagine. J’ai considéré que ce n’était pas un secteur porteur véritablement.

Patrick (05:32)

En plus, peut-être préciser que là, on est quand même sur une bulle. Et comme l’inflation va remonter et les taux d’intérêt, ça veut dire que ça va forcément mettre une pression sur les prix. On n’est pas sur un super moment, en plus. Il ne faut pas investir ou se lancer quand on est en haut de la courbe. En disant « Ouah, ça a beaucoup gagné, il faut que j’y aille. »

Antonella (05:55)

La crypto-monnaie. Belle bulle aussi. Qu’est-ce que tu veux dire là-dessus, Patrick ?

Patrick (06:02)

La crypto-monnaie est un marché vraiment purement spéculatif. Je dirais qu’on peut investir là-dedans que de l’argent qu’on peut perdre. Quand on parle d’entrepreneuriat ; là, on parle non pas des projets à côté, c’est vraiment un projet qui fait l’essentiel de votre activité ; on ne peut pas miser là-dessus. Je ne vais pas rentrer dans le détail, mais…

Antonella (06:26)

C’est volatil, déjà. Et la prise de risque ne correspond pas finalement à notre manière de considérer l’entrepreneuriat. C’est-à-dire un entrepreneuriat réfléchi, pensé, sur lequel on sait que du moment qu’on démarre, on va pouvoir dégager une activité cohérente pour en vivre.

Patrick (06:42)

Ce serait comme non pas faire de la bourse, mais faire des options en bourse. L’option, c’est de dire le pari que telle action va monter dans les trois mois qui viennent et pas baisser. C’est une activité, il y a des gens dont c’est le métier, des traders, mais ce n’est pas une activité professionnelle.

Sachant qu’il il n’y a pas un substrat et un service rendu. Autant sur le blockchain, il y a un avenir, parce que c’est des technologies pour garantir des transactions. Autant sur la crypto-monnaie, le NFT, qui sont très tendances, c’est vraiment juste un effet de mode. Sans compter que ça a baissé fortement récemment.

Antonella (07:21)

Après, on en parle beaucoup, mais ça fait partie de tous les sujets sur lequel on trouve des webmarketeurs qui essayent finalement de vous vendre des pelles et des pioches. C’est-à-dire de vous demander une méthode soi-disant fantastique pour vous en sortir. A la fin, on sait que eux vont s’enrichir, mais on n’est pas du tout sûr que les entrepreneurs qui auront mis toute leurs économies vont en tirer vraiment un retour sur investissement.

Antonella (07:43)

J’ai mis également, dans les secteurs qu’on croit porteur à tort, le coaching. Le coaching est un secteur en pleine croissance, en plein boom. Même en France. Alors qu’au départ, c’est vrai que c’était plutôt un marché outre-Atlantique. Mais en France, la vague arrive. Donc il y a de plus en plus de coaching. Il y a énormément de gens qui se forment au coaching, mais les chiffres sont là. Ça a beau être un marché porteur, on est sur un marché, au niveau France, de 75 millions €. Le nombre de coachs n’est pas très clair. C’est-à-dire que les sources, type Insee, les problématiques qu’il y a de code au niveau du coaching, on estime entre 4 000 et 20 000 coachs en France. La fourchette est grosse

 En prenant simplement le petit chiffre de 4 000 et en faisant la moyenne, on se rend compte que s’il n’y avait que 4 000 coachs, on serait déjà sur un chiffre d’affaires moyen par personne à 17 000 €.

Antonella (08:34)

Le problème du coaching, c’est qu’il y a beaucoup de gens qui vont se former dans le coaching pour eux. Parce que c’est vrai que c’est une superbe école de vie. Ça permet de se transformer, ça permet d’avoir un développement personnel qui est intéressant. Mais en dehors de ça, ce n’est pas un secteur sur lequel on a autant de demande solvable que ça. Ça veut dire qu’on a beaucoup de gens qui en auraient besoin, de coaching, mais il n’y a pas tant de gens que ça qui peuvent se permettre de se l’offrir. Ça pose un problème et c’est ce qui fait qu’il y a beaucoup de gens qui font de la formation coaching, mais qui à la fin, ne font pas du coaching ou arrêtent très rapidement.

Ça ne veut pas dire, encore une fois, qu’on ne peut pas vivre du coaching. C’est faux. Mais ça veut dire qu’il y a un taux d’échec qui est extrêmement important dans ce secteur. Vu que nous, notre rôle, c’est de vous mettre en garde, on ne peut pas dire “Demain, je m’invente coach.”

Antonella (09:21)

» C’est insuffisant comme définition de projet. Il faut vraiment avoir un projet qu’on va appeler « niché ». On en reparlera plus tard dans le live. C’est-à-dire : coaching, mais de quoi ? Coaching de parents, coaching… Un coaching précis, le plus précis possible, pour être dans une niche qui, en plus d’être précise, est solvable, et où il y a une demande qui s’exprime. Ça fait beaucoup de conditions. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, c’est un secteur qui est délicat pour finalement s’insérer.

Patrick (09:49)

On pourrait rapprocher ça notamment du marché des psychothérapies. C’est-à-dire qu’on a l’impression qu’il y a un gros marché, mais l’essentiel du marché, c’est le marché des écoles. Et souvent, il y a des process de certification qui sont extrêmement longs, parce que ça fournit du travail à ceux qui sont en position plus ancienne sur le marché et qui forment les autres, et où l’essentiel du marché, c’est surtout le marché de coacher les coachs ou de former les coachs, ou les psychothérapeutes.

Antonella (10:30)

Le secteur d’après que j’avais noté, c’était le dropshipping. Le dropshipping, c’est l’exemple typique du fantasme. C’est-à-dire « Je vais pouvoir lancer ma boîte sans avoir de stock de produits, en vendant des choses qui sont fabriquées je ne sais pas où dans le monde, auprès de personnes que je ne connais pas. Ça directement depuis mon canapé, grâce à Amazon ou à une autre marketplace. »

Dans la pratique, ça se passe moins bien que prévu pour 95 % des gens qui se lancent là-dedans. Il y a plusieurs raisons à ça. Il y a souvent un problème de sourcing. C’est-à-dire que finalement, les produits qui sont identifiés comme dropshippable ; c’est-à-dire qu’on peut mettre dans une boutique et qu’on peut s’asseoir sur un service de fournisseurs qui va envoyer directement le produit au client final ; sont souvent des produits de qualité insuffisante. Ça, c’est le premier point.

Après, le deuxième point, c’est souvent aussi des gens qui vont se lancer dans ce type de projet en projet à côté, en side project, et qui ne vont pas suffisamment se préparer pour leur projet, qui ne vont pas notamment maîtriser tout ce qu’il faut en termes de compétences webmarketing pour lancer ce type de projet.

Antonella (11:48)

Et donc là, clairement, entre un produit insuffisamment bien, pas suffisamment de libido,d’énergie pour ce type d’activité, parce qu’on a choisi un petit peu ce qu’on a trouvé dans le catalogue. On ne savait pas pourquoi, mais on s’est mis à vendre des lunettes de soleil. Et puis une insuffisance de compétences, notamment sur le webmarketing, mais pas que. Et aussi en gestion, et puis en études de marché et en commercial. Tout ça mis bout à bout, ça fait beaucoup d’échecs.

Antonella (12:15)

L’affiliation aussi. Les secteurs qu’on croit porteurs à tort. Pourquoi ? Bien sûr, on peut gagner de l’argent avec l’affiliation. Sauf qu’aujourd’hui, dans la pratique, l’affiliation, la plupart des entreprises qui font de l’affiliation vous donnent quelques euros sur les ventes. Quand on a la chance de trouver certaines marques qui vous reversent un pourcentage important, c’est généralement qu’on est sur du service.

Là, on va se retrouver sur justement tous ces blogueurs qui vont vous vendre des solutions miracles pour apprendre la crypto-monnaie etc. Et comme c’est une solution miracle qu’ils ont enregistré en vidéo en moins de trois heures, à la fin, et que le prix est assez gros, on peut vous reverser 40 ou 50 % de la vente. Mais le problème, c’est que si jamais votre activité principale c’est de faire de l’affiliation, vous vous reposez sur des vendeurs qui sont peut-être pas bien connus, qui sont peut-être fragiles ; donc déjà le produit peut d’un coup d’un seul ne plus exister.

Ensuite, l’affiliation, ça pose un problème aussi d’énergie. C’est-à-dire que si, pour le plaisir, vous avez testé toutes les marques de chaussures pour enfants et que vous vous êtes dit « Tiens, toutes ces informations que je vais les écrire dans un blog, ça me permet de les garder quelque part.

Antonella (13:23)

» C’est normal de faire de l’affiliation et de mettre un lien vers les chaussures Bellamy, Little Machin, etc. Je vous donne un sujet qui me passionne en ce moment, c’est les chaussures bébé, mais ça pourrait être un autre truc.

Antonella (13:34)

Après, s’il faut que vous créiez de toutes pièces un blog sur un sujet qui vous intéresse moins pour mettre des liens d’affiliation, on voit qu’on commence à s’engouffrer dans des projets qui, à terme, ne vont pas faire votre succès, qui ne vont pas faire en tout cas votre épanouissement.

Patrick (13:51)

Oui, surtout ça. Parce que c’est comme les deux derniers, c’est ça. C’est des projets pour faire de l’argent. Ça existe, ça marche sous certaines conditions, mais ce n’est pas vraiment ce qu’on recommande. Parce que d’abord, tout projet met du temps à démarrer. C’est jamais en claquant des doigts, ça prend un certain nombre de mois, parfois d’années, pour vraiment être au niveau qu’on souhaite atteindre. Si ce n’est pas vraiment quelque chose qui vous anime… Et clairement, c’est notre philosophie. On aide des gens aussi à mettre du sens dans leur vie professionnelle, qui ont envie d’avoir une activité qui leur parle. On respecte ceux qui font un choix différents et qui font ça « uniquement pour l’argent », mais ce n’est pas vraiment le sujet qui nous intéresse.

Et surtout, ce n’est pas réaliste, parce qu’on ne fait pas une activité alimentaire comme ça, pendant des années et des années. D’ailleurs, sûrement, c’est aussi la raison qu’il y a beaucoup de gens qui se reconvertissent en venant du salariat. Justement, c’est parce qu’ils trouvaient pas assez de sens dans leur travail.

Patrick (14:45)

C’est la principale raison de se lancer à son compte. Ce n’est pas pour aller prendre une autre activité qui ne fait pas de sens. C’est vraiment pour faire quelque chose qui vous parle.

Antonella (14:56)

Du coup, ça me fait penser que… J’ai zappé. Ça, c’est le rhume. J’ai les idées qui viennent et qui repartent. Oui, c’est le…

Patrick (15:05)

C’est un rhume de cerveau, alors. 🙂

Antonella (15:07)

Ça ne veut pas dire que finalement, on a interdit le dropshipping ou l’affiliation. On a certains de nos clients qui vont monter un site web pour vendre des prestations ou des produits, ou peu importe, et qui, au final, vont aussi créer des liens d’affiliation ou des produits en dropshipping, parce que ça fait du sens dans ce cocon, et que ça peut faire un complément. Mais ce n’est pas le cœur du business. Je voulais compléter ce que tu disais.

Patrick (15:29)

Oui, c’est ça. On a des clients qui ont fait une activité, qui ont aussi mis en place sur une place de marché. Donc il y a cet aspect-là, mais ce n’est pas l’aspect essentiel.

Les secteurs qui sont vraiment porteurs

Antonella (15:39)

Voilà, ce n’est pas l’aspect numéro 1. Les secteurs qui sont porteurs. Dans cette deuxième section, on va parler des secteurs qui sont vraiment porteurs là, en ce moment, dans le contexte qu’on vit actuellement. C’est-à-dire le contexte post-COVID. J’ai mis « post-COVID », parce que cette vidéo, on l’enregistre au mois de mai. Là, en ce moment, on en parle plus. Mais bon…

Vanessa (15:56)

Peut-être que si vous la regardez au mois de novembre, ça sera différent.

Antonella (16:04)

Dans ce contexte, on va dire, post-pandémie COVID naissante, dans la nouvelle ère avec le COVID. Qu’est-ce qu’on peut dire ? Cette transformation, cette pandémie a amené plusieurs révolutions et ce qu’on sait, c’est qu’aujourd’hui, les nouvelles technologies, la transformation numérique, notamment de la France qui était un peu à la traîne, elle a été accélérée. Mais comme jamais. Je n’ai plus les statistiques en tête, mais je crois qu’on a gagné cinq ou 10 ans.

Patrick (16:29)

Oui, cinq ans dans les six premiers mois de la crise.

Antonella (16:33)

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’un projet, qui est la création de site web, qui est un projet qui s’appuie sur un site Internet, qui s’appuie sur une application mobile, qui s’appuie sur les réseaux sociaux ou qui permet à des gens de gérer ; le community management pour les réseaux sociaux ; qui permet à des gens de mettre en place des applications mobiles. Tout ça, c’est clairement dans l’air du temps.

Tous les commerçants, artisans libéraux qui existent déjà ont besoin d’accélérer leur mutation pour utiliser les nouvelles technologies et les nouveaux projets ne peuvent pas démarrer en négligeant cette dimension. Il y a énormément de choses à faire en étant dans ce cocon, que ce soit travailler et vendre des produits de nouvelles technologies, ou vous offrir des services qui sont autour de cet univers.

Antonella (17:20)

Ensuite, évidemment, quand toutes les portes sont fermées et que nous sommes calfeutrés chez nous bien au chaud en attendant un jour meilleur où on aura le droit de ressortir sans papier, c’est la livraison de repas qui a connu un gros boum.

Sans citer les principaux livreurs actuels. Mais ça veut dire aussi que finalement, on a, pendant cette période-là, pris l’habitude de commander click and collect dans la boîte aux lettres, ou même à la porte. Et la livraison en tant que telle de beaucoup de choses, qu’on n’a peut-être même pas encore imaginé, peut vraiment prendre un gros essor. Les plateformes comme Amazon, elles ont su en tirer parti. Et là, il y a encore beaucoup de choses à faire.

Antonella (18:03)

Tout ce qui va aider à ce cocooner, à se sentir bien, à se faire plaisir, se faire plaisir quand on ressort. Parce qu’on a été confiné. Du coup, quand on ressort, on a envie de se faire plaisir. On a envie de loisirs. Là-dedans, le champ est vaste, mais si on vend des pâtisseries orientales, c’est du faire-plaisir. Si on vend des articles pour prendre un bain chaud chez soi, c’est aussi dans le plaisir. Si on vend des bougies pour se sentir bien, là aussi, on est dans cet esprit-là. Je vous cite des exemples que j’ai de clients en ce moment qui vont se reconnaître. On est dans cette vague-là. On sait que ces projets-là sont portés pour les prochaines années.

Antonella (18:46)

Et puis la santé aussi. Parce qu’on a eu peur, donc il y a la santé dans le dur, le fait de prendre soin de sa santé. C’est un phénomène important. Ensuite, la santé, c’est le dernier S des motivations à l’achat. Je ne vais pas rentrer dans un cours de marketing aujourd’hui, mais on sait qu’il y a plusieurs motivations à l’achat. On les a résumées avec ce qu’on appelle le SONCAS.

Tu peux l’écrire peut-être, Vanessa. SONCAS : S-O-N-C-A-S. Le SONCAS, ça veut dire qu’on achète un produit, par exemple, dans une motivation de sécurité, orgueil, nouveauté, confort, argent. Ça veut dire sentiment de faire une bonne affaire. Et le dernier S, ça peut être parce qu’on a de la sympathie pour la marque, où finalement, ça répond à une motivation santé.

Et donc, c’était quelque chose d’extrêmement important déjà depuis quelques années et là, ça a pris encore plus d’ampleur. Parce qu’il n’y a plus que la santé physique, il y a aussi la santé mentale. Il y a eu beaucoup d’isolement, beaucoup de personnes qui ont été dans des situations très difficiles. Le stress, la santé mentale, tout ça, c’est aussi des sujets qui montent.

Antonella (19:54)

La naturopathie, parce qu’il y a eu tous les sujets et les disputes autour de tout ça. Il y a vraiment beaucoup de choses à faire dans ce secteur.

Patrick (20:03)

On pourrait dire, en lien avec les deux derniers points, c’est le soin de soi.

Antonella (20:09)

Oui, le soin de soi. Exactement. Et puis le dernier, qui est finalement lié aussi au reste : les loisirs, mais vraiment en tant que vecteur de liens sociaux. C’est-à-dire ; là, je pensais à Maud par exemple ; c’est l’idée de proposer des sorties à la journée, ou des week-ends détox ; détox numérique, détox mentale, jeûne ; ce que vous voulez.

En tout cas quelque chose qui permet… Qui est aligné avec vous, qui est aligné avec la cible avec laquelle vous avez le plus d’accroche, mais qui va permettre de créer du lien social, qui va permettre de se retrouver avec des gens avec qui on apprécie de discuter.

Parce qu’on a vraiment besoin de se retrouver dans cet esprit communautaire, avec des gens avec qui on partage les valeurs. Ça, c’est un autre sujet. Je ne sais pas si je te donne la parole là-dessus, Patrick. C’est l’esprit de communauté qui monte et qui est important aujourd’hui. Tu veux dire un mot là-dessus ?

Patrick (21:04)

Non, pas spécialement.

Antonella (21:07)

Alors on le réservera pour un prochain sujet pour une prochaine vidéo. Parce que c’est assez…

Patrick (21:10)

Oui, il y a de quoi dire. Ça fait partie de tout ce qu’on appelle le tribalisme. Il y a notamment Michel Maffesoli, qui est un sociologue, qui a beaucoup développé là-dessus depuis une vingtaine d’années. C’est aussi une tendance lourde sur recruter par communauté. Avec la nouveauté aujourd’hui, notamment grâce au levier des temps modernes numérique, c’est que ce n’est pas forcément la communauté physique des gens autour de soi ou avec qui on travaille, ça peut être des communautés d’affinités.

Et donc l’idée, c’est qu’on est multi-tribalisme. On a des communautés d’affinités, trois ou quatre communautés d’affinités avec lesquelles on va être par rapport à des hobbies, etc. Et on va rencontrer des gens et à faire lien.

Antonella (21:47)

C’est top, parce que tu m’as dit que tu ne voulais pas intervenir sur le sujet, mais tu as réussi à nous faire une phrase sans respirer pendant au moins trois minutes.

Patrick (21:53)

J’ai promis que j’interviendrais en une seule respiration.

Antonella (21:56)

Oui, c’est ça.

Les secteurs toujours porteurs… jusqu’en 2050

Antonella (21:59)

On reprend notre souffle et maintenant, on va parler du gros pavé : les secteurs toujours porteurs. Les secteurs toujours porteurs, on va dire, pour les 30 prochaines années. J’ai marqué jusqu’à 2050. Ça nous donne quand même le temps de développer, démarrer une boite et en vivre bien. La liste est beaucoup plus longue. J’ai écrit plus petit pour que ça tienne sur une seule page. Je ne l’ai pas dit dans ce live, mais je le redis : le diaporama que vous voyez, vous pouvez le récupérer en vous inscrivant sur notre site, en vous inscrivant sur la section qui correspond : « Être prévenu pour les prochains lives ». Vous allez également recevoir le PDF des anciens. Ça peut vous permettre de pas prendre des notes comme un forcené durant cette session.

Antonella (22:46)

Les secteurs toujours porteurs. Le premier secteur, c’est les séniors. Parlons peu, mais parlons bien. Les seniors aujourd’hui sont la catégorie de la population qui a le meilleur niveau de vie. Je sais, si vous avez comme moi des parents âgés, ils vont bien évidemment se plaindre. Parce qu’ils ont vécu des choses difficiles, ils ont vécu la guerre, et cetera, et leur vie a été difficile et donc ils ont l’impression que c’est difficile pour eux. Sauf qu’aujourd’hui, ils ont un meilleur niveau de vie que la plupart des actifs. Ces seniors, c’est eux qui consomment le plus, puisque c’est eux qui ont le plus d’argent.

Patrick (23:21)

Précisément, les revenus des actifs, sur une base 100, les retraités ont un niveau 114 aujourd’hui.

Antonella (23:31)

Ça cache bien évidemment des disparités, mais quand même, globalement, on peut dire que les seniors, c’est une vague qui correspond à des clients qui sont à la fois en demande ; parce qu’ils ont que ça à faire, ils sont à la retraite ; et à la fois qui sont solvables. Une cible intéressante.

En conséquence, j’ai marqué « … et les cibles précises solvables. » Ça veut dire quoi ? Ça fait le joint avec ce que tu disais juste à l’instant sur les tribus. Ça veut dire que les seniors, c’est vraiment le marché par excellence, mais on va dire que les familles, par exemple, on sait que c’est une cible qui est précise et qui est aussi solvable. Souvent parce que d’ailleurs les seniors vont donner un coup de main aux petits-enfants, et parce qu’on sait qu’on achète beaucoup pour la catégorie enfant, la catégorie famille. Ça fait partie des tribus qui sont intéressantes à cibler, mais après, il peut y en avoir d’autres. C’est donc dans l’esprit de tribu qu’on verra dans un prochain sujet si ça vous intéresse.

Antonella (24:34)

Ensuite, un sujet qui est très porteur, c’est tout ce qui concerne l’environnement, le recyclage. Le sujet est très vaste. On est dans une pleine transition. On ne sait pas ce qu’on va nous sortir au niveau politique, mais en tout cas, c’est une préoccupation grandissante pour beaucoup de monde et pour les entreprises aussi.

Parfois, ce sont des motivations saines, parce que ces entreprises veulent être vraiment acteur du changement. Parfois, ce sont des motivations moins saines. C’est ce qu’on va appeler le greenwashing. On va vouloir s’acheter une image de marque propre en faisant des actions pour l’environnement.

Dans tous les cas, l’environnement, le recyclage, ça fait partie des sujets qui sont porteurs.

Vanessa (25:15)

Justement, il y a une question de Patricia que je vais vous lire. « Je suis intéressée pour entreprendre dans le secteur du développement durable, l’économie circulaire, plutôt en se plaçant dans le conseil ou la sensibilisation, peut-être cibler un public en particulier, et pourquoi pas développer ensuite un produit physique. J’aimerais du coup, si vous le pouvez, que vous m’apportiez votre éclairage sur les opportunités de ce secteur. »

Antonella (25:43)

À chaud, je commence. Patrick, tu complèteras ?

Patrick (25:45)

Oui.

Antonella (25:47)

Moi, ce que je vais dire, c’est que là, ce que Patricia me dit, c’est qu’à la fois, elle envisage premièrement le marché de l’environnement, de l’économie circulaire, du recyclage en tant que conseil. On est sur le marché principal de l’environnement, du recyclage et on est sur le marché secondaire du consulting, du conseil.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’on croise deux secteurs ! C’est fréquent dans un projet, mais l’environnement, c’est un secteur qui est porteur. Le conseil, c’est un secteur sur lequel oui, il y a de la croissance, ça marche, mais il y a beaucoup d’encombrement. Du coup, il y a une difficulté.

Et après, si on va sur ces secteurs-là, on sait qu’on a quand même une énorme demande qui va émaner de la part soit de collectivités, parce qu’elles ont des budgets, soit d’entreprises, parce qu’elles vont pouvoir s’adosser sur des budgets qui sont définis au niveau politique avec des aides, des subventions, etc.

Antonella (26:35)

Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’au final, on va, pour pouvoir dénicher ces marchés, être amené à faire beaucoup de réseautage et beaucoup d’appels d’offres ou d’appels à projets à répondre. Ça va demander une très bonne technicité là-dessus. C’est pas pour tout le monde. Il ne suffit pas juste d’être passionné par le sujet, il faut aussi avoir cette appétence-là et ces qualités requises pour structurer des réponses à des appels à projets, à des appels qui sont très formatés. Il faut avoir l’habitude du consulting, de l’audit et de ces pratiques-là pour, on va dire, avoir une chance de dénicher ces offres-là.

Antonella (27:13)

Et puis après, il y a aussi un modèle économique à inventer. Parce que finalement, comme il y a beaucoup de monde sur ces secteurs-là, c’est pas toujours évident d’être sélectionné. C’est plus facile d’être sélectionné si on fait suffisamment de réseautage et qu’on arrive à répondre à beaucoup d’appels d’offres en même temps, parce qu’on se met en groupement avec beaucoup d’autres partenaires prestataires. Ça peut être une manière de rentrer sur plusieurs marchés.

Et pour autant, c’est… Ça y est, j’ai perdu mon idée. C’est mon rhume de cerveau qui revient. Je parle pas à la vitesse de mon cerveau !

Et pour autant, c’est difficile. C’est ça que je voulais dire. Et pour autant, c’est difficile quand bien même, parce qu’on reste sur ce métier du conseil, où le modèle économique, c’est souvent le tarif jour. Et le tarif jour n’est pas forcément extrêmement confortable. Et aujourd’hui, on le sent bien quand on est consultant, on le sait bien également quand on lit les statistiques, les gens qui ne font que du conseil, quand ils vendent 100 jours dans l’année, c’est le pompon. C’est-à-dire c’est un temps plein.

Antonella (28:20)

Quand on vend 100 jours dans l’année à 300 ou 500 €/jour, ce n’est pas la même chose que quand on les vend à 1 500 €. Et donc là, on peut être finalement dans une certaine frustration et pas arriver à s’en tirer suffisamment, parce qu’on est dans un modèle économique ou de vente de prestations à la journée.

Antonella (28:37)

Et donc là, je rebondis sur le fait de dire que oui, Patricia, si vous avez un projet comme celui-ci, on ne peut y aller que si on va vers une cible particulière. Ça, c’est la première condition, on en reparlera un peu après.

Et la deuxième condition, c’est peut-être d’essayer de réinventer le business. C’est-à-dire que peut-être qu’il y a des choses à faire, peut-être qu’il faut arrêter de facturer à la journée. Peut-être qu’il faut essayer vous même de trouver finalement où les externalités négatives de certaines entreprises peuvent devenir des externalités positives pour d’autres.

Finalement, les déchets des uns peuvent devenir l’approvisionnement des autres. Et peut-être les mettre en relation, mais avoir finalement des prix qui ne soient pas des prix jour, mais qui soient des prix qui sont liés aux économies que tout le monde réalise des deux côtés. À la fois en compost des déchets ou à la fois en apport de matières premières. Avoir des systèmes qui sont plus innovants au niveau de la tarification. Ou carrément évoluer et se lancer sur des activités avec des ventes de produits qui sont liés à l’environnement, au recyclage, aux économies circulaires.

Antonella (29:37)

Parce que là, on sait que ce sera finalement plus facile de s’en tirer.

Antonella (29:42)

Patrick, tu veux compléter ?

Patrick (29:46)

De toute façon, le marché du conseil en général, il est beaucoup plus solvable auprès des collectivités, si on parle de l’environnement, recyclage, ou auprès d’une entreprise, en B2B, qu’en particulier.

En France, déjà la notion globale, même au niveau des entreprises, la consommation de conseil en France est trois fois inférieure à celle des pays anglosaxons. C’est-à-dire qu’on n’a pas cette habitude autant ancrée en France d’avoir recours à des services intellectuels pour se faire aider à faire des choses.

C’est quelque chose qui est moins répandu, d’une part. Et d’autre part, sur cette problématique, je pense que de rentrer directement dans les activités environnementales, recyclages, qui sont souvent des activités lourdes capitalistiques, avec des gros investissements, mais il y a aussi de le voir comme une thématique transversale, c’est-à-dire qui peut irriguer plein de projets, ou votre spécificité.

Comme on disait, on fait du coaching et pas du coaching en général, soit un coaching, soit une thématique particulière pour pouvoir se nicher et vraiment pouvoir toucher une cible et parler directement de quelque chose. C’est pareil sur l’environnement. C’est de réfléchir à des choses qui se font habituellement sans prendre en compte cette dimension-là, et de proposer une activité qui prend en compte fortement la dimension environnementale, recyclage ou autre.

Antonella (31:03)

Oui, comme à l’exemple des impressions, de tous les métiers de l’imprimerie. Au départ. C’est eux qui ont commencé. C’est réinventer un métier qui existe déjà, mais en allant vraiment au-delà de ce qu’on essaye de bricoler pour dire que c’est de l’environnement. De révolutionner le secteur. « Révolutionner », c’est un grand mot, mais en tout cas de se lancer dans une activité en tant que telle, mais vraiment de la faire sous cet angle-là, environnementale.

Patrick (31:28)

Par exemple, on a des projets en ce moment, là, sur le vrac. En cosmétique, je pense notamment à Alexandra. Donc là, c’est de la cosmétique, mais c’est sur la modalité vrac. Il y a une modalité liée à la préoccupation environnementale et qui fait que des gens disent « Oui, c’est un peu stupide, tous ces emballages qu’on fabrique et qu’on jette. » Ça, c’est un exemple.

En gros, son métier, ce n’est pas vraiment l’environnement, c’est la cosmétique, mais c’est la cosmétique avec une dimension environnementale qui est posée du conditionnement en vrac. Si ça se dit « conditions en vrac », puisque par définition…

Antonella (32:05)

Oui, mais on a compris.

Patrick (32:09)

Souvent, c’est ça. C’est ce que Steve Jobs appelait connecting the dots. C’est-à-dire qu’une innovation ou une nouvelle approche, ce n’est pas tant de faire quelque chose de radicalement nouveau, c’est de relier plusieurs choses, plusieurs idées et de les combiner. C’est de la combinatoire, souvent. Un positionnement, là par exemple sur l’environnement, ça va être de combiner des habitudes dans un secteur et de les transposer ailleurs en disant « Tiens, ça, c’est un truc qui se fait pas dans tel domaine, alors que ça se fait pas mal ailleurs. »

Ça vous permet de combiner des faisabilité. Parce que quand on fait quelque chose de vraiment nouveau, dans une demande nouvelle, on ne sait pas trop si ça va marcher, rencontrer sa demande, etc. On peut faire une étude de marché pour le savoir à l’avance. Mais en revanche, quand on met en place une modalité existant ailleurs qu’on transpose sur un autre marché, déjà, là, on sait qu’il y a quelque chose d’un peu plus dur sur lequel s’appuyer.

Antonella (32:58)

Ça fait partie de la grosse section de l’étude de marché, qu’on appelle l’étude des marchés connexes, et qui fait toujours peur aux entrepreneurs quand ils arrivent, ils débarquent. Et puis, une fois qu’on leur a expliqué, ça se passe bien. Rassurez-vous, on sait faire, on vous accompagne depuis 17 ans là-dessus, donc c’est possible. Tout ce que tu as dit là, ça va se compléter avec la slide 4, donc on en reparlera également.

Antonella (33:21)

Le collaboratif. Oui, on ne peut pas, aujourd’hui et pour les prochaines années, parler de secteurs porteurs sans parler de collaboratif. Il y a eu BlaBlaÇar, qui a révolutionné le covoiturage.

Il y a le tiers-lieu qui arrive et qui est beaucoup aidé par l’Etat pour sa mise en place. Les tiers-lieux : des lieux où souvent au départ, on pensait simplement à des bureaux partagés. Parce que dans les statistiques, on est amené à dire qu’il y a 60 % de la population va être indépendante d’ici moins de 10 ans. Forcément, ces gens-là ont besoin de locaux. Ils vont pas tous travailler dans leur bureau chez eux. Ils ont besoin de contacts. Donc ils ont besoin de tiers-lieux pour se retrouver entre indépendants. Mais le tiers-lieu n’est pas forcément lié à l’entrepreneuriat, puisqu’on y trouve aussi en tout cas un écosystème d’associations, des services d’impression 3D parfois, des animations. Plein de choses qui sont à géométrie variable. Ça dépend du tiers-lieu et finalement du porteur de projet qui crée ce tiers-lieu. Ce sont des projets passionnants et qu’on aime bien aussi. On en a déjà vu passer pas mal.

Patrick (34:25)

Et ça fait le lien avec une thématique récente qu’on a dit : créer des occasions de liens. Le tiers-lieu, c’est aussi une occasion à la fois de croiser des compétences, de s’apporter des choses, et c’est aussi un lieu de sociabilité.

Antonella (34:41)

Après, on a la vente directe, qui a explosé et qui continue d’exploser. J’ai marqué le site aussi. C’est en anglais. Consumer-to-consumer. En français, on dira la vente entre particuliers, donc de particulier à particulier.

C’est l’exemple du Bon Coin, c’est l’exemple de Vinted. C’est toutes ces plateformes, des places de marché où le particulier va pouvoir vendre un bien qui lui appartient et dont il n’a plus besoin, ou qu’il a acheté en brocante et qu’il a décidé de revendre. Tout simplement pour favoriser aussi l’économie circulaire. Arrêtez d’acheter du neuf.

Quand on voit l’impact du secteur de l’habillement sur la pollution mondiale, on n’a plus trop envie d’acheter des vêtements neufs. En tout cas pas pour tous les jours. Voilà pourquoi Vinted explose, entre autres, et puis ses petits prix, ça va aussi considérablement aider.

Ce type de business de mise en relation, de place de marché, sont vraiment des places de marché qui ont le vent en poupe. Et on peut en imaginer en décliner plein. Aujourd’hui, il y a encore plein de choses à faire. Je suis excitée par tous les projets qu’on pourrait accompagner là-dedans.

Antonella (35:51)

Il faut s’y mettre, il faut y réfléchir.

Antonella (35:53)

Dans cette vague-là, on peut englober et dire tous les projets qui sont e-commerce en tant que tels sont porteurs. Mais on voit bien aussi que l’e-commerce aujourd’hui, il a aussi besoin, dans certains secteurs, de s’adosser à une vente multi-canal.

Et donc on a aussi pas mal de gens qui vont lancer de l’e-commerce et qui vont aussi se distribuer, distribuer leurs produits dans des corners, des îlots qui vont exister dans des boutiques physiques. Parce que finalement, ça se complète bien. On va peut-être rencontrer la première fois la marque ou le produit dans une boutique physique qui héberge cette marque-là. On va goûter par exemple ce produit-là, si je pense à du produit alimentaire. Et puis comme on l’aime bien et que le corner était peut-être événement ; le corner n’est pas toujours là dans la boutique qu’on va visiter ; ou tout simplement pour d’autres raisons, parce qu’il y a d’autres avantages à aller sur le site de commerce.

Parce qu’on a une forme d’abonnement, avec des économies si on achète directement chez le commerçante. On va avoir, dans cet e-commerce qui va monter en flèche, avec parfois une vente croisée multi-canal.

Patrick (37:00)

On pense tout de suite au bien physique, mais ça peut être aussi des services. Par exemple, si vous avez des animaux de compagnie et que pour partir en vacances, c’est un problème. Il y a des services de professionnels qui proposent des chenils, qui proposent la garde, autres, etc. Mais ils se développent le petsitting, où effectivement, c’est des plateformes où on propose de faire garder son chien par des gens qui seront ravis d’avoir un animal pendant un jour, deux jours, un weekend ou une semaine, avec ou sans rémunération, selon les modalités. Toutes les modalités à imaginer. Ça peut être aussi dans les domaines du service. Il y a plein de choses à inventer.

Antonella (37:37)

Ce qui est intéressant dans ce que tu dis là, c’est que justement, créer la plateforme de mise en relation entre les propriétaires de chiens et ceux qui voudraient bien garder un chien quelque temps, ça, c’est un projet qui va être porteur.

En revanche, devenir petsitter, si on s’assoit sur la définition qu’on a donnée en début de session, à savoir développer une activité qui vous permet d’en vivre décemment à temps plein, clairement, petsitter, ce n’est pas une activité temps plein. Pour pas grand monde, sauf à vous trouver vraiment dans une zone hyper urbaine, avec une très bonne densité.

Malheureusement, il y a beaucoup de gens qui veulent se lancer dans le petsitter, mais qui sont déjà à la campagne. Et à la campagne, c’est souvent le système D. On fait appel à la voisine qui va venir nourrir le chat et puis on se débrouille. On ne fait pas appel à des professionnels et donc on ne peut pas en vivre dans des zones rurales.

Antonella (38:27)

Les secteurs porteurs aussi, c’est tous cette manne du bâtiment, de l’écoconstruction.

Antonella (38:31)

Écoconstruction, vraiment, c’est l’exemple typique. C’est-à-dire qu’on croise le bâtiment avec le secteur qu’on vient de citer avant sur l’environnement. Avec les normes qui ont évolué récemment. Je pense à toi, Taoufik, avec tout ce que tu fais dans ce domaine-là.

Qu’est-ce qu’on peut dire ? Le bâtiment, ça a toujours bien marché. Ça marche toujours bien. Il y a toujours plein de choses à faire. Certains métiers sont très réglementés, demandent une formation très solide. Après, il y a d’autres métiers sur lequel on peut se former et démarrer assez vite.

On voit une petite proportion de cadres, qui ont été vraiment burnoutés par le métier tertiaire, la profession intellectuelle supérieure et les environnements d’open-space, qui décident de se reconvertir vers des métiers de l’artisanat et qui vont faire une formation de X mois sur la serrurerie. Parce que la serrurerie, ça fait partie des secteurs porteurs.

Vous êtes sur de développer une boite qui va fonctionner, si vous respectez les étapes clés que l’on va vous exposer dans la quatrième section « Comment faire pour réussir ? » Mais ça fait partie des secteurs qui sont très porteurs.

Patrick (39:38)

Et d’ailleurs, quand tu parles d’écoconstruction, effectivement, là aussi sur la dimension environnementale, il y a des choses à faire. Parce que comme c’est un métier qui a toujours connu une forte demande, les artisans classiques ou les entreprises ont des gros carnets de commandes ; sauf les périodes de crise ou de mou, mais globalement ; ils n’ont pas été très innovants en général. Et quand on a une demande particulière en écoconstruction ou dans d’autres domaines… Même sur l’isolation, il y a eu des entreprises qui se sont créées avec l’histoire d’isoler à 0 €, mais ça, c’était souvent des boîtes ad-hoc.

Mais en général, les professionnels n’ont pas trop investis ce champ, parce qu’ils n’avaient pas vraiment de se former à des choses nouvelles. Puisque toute façon, il y a des endroits en France où il n’y a pas suffisamment d’artisans et auquel cas, si vous voulez faire quelque chose, vous faites aux conditions des gens que vous trouvez qui veulent bien vous prendre sur leur carnet de commandes et pas à ce que vous voudriez faire.

Il y a eu moins d’innovation sur ce secteur-là, donc il y a plus de marge de manœuvre et de possibilité de créer des services particuliers qui prennent en compte les nouvelles tendances de consommation.

Antonella (40:48)

Finalement, c’est logique. C’est-à-dire que là où il y a beaucoup de professionnels dans le bâtiment, ils se tirent vers la hausse. Et donc on va trouver des professionnels qui se sont mis dans le bâtiment et qui ont vraiment fait l’effort d’assumer la mutation et d’aller vers l’écoconstruction.

Et dans les secteurs ruraux, comme il n’y a pas assez de professionnels du bâtiment, qu’ils ont tous leur carnet de commandes plein, il y en a très peu qui ont fait l’effort et du coup, on se retrouve dans des déserts, avec pas de professionnels sérieux.

Antonella (41:14)

Après, la déclinaison de l’écoconstruction par rapport au bâtiment, ça fait du sens, mais il n’y a pas que ça. Si on croise par exemple deux autres secteurs. On croise le bâtiment et les seniors. C’est très intéressant.

Je pense à l’exemple de mes beaux-parents qui ont visité récemment une résidence seniors. La résidence séniors, on imagine quand même que, vu que c’est adapté aux seniors… Vous m’arrêtez si je me trompe. Et bien non. C’est-à-dire qu’on a des douches qui ont été pensées. Oui, il n’y a pas de marche. On peut rentrer dans la douche sans avoir besoin de lever la jambe si on a des difficultés, parce qu’on a un désavantage. OK, super, mais on n’a pas pensé que laisser le fond de la salle de bain et le fond de la douche, et même le pourtour de la salle de bain avec un sol extrêmement glissant, c’est une absence totale de bon sens. Et vous vous retrouvez comme ça que des résidences, 200 chambres, 200 salles de bain qui sont en gros des patinoires.

Il y a des choses à faire et j’ai envie de dire que se spécialiser dans la construction adaptée aux seniors, ça fait du sens aussi.

Antonella (42:20)

On peut croiser, comme ça, pas mal de secteurs.

Antonella (42:24)

Après, l’alimentation, le bio pour des marchés qui ont le vent en poupe. Je n’ai pas non plus noté les dernières statistiques sur la progression du bio. Avec toutes les problématiques qu’on a autour du label bio. En tout cas, on est dans un secteur en croissance, avec une prise de conscience que les aliments qui ont trop de pesticides sont mauvais pour le corps.

Mais après, on n’a pas que le bio et l’alimentation en général. C’est-à-dire que l’alimentation, c’est les restos. Ça marche toujours. C’est difficile de lancer un restaurant. Il y a énormément d’échecs dans les restaurants. On en parle d’ailleurs dans une autre vidéo qu’on a dans nos galeries.

Antonella (42:57)

Parce qu’il y a beaucoup de gens qui se lancent dans la restauration et qui n’ont aucune expérience en restauration, et qui se plantent. Et en plus, on est sur un métier qui est extrêmement en tension. C’est-à-dire qu’on trouve très peu de personnel pour ces métiers-là.

Mais pour autant, ça marche. C’est-à-dire que quand on arrive à se constituer une équipe, on arrive à avoir des beaux business. Il y a beaucoup de gens qui ont acheté de belles opportunités suite au COVID, parce qu’il y avait des restaurants qui ont coulé, qui n’ont pas pu être repris correctement. Il y en a d’autres qui s’en sont extrêmement bien tirés.

Je pense à un autre client qu’on a accompagné moult fois sur plusieurs projets et qui a lancé, juste avant la pandémie, un restaurant rapide. Il avait un business plan à 1 million € pour la première année et le COVID il est tombé par là. On va dire « Ça va mal se passer. » Mais il a pris un énorme virage. Il a tout reconcentré sur la vente à emporter et c’est une année magnifique qu’il a fait. Premier bilan, première année de COVID, 750 000 de chiffre, avec un très bon résultat.

Antonella (43:54)

Donc c’est possible. Il faut arrêter d’imaginer qu’on est dans une période où on ne peut rien faire. On peut entreprendre dans l’alimentation et bien s’en tirer. On peut aussi devenir maraîcher et vivre décemment de son activité, parce qu’il y a beaucoup de choses à faire.

Antonella (44:07)

Et puis après, il y a toute la vague du « sans ». Le sans gluten, le sans lactose. Et demain, si vous lancez des pâtisseries, par exemple, ça peut être intéressant d’aller s’engouffrer dans ce segment-là. Parce qu’on a de plus en plus de demande et pas forcément en face une offre qui soit adéquate vis-à-vis des attentes des clients.

Patrick (44:27)

Tu crois qu’on peut faire des Paris-Brest light ?

Antonella (44:33)

Light, sûrement, mais sans lactose, je crois pas.

Patrick (44:38)

Il faut savoir qu’on est importateur net de produits bio, alors qu’on est une grande nation agricole. Ce qui montre qu’il y a quand même des places à prendre.

Antonella (44:46)

En production dur. Même si la production, ce sont des activités qui sont moins rémunératrices. Mais ça correspond vraiment à un changement de vie pour beaucoup de monde. Se retrouver dans une nouvelle vie rurale, à faire des choses qui font du sens et développer une activité de ce type-là.

Patrick (45:02)

Je ne dis pas ça pour forcément être agriculteur, mais c’est pour dire que globalement, l’offre manque.

Antonella (45:11)

L’offre est insuffisante. Que ce soit agriculteur ou importateur, il y a un vrai sujet, parce qu’il faut aussi sourcer à l’étranger.

Antonella (45:21)

Après, on a toute la vague de l’antigaspi, qui correspond aussi à notre prise de conscience que la planète est épuisée et qu’il faut arrêter de faire n’importe quoi. Et dans cette vague-là, on a tout ce qu’on appelle le DIY, en anglais, le do it yourself. Tout ce qui permet à des personnes, à des individus de faire soi-même quelque chose.

Ça veut dire qu’au lieu de vendre un meuble, on va le vendre en kit. Ça veut dire qu’on va aussi vendre beaucoup de loisirs créatifs où les gens vont faire eux-mêmes des bijoux, vont faire eux-mêmes des tas de choses au lieu de les acheter. Ils vont les acheter en petits bouts et puis ils vont les créer eux-mêmes. Ça correspond à plusieurs tendances de fond.

Patrick (46:04)

C’est le bracelet que ma fille m’a fait, c’est ça ?

Antonella (46:15)

Ça correspond à la fois au fait de faire des choses soi-même, au sentiment aussi d’aboutissement de faire des choses concrètes dans une société qui manque de repères. Ça correspond aussi à un besoin d’acheter moins cher, parce que quand on fabrique un produit juste en achetant des matières premières et en finissant, évidemment, ça coûte moins cher.

Ça correspond à l’antigaspi en tant que tel, puisqu’on va recycler des produits et réinventer. On va s’inventer des dispositifs… J’ai une image de tuyaux recyclés pour faire des bacs pour faire des salades ou des fraises. Il y a plein de choses là-dedans. Qu’on vende les idées du do it yourself ou qu’on vende les kits de loisirs créatifs qui correspondent peut-être… 

Là, je pense à quelqu’un d’autre, je pense à Sophie. Des kits de loisirs créatifs qui seraient ciblés. Il y a les seniors, mais il y en a d’autres aussi. Je ne vais pas tout révéler, Sophie. On peut aller et on peut se lancer sur ces secteurs-là, parce qu’ils croisent des secteurs extrêmement porteurs.

Patrick (47:17)

C’est aussi dans le bricolage. Et ce n’est pas obligé d’être tout ou rien. De proposer une partie sur la chaîne de fabrication. Par exemple, en l’occurrence, là, elle a fait son étude de marché en se disant « Tiens, je voudrais faire de la rénovation de meubles. » Mais comme elle fait du beau travail, au final, ça faisait quand même cher. Et elle fait une partie de la chaîne. Elle propose le décapage-sablage. Du coup, des choses qui nécessitent des équipements professionnels et que les gens n’auraient pas. Et donc du coup, il y a une étape du DIY qui est confiée à une entreprise.

Antonella (47:56)

Tout à fait. Et puis, dans la réparation, on peut également penser à Sébastien, avec tout ce qui est impression de produits, de petites pièces de réparation en 3D, qui ont aussi beaucoup d’avenir si on sait bien les mettre en scène.

Patrick (48:13)

Sachant qu’il y a quand même une dimension « qu’est-ce qui rend tout ça possible ? » Parce qu’on peut dire que c’est des petits montants. Par définition, quand vous vendez des choses qui sont moins chères, il faut en vendre plus pour gagner sa vie.

Mais c’est aussi le numérique, le web, tout le marketing qu’on peut faire sur Internet, qui peut permettre de mettre à disposition et de toucher un marché qu’on n’aurait pas pu toucher dans des configurations de distribution assez classique, avec des revendeurs ou avec une boutique, etc.

Du coup, ça crée des opportunités d’activité en réduisant les coûts de transaction, puisque avec la vente à distance, ça permet de réduire toute une partie de la chaîne de distribution pour des produits qui sont unitairement pas chers et pour lesquels ça ruinerait la rentabilité que d’avoir une boutique, des revendeurs, d’un réseau de distribution à rémunérer.

Antonella (48:59)

Tu m’as fait vraiment une transition, sans le vouloir, sur le luxe et le low-cost. Ce qu’on observe, c’est qu’il y a une paupérisation de la population. Ça veut dire qu’il y a de plus en plus de pauvres, très pauvres, en dessous du seuil de pauvreté. Mais il y a aussi de plus en plus de gens qui sont aisés, qui sont confortables, comme les séniors. Et il y a aussi une mutation psychologique de la population, qui fait que par rapport à il y a 50 ans, on a des priorités de dépenses qui sont bien plus marquées.

C’est-à-dire qu’il y a 50 ans, déjà, quand on mangeait à sa faim, on était déjà très content. Aujourd’hui, on va avoir des gens qui vont pouvoir dépenser très cher dans certains secteurs, parce qu’ils sont fans de nouvelles technologies, et qui vont dépenser rien sur l’alimentation, parce qu’ils veulent acheter qu’en low-cost.

Antonella (49:46)

Du coup, sur chacun des marchés existants, on va trouver maintenant de la place non plus dans le bon produit, le bon rapport-qualité prix, qui lui est amené à fondre comme neige au soleil. Il y a de moins en moins de bon rapport-qualité prix. Un sèche-linge qui dure plus de cinq ans, c’est un truc extraordinaire. C’est un truc de fou. Aujourd’hui, on a le luxe, avec la garantie, l’extension. C’est pas pour le sèche-linge, mais pour des produits vraiment qui valent le coup. En même temps, dans l’électroménager, on a le segment du luxe. Et puis on a le segment du low-cost. Avec par exemple des petits produits qu’on va vendre.

Et pourquoi je dis que tu me fais le lien, c’est que ça va amener d’autres problématiques pour l’entrepreneur qui va démarrer. C’est-à-dire que les compétences à maîtriser ne sont pas les mêmes quand on se lance sur le luxe ou sur le low-cost, mais il y a une chose qui est commune, c’est que si on ne maîtrise pas le marketing et le webmarketing comme on vous l’enseigne pour vous permettre d’avoir de l’audience, pour vous permettre d’être visible sur la toile, sur Internet, sur les réseaux sociaux, mathématiquement, on ne pourra pas s’en sortir, notamment dans le low-cost.

Antonella (50:56)

Puisque c’est des petits paniers d’achats. Il va falloir soit créer de la bonne récurrence pour ne pas avoir besoin de redépenser de la publicité pour refaire des ventes. Sinon, la marge qu’on va avoir pour chaque vente va être trop mangée par l’effort de publicité. Du coup, la notion d’abonnement, de récurrence va aider.

Soit… Du coup, j’ai bouffé la deuxième idée que j’avais en tête.

Soit augmenter le panier d’autres manières pour finalement faire en sorte que les gens achètent plein de petites choses, qui seront certes pas chères, mais pour avoir un panier suffisamment solide.

Patrick (51:32)

Comme se promener dans le labyrinthe des rayons Ikéa.

Antonella (51:36)

Nous forcer à passer dans tous les rayons. Qui n’a pas déjà craqué ?

Antonella (51:52)

Le webmarketing, on va dire que c’est une compétence qui devient incontournable. On en parle dans notre programme “Décollage Start Me Up” où on vous aide à être en autonomie là-dessus, à savoir écrire pour le Web, à savoir faire du référencement naturel, payant, à savoir utiliser toutes les techniques qui fonctionnent.

Mais le webmarketing, ce n’est pas que créer soi-même son site Internet, c’est aussi se lancer peut-être dans des métiers qui sont liés au webmarketing. C’est-à-dire se lancer en tant que community manager, se lancer en tant que coach directeur, se lancer en tant que rédacteur web. Tous ces métiers-là qui n’existaient pas il y a 10 ans et qui aujourd’hui sont en plein boom, et qui permettent à beaucoup d’entrepreneurs, et souvent beaucoup d’entrepreneuses d’ailleurs, d’avoir une vie à géométrie variable, avec de la souplesse.

Parce que finalement, ce sont des métiers qui sont très asynchrones. On travaille quand on veut. Si on veut rédiger la nuit, on rédige la nuit. Si on veut rédiger pendant la sieste des enfants, on rédige pendant la sieste des enfants. C’est vrai que ça génère beaucoup d’activité là-dessus. Et il y a des places de marché qui existent et qui sont déjà très solides là-dessus, et qui permettent de facilement démarrer un business.

Antonella (53:03)

Attention, quand je dis que c’est facile de démarrer un business là-dedans, ça ne veut pas dire qu’il faut partir en ayant rien réfléchi, en ne s’étant pas formé sur le métier d’entrepreneur. Ça veut juste dire qu’on a des bonnes chances de s’en sortir si on fait les choses correctement.

Vanessa (53:17)

Je me permets de t’interrompre, Antonella. Il y a Ali Troudi qui a laissé un message justement en disant que son projet, c’était de vulgariser le webmarketing pour permettre à mon audience de se lancer dans l’infopreunariat. Qu’il comptait créer un blog, plus une chaîne YouTube pour débuter. C’était en lien avec le webmarketing.

Antonella (53:37)

Clairement, c’est hyper aligné, parce que de plus en plus de gens ont besoin de maîtriser ces compétences. En revanche, on est déjà sur un métier très encombré si on commence à vendre des pelles et des pioches. C’est-à-dire que former les gens là-dessus, il y a déjà pas mal de monde. Qu’est-ce que tu as envie de dire, toi, Patrick, là-dessus ?

Patrick (53:53)

Oui, c’est la partie émergée de l’iceberg. On voit ce qu’on appelle les pure players. On voit les gens qui sont à 100 % sur le web. Là encore, c’est du 200 %, puisque c’est faire du web pour les gens qui veulent faire du web. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt, parce que la forêt, c’est plutôt que l’ensemble des projets entrepreneuriaux qui sont dans la vie réelle ont besoin d’une dimension web pour compléter.

Quand on parle de canal de distribution, par exemple, on a des personnes dans le service qui font de la prestation par exemple à l’enfance. Elles vont faire des ateliers, des prestations dans périmètre de 20 kilomètres à la ronde, mais il y a parallèlement toute une activité en Web, en distanciel, pour compléter. D’une part pour toucher les gens, même pour le présentiel, et à la fois pour compléter la gamme de services en touchant des gens plus loin. Le plus gros potentiel, c’est de mettre une dimension numérique à un projet qui…

Antonella (55:03)

Qui est un projet brick and mortar. Un projet qui est réel. C’est-à-dire possible s’il fallait choisir, c’est vrai qu’aujourd’hui, moi, j’irais plus dans le webmarketing pour les entreprises existantes, avec une activité réelle où on se rencontre, que le webmarketing pour les webmarketeurs. Parce qu’à mon sens, le webmarketing pour les webmarketeurs, il y a déjà beaucoup de monde. Alors que dans l’autre segment, il y a plus de choses à faire.

Et après, on peut aller même un cran plus loin. Parce que là, dans le projet que nous a formulé la personne que tu viens de dire, Ali, on a une problématique. Justement, c’est encombré, mais il faut peut-être allé un cran plus loin et se dire « Qu’est-ce qu’il manque dans ce secteur ? »

Finalement, quand on est qu’une entreprise et qu’on veut chercher un prestataire pour faire du community management, pour faire de la rédaction SEO, pour gérer mes pubs sur Ad, Taboola ou sur autre chose, on est face à une difficulté énorme : c’est choisir son prestataire. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, on va avoir éventuellement une place de marché, Textbroker, pour la rédaction web, mais on n’a pas une place de marché pour les professionnels qui vont m’aider à gérer mes campagnes pub SEA sur le web.

Antonella (56:23)

Il y a peut-être un croisement à faire entre les places de marché et tous ces professionnels qui existent, parce qu’ils sont tellement nombreux à s’être formés au community management et à ces choses-là, mais ils ne sont pas visibles, on les voit pas très bien, on ne peut pas les évaluer. On a juste les évaluations sur Facebook.

Alors qu’on aurait une vraie place là-dessus. On pourrait faire quelque chose de bien plus intéressant et cette place de marché à monter, ça répond peut-être plus à une demande, là, de structuration du marché du webmarketing.

C’est une idée qui me vient. Ça ne veut pas dire que c’est la bonne idée pour Ali, mais en tout cas, ce serait plus porteur que l’idée initialement formée.

Patrick (57:02)

Oui, parce que la mise en marché sur le numérique, ça réduit drastiquement ce qu’on appelle les coûts d’intermédiation. Puisqu’aller chercher un client ou être visible, c’est beaucoup plus accessible. En revanche, ce qui manque rapidement, on va bien même quand vous faites des recherches ou quand vous nous avez trouvé, il y a tout, il y a énormément de choses sur le web.

Après, c’est « Comment évaluer la qualité des services ? » Et quelque part, des places de marché, des référencements, des certifications, tout ça, c’est des choses qui permettent de structurer un marché et de pouvoir dire « Je peux acheter en confiance parce que je trouve un endroit où il y a des éléments objectifs évalués par des tiers extérieurs, qui me permettent de dire il y a de la qualité. Je connais pas. Moi, je ne suis pas en capacité d’évaluer. »

Après, il y a différents modèles. Nous, par exemple, on est dans un modèle « try and buy ». On a énormément de contenus gratuits qu’on donne pour que les gens voient le travail et puissent se faire une idée à l’avance. Mais c’est qu’on n’a pas toujours accès à ça.

Patrick (57:57)

Et effectivement, il y a plein de marchés qui ont besoin de se structurer pour faire apparaître des indicateurs de confiance et vont se dire « Est-ce que je peux aller là ou pas ? » et évaluer le produit. Et pas simplement cliquer sur une pub ?

Antonella (58:09)

C’est une bonne manière de croiser finalement le webmarketing avec un autre sujet, mais on pourrait imaginer le label des professionnels du webmarketing qui respectent la charte bidule qu’on a inventé et du coup on la fait respecter, et ça crée une aura et du sérieux.

Comme on pourrait aussi imaginer des labels produits adaptés aux seniors, produits adaptés à telle typologie. Parce que ça fait du sens et ça rassure le client dans son processus d’achat. Le label n’est pas réservé au bio et à l’alimentation.

Patrick (58:39)

Prenons l’exemple d’Amazon. Amazon, ce qui fait la force de cette place de marché, outre le fait qu’elle est massive… On peut critiquer effectivement la société Amazon, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils ont un sens du service, une organisation et un service client qui est extraordinaire.

Et deuxièmement, parce que comme il y a beaucoup de volumes, il y a des commentaires. Et donc quand vous achetez quelque chose, vous pouvez vous faire une opinion de la qualité du produit et on voit bien que là, il s’agit de croiser.

C’est pour ça que Jeff Bezos avait dit ce truc vachement intéressant. Il avait dit « Quand on veut chercher un marché, quelque chose, choisir un secteur, il ne faut pas regarder les secteurs à venir. Il faut regarder les secteurs qui seront toujours là. »

Et donc lui a choisi les secteurs de distribution. Il y a des biens aux ménages de la vie courante, parce que ce sera toujours là. Après, sous des modalités différentes. Et il a croisé ça avec le numérique, qui est effectivement de faire une mise à disposition des services, des produits d’une façon compétitive, avec une qualité de service et une charte.

Patrick (59:45)

Et donc du coup, c’est bien un métier qui sera toujours là. Là, on voit bien, quand on croise dans tous les secteurs qu’on a avancés. Il y a à la fois l’aspect que ce sont des choses existantes, des choses qui ont été dopées par des nouvelles possibilités qui sont offertes aujourd’hui. C’est dans ce mixte qu’on va aller chercher les meilleurs opportunités de business.

Antonella (01:00:06)

Finalement ce qu’on vient de dire là, ça nous fait encore une transition. On ne fait pas exprès, mais c’est le « Made in France ». Le « Made in France », c’est avant tout un label « Fabriqué en France », mais c’est aussi quelque chose qui va rassurer le client dans son processus d’achat. Le rassurer pour certains, parce qu’il veut acheter français, ou tout simplement lui permettre de se sentir utile.

Parce que c’est non pas un consommateur, mais un consom’acteur, et qui se sent responsable en achetant des produits qui seront fabriqués en France plutôt que d’acheter des produits qui ont été fabriqués à l’autre bout du monde par des enfants qui n’avaient pas spécialement envie de travailler.

Du coup, ce « Made in France », il est porteur. Et il ne s’agit pas là de lancer le label « Made in France » parce qu’il existe déjà en tant que tel. Mais on voit bien que c’est ce label qui porte plein de produits. Et donc du coup, demain, si vous vous lancez, que ce soit dans l’alimentation, le luxe, le collaboratif, l’environnemental ou une cible particulière, le fait d’avoir des kits en DIY qui sont made in France, on croise encore une fois des secteurs qui sont porteurs et donc on se niche de plus en plus et on bénéficie de propulsion de ces secteurs qui sont tous les deux porteurs.

Vanessa (01:01:23)

Justement, là, tu as listé les différents secteurs toujours porteurs jusqu’en 2050. Est-ce qu’il y en a un qui ressort, qui va mieux marcher que d’autres ou pas ?

Antonella (01:01:38)

Ça m’embarrasse de répondre à cette question-là, parce que du coup, on ne prend plus la question dans le bon sens. C’est-à-dire qu’on a vu les secteurs qui sont toujours porteurs. Il y en a plein. On a essayé de les tracer exhaustifs, mais je ne dis pas que je n’en ai pas oublié un. J’ai travaillé sur mon mobile avant-hier pour préparer le diaporama. À la volée, mais je crois que j’ai quand même fait un travail de fond pour penser à tout.

Antonella (01:02:05)

Mais la question qu’on se pose, c’est finalement : est-ce que mon secteur est porteur ? Mais quand on dit « Est-ce que l’idée que j’ai est sur un secteur porteur ? » La question, c’est : qui pose la question ? Est-ce que c’est moi, Antonella ? Est-ce que c’est Patrick ? Est-ce que c’est Vanessa ?

C’est-à-dire que le secteur porteur du sans gluten, il est peut-être porteur pour moi, mais il est peut-être pas porteur pour Patrick, qui va plutôt préférer le sans-sucre. Je dis ça parce qu’il faut que le projet soit aligné avec qui on est.

Antonella (01:02:38)

Ça me fait le lien avec la section d’après. C’est-à-dire que le projet que vous allez définir, il faut qu’il vous permette de réussir vous et non pas quelqu’un d’autre. 

Choisir un projet qui est sur un secteur porteur, on va dire que c’est la première marche, mais ce n’est pas suffisant pour faire en sorte que vous réussissiez vraiment dans la durée ce démarrage et ce lancement d’activité. Non, il n’y a pas un secteur où j’ai envie de pousser tout le monde. Là où j’ai envie de pousser tout le monde, c’est à la maturité entrepreneuriale et la maturité de soi. C’est-à-dire le fait de réfléchir sur soi pour choisir le bon projet.

Je vous ai listé cinq conseils clés pour justement cheminer dans cette réflexion-là et vraiment à aboutir à la vraie bonne idée pour vous.

Antonella (01:03:22)

Mais avant de vous donner ces cinq conseils, j’avais envie de vous conseiller tout de suite, dès maintenant, dès la fin de ce live, de prendre un calepin, de le glisser dans votre poche et de noter tout au long de votre journée toutes les frustrations que vous allez rencontrer dans votre vie personnelle, dans votre vie professionnelle.

Et puis, les frustrations, les problèmes que vos amis vont exprimer, votre famille va exprimer ; « Là, j’étais par exemple en train de faire les courses. J’étais énervé parce que ceci, cela. » ; on note ces problèmes-là. Parce que quand il y a un problème, c’est génial. Ça veut dire qu’il y a quelque chose à résoudre et donc il y a une opportunité de business derrière.

Vous allez lister peut-être aujourd’hui trois problèmes par jour. Trois problèmes par jour, en un petit mois, vous allez avoir 90 idées potentielles de problèmes qui sont à résoudre et sur lequel on pourrait démarrer une activité. C’est énorme. C’est une des méthodes qu’on recommande et qui permet de générer de l’idée. Et ensuite des idées sur lesquelles on est chaud, nous. On se sent concerné, parce qu’on est impliqué.

Antonella (01:04:22)

Soit parce que c’est nous qui avons rencontré le problème, soit parce que nos proches ont rencontré ce problème et qu’on veut vraiment leur permettre d’avoir une vie meilleure et de ne plus avoir ce problème-là. Ça, c’est vraiment une des bonnes méthodes qu’on utilise très souvent en complément de la validation qu’on va pouvoir avoir après.

Ce qui fait que vous allez réussir : 5 conseils clés

Antonella (01:04:39)

Je vais dérouler finalement les cinq conseils clés qu’on peut vous donner pour définir ce bon projet. En complément de ce calepin, ce que vous allez noter, ce sont des problèmes. Mais pour identifier si ce problème que vous êtes en train de noter, c’est un problème sur lequel vous allez pouvoir vraiment démarrer un business, lancer une activité ou créer une entreprise. Il faut essayer de voir…

C’était mon point 2, c’est dommage. C’est pas grave, j’avance sur le point 2. Il faut essayer de voir si on est sur un problème qu’on appelle DUR. Un problème DUR, c’est un acronyme pour s’en souvenir. C’est un problème qui est vraiment douloureux pour la cible clientèle, vraiment qui provoque de la vraie peine. On a vraiment conscience du problème. Un problème qui est si possible plus urgent. C’est-à-dire qu’il faudrait vraiment le résoudre. Ce n’est pas un problème où on peut se dire-

Patrick (01:05:25)

Un jour on devrait…

Antonella (01:05:28)

Et un problème qui est récurrent. Plus il y a de récurrence, plus ça va être facile de démarrer une activité professionnelle entrepreneuriale là-dessus. Quand on a ces idées, on se censure pas, on les note toutes. Après, on va les repasser au filtre, au tamis de est-ce que c’est un problème DUR ? Est-ce qu’on ne peut pas avoir un problème DUR derrière ce problème-là ? Ça, c’est une bonne méthodologie.

Antonella (01:05:49)

Dans les conseils clé que j’avais notés, le premier conseil clé, quand même, c’était de dire oui, vous voulez réussir, mais c’est quoi la réussite ? Et la réussite de Josselin n’est pas la réussite de Marie, n’est pas la réussite de Vanessa, n’est pas la réussite d’Ali.

Se dire : qu’est-ce que vous voulez pour votre vie professionnelle entrepreneuriale ? Et c’est vrai que si on ne prend pas ce temps de maturation, on n’arrivera pas à formuler un projet qui va vraiment coller avec vos ambitions. Et quand je parle d’ambition, je ne parle pas forcément d’argent.

C’est-à-dire qu’une ambition, ça peut dire « Je veux que mon activité… », comme 85 % de nos clients, « …me permette de générer un revenu de remplacement au moins aussi confortable ou 30 % de plus que ce que j’ai actuellement. » Un bon 80 % de nos clients sont dans cet objectif-là de rémunération.

Mais un objectif, une ambition, ça peut être aussi une ambition de style de vie. « Je veux arrêter d’être stressé. Je veux pouvoir déménager et vivre dans un autre endroit. Parce que je veux quitter Paris et je veux aller vivre ailleurs.

Antonella (01:06:48)

» Comme on a vu cette explosion suite au COVID.

Patrick (01:06:51)

« Je veux travailler depuis chez moi. » Par exemple.

Antonella (01:06:53)

« Je veux travailler depuis chez moi. » On a deux dossiers. Je ne sais pas si tu peux les partager rapidement, Vanessa. On a un dossier sur quitter Paris, le mode d’emploi. On a un dossier sur vivre à la campagne, trouver des idées là-dessus. C’est des sujets. C’est vraiment important. Si on n’a pas réfléchi à ce que c’est la réussite pour nous, la vie qu’on veut se dessiner, on ne peut pas s’en sortir.

On a également là-dessus travailler pour vous en adaptant une méthodologie américaine qui s’appelle le « Coaching Nouvelle Vie » et qui va vous permettre vraiment de redéssiner votre vie au sens large. Parce que si on vous accompagne que sur le projet entrepreneurial, on va vers l’échec. On le sait pas. Moi, je le sais. Ça va bientôt faire 20 ans et pas mal de cheveux blancs que je me fais pour certains entrepreneurs.

Si on saute la case de l’alignement entre le projet et la personne, entre la maturation de « C’est quoi réussir pour moi. » et le fait d’accoucher de la bonne idée, on va lancer un projet, le projet est peut-être viable, il est peut-être sur un secteur porteur, il va peut-être vous permettre de vivre, mais à la fin, vous serez frustré.

Antonella (01:07:49)

C’est pas le truc qui va vous permettre de vivre la vie dont vous avez vraiment envie. Il faut vraiment réfléchir à cette notion de réussite avant. Le guide « Coaching Nouvelle Vie » aussi est tout à fait indiqué.

Patrick (01:08:03)

Un bon projet, c’est rarement une opportunité d’affaires ; en disant « Ouh là là, là, il y a de l’argent à se faire, ça a l’air vraiment bien, il y a plein de gens qui marchent ». Parce qu’effectivement, il faut que ça fasse du sens pour soi ; ni nécessairement d’ailleurs, paradoxalement, une passion.

Parce qu’on peut avoir par exemple une passion, mais que la réalisation de cette passion, par exemple, elle va demander un capital important de départ qu’on n’a pas ou un mode de vie, par exemple, qui n’est pas réaliste.

Par exemple, on avait une femme qui voulait monter une boulangerie bio avec trois enfants en bas âge. Par exemple, ce n’est pas réaliste, dans la mesure où c’est des métiers qui demandent une présence sur place qui est extrêmement forte. Ce n’était pas réaliste, même si c’est un beau projet. Il faut toujours croiser avec des critères personnels et bien décrypter qu’est-ce que réussir pour soi.

Antonella (01:08:47)

Et après, justement, si je prends l’exemple de la boulangerie, on a Sylvain qui lui, a vraiment aligné son projet de boulangerie avec sa notion de réussite. Sa notion de réussite était d’arrêter d’être cramé dans une vie professionnelle avec un 8h00-20h00 qui l’épuisait. Et il a lancé aussi une boulangerie bio, mais avec un mode de commercialisation différent.

C’est-à-dire que la boulangerie n’est ouverte que de 16h00 ou 17h00 à 19h00 le soir. Ce qui fait que lui, il fabrique le pain. Il est artisan boulanger ; il a fait une reconversion totale ; mais le pain non pas en pleine nuit. Il peut accompagner ses enfants à l’école le matin, il n’y a pas de problème. Et tout ça, ça roule. Et du coup, il a pu construire un projet qui fonctionnera. C’est un bel exemple.

Antonella (01:09:30)

On a parlé du guide « Coaching Nouvelle Vie ». J’arrive à la fin, je n’en peux plus. Je suis désolée. Mais je pense également à notre kit, le coffret « Révélations d’Entrepreneur ». Parce que je pense que c’est quelque chose aussi qui peut aider beaucoup de personnes qui nous écoutent à réfléchir. Parce que souvent, quand on est en train de chercher ce projet, cette bonne idée, on se dit « Il y a une bonne idée, il faut que je la trouve. »

Déjà, on a un peu démystifié tout ça. Mais même quand on a trouvé l’idée… Parfois même ; je pense à toi Sophie ; tu as pleuré quand tu as trouvé l’idée. Parce que j’ai senti vraiment que ça vibrait au fond de toi. C’était le bon projet pour toi. 

Et puis après, il y a les vieux démons qui repartent. Ces vieux démons te disent « Oui, mais est-ce que ça va suffisamment marcher ? Est-ce que je vais être en capacité ? Et finalement, est-ce que vraiment ça va valoir le coût ? Parce qu’il y va y avoir des investissements, que je n’ai pas bien chiffrés d’ailleurs. Mais on pourra les chiffrer correctement dans le cadre de l’étude de marché.

Antonella (01:10:29)

Et puis finalement, est-ce que vraiment je veux entreprendre ? » Parce que le nerf de la guerre, c’est bien sûr trouver le bon projet d’entreprise, c’est important, mais si avant, on n’a pas solidifié son projet d’entreprendre, son envie d’entreprendre, on va avancer, puis reculer, avancer, puis reculer. Et au final, on va perdre pas mal de temps.

Ce n’est pas grave si on a une situation confortable, qu’on a un emploi, qu’on est au chômage et que de toute façon, même si la fin du chômage arrive, on a un couple qui nous permet de vivre même sans indemnités.

Mais si on est dans une autre situation, on ne va pas pouvoir comme ça tergiverser trois, quatre ou six mois. Parce qu’après, c’est du temps qu’on aura plus. On aura plus le chômage pour lancer confortablement son idée ou on aura moins de temps de chômage. Et ça, ça va vraiment pénaliser le projet en devenir.

Antonella (01:11:17)

Là-dessus, je pense à notre coffret « Révélations d’Entrepreneur », qui est vraiment là pour vous aider à réfléchir et à vous dire « Est-ce que vraiment je veux entreprendre ou pas ? » Et après, on va parler du bon projet d’entreprise pour soi et on va vous aider à le trouver. J’ai raccroché beaucoup d’autres sujets.

Patrick (01:11:37)

Ça fait 1h11 qu’on est en live. On avait dit on va essayer de tenir une petite heure.

Antonella (01:11:45)

Il nous reste un conseil. On va essayer de synthétiser. Vous l’avez compris très bien, je le pense : il faut aligner votre projet avec qui vous êtes, vos centres d’intérêt, vos ambitions, vos motivations, vos contraintes. Ça ressemble à une longue liste, mais la liste n’est même pas complète.

Pour que ça marche, il faut que ce projet soit aligné avec beaucoup de paramètres pour vous permettre de vous épanouir. On a bossé pour vous là-dessus. On a réuni, dans un programme qui s’appelle « MONREVE », l’intégralité des critères à réunir pour vous permettre d’accoucher du bon projet pour vous. Je vous invite à découvrir la vidéo d’explication de la méthodologie de mon rêve.

C’est gratuit pour comprendre la méthodologie et voir vraiment tous les critères que vous devez aligner ensemble. Et si vous décidez de nous rejoindre, on sera là avec plaisir pour vous aider à assembler toutes ces pièces du puzzle et vous faire vraiment partir sur les bons rails avec le bon projet.

Antonella (01:12:39)

Et puis qu’est-ce qu’on peut dire de plus ? Pour vous permettre de réussir, vous l’avez compris, il faut préparer votre projet. Mais aussi, il faut bien vous préparez vous. C’est-à-dire que vous avez quand même un switch à faire si vous êtes, comme la plupart des entrepreneurs qu’on accompagne, soit un ancien salarié, soit encore un salarié, soit un fonctionnaire encore en poste ou un ancien fonctionnaire qui a donné sa dem’ et qui est en train de se lancer. Il y a quand même une mutation à faire.

La vie d’entrepreneur, ce n’est pas la même vie qu’on avait en tant que salarié, ce n’est pas la même vie qu’on avait en tant que fonctionnaire. Il y a à la fois un niveau de compétence qui est différent. C’est-à-dire que l’entrepreneuriat demande à maîtriser plus de sujets, à avoir une bien meilleure transversalité. Ça veut dire qu’il faut maîtriser quand même plus que les B.A.BA de l’étude de marché, du marketing, du commerce et du prévisionnel, de la gestion.

Ça ne veut pas dire qu’on a besoin de se transformer en expert-comptable, ça ne veut pas de dire qu’on a besoin de se transformer en webmarketeur, mais on a besoin de monter en compétences sur tous ces sujets-là.

Antonella (01:13:33)

Ce sont des compétences dures. Là-dessus, on vous accompagne également.

Patrick (01:13:45)

Il y a que pour moi que ça a coupé ?

Vanessa (01:13:46)

Non. Je croyais que c’était coupé, mais non. On a perdu Antonella.

Patrick (01:13:51)

C’est le rhume de cerveau qui l’a achevée.

Vanessa (01:13:55)

Oui, c’est ça.

Patrick (01:13:55)

Et ce qu’Antonella a voulu dire, il y a également les compétences molles, par rapport aux compétences dures, c’est les compétences de comportementale, de posture, d’attitude.

Par exemple, on travaille beaucoup là-dessus, sur la question de dire « Mon rapport à l’argent ». Parce que l’air de rien, ça renvoie à plein de questions par rapport à l’argent. 

Ça renvoie à la question par exemple d’être en demande. On se dit, pour beaucoup de gens en France ; en plus, on n’a pas une culture commerciale ou de l’acte de vente en France, donc c’est toujours assez inhibant ; de dire « Moi, je ne vois pas aller vendre des choses. » Donc il y a à réfléchir sur cette question de son rapport aux autres. Il y a tous ces aspects-là qui sont importants pour préparer ce qu’on appelle la posture entrepreneuriale.

Patrick (01:14:30)

On a récupéré Antonella.

Antonella (01:14:33)

C’est bon. Je pense que tu as expliqué tout ce que je voulais expliquer.

Patrick (01:14:37)

Je suis passé aux compétences molles, comme on dit. En anglais, ça fait mieux : soft skills.

Antonella (01:14:43)

Oui, c’est plus vendeur.

Patrick (01:14:47)

On essaie toujours de limiter le franglais au maximum.

Antonella (01:14:49)

Ouais mais c’est pas toujours évident. Notre conférence « Les six étapes clés pour entreprendre en sécurité », je vous invite à la regarder. On a cité beaucoup de ressources. Il faut savoir que 90 % des ressources qu’on vous a cités sont entièrement gratuites sur notre site. La conférence « Les six étapes clés pour entreprendre en sécurité », elle en fait partie. Elle est conjointe et elle est livrée également avec d’autres audio ou des podcasts justement sur soft skills, qui sont des compétences fondamentales.

Je vous invite à la regarder. Ça va vous permettre d’être au clair sur tous les chantiers que vous devez mener pour vraiment réussir votre mutation. Que ce soit de salarié, fonctionnaire ou demandeur d’emploi, à entrepreneur, ou parfois même d’entrepreneur qui a déjà entrepris et qui n’a pas réussi, et qui, cette fois-ci, veut vraiment se mettre en posture de réussir.

Antonella (01:15:39)

Je ne sais pas si tu peux donner le lien également, Vanessa. Il faut savoir que tous les liens qu’on a donné pendant cette vidéo à l’écran, on les retrouve également en dessous dans le descriptif. En tout cas sur le réseau social YouTube, tous les liens vont être marqués en dessous.

Ensuite, qu’est-ce qu’il faut dire de plus ? Il faut s’organiser pour réussir son décollage. Ça, ça fait partie de la dernière strate. Une fois qu’on s’est mis à préparer son projet et qu’on s’est préparé, on va préparer son lancement. Parce que finalement, un projet qui réussit, c’est un bon projet, un projet aligné avec soi et surtout une méthode de lancement qui fait qu’on ne va pas attendre le client ou le prospect pendant six mois, mais qu’on va rapidement amorcer.

Patrick (01:16:19)

Il y a quelque chose qui me vient à l’esprit, c’est de dire que finalement, dans cette étape, si vous en êtes à réfléchir de vers quoi entreprendre et quoi faire, il faut passer de l’incertitude aux difficultés. C’est-à-dire qu’en général, on est souvent inhibé, parce qu’on se dit « Mais est-ce qu’on peut faire ça ? Comment je vais faire et comment… ? »

Ces incertitudes existent toujours, mais en revanche, il faut les transformer en difficultés. C’est-à-dire d’avoir bien identifié les problèmes et les façons de les régler. Et après, on s’y frotte, on le règle. Donc vous trouverez beaucoup de ressources sur notre site pour expliciter. On peut vous citer notamment la conférence sur les six étapes, toutes les choses qu’il va falloir faire, pour avoir les faits, et quand on a la liste et qu’on voit bien exactement ce qu’il va falloir faire, déjà, c’est plus une incertitude.

Après, je décide de le faire, je décide de ne pas le faire. Je le fais tout seul, je me fais accompagner ou pas, etc. Mais on a identifié les écueils. Nous, ce qu’on veut, c’est faire réussir les gens en les accompagnant, mais aussi à ceux qui voudront faire tout seuls d’éviter les écueils principaux, les pièges dans lesquels il est facile de tomber si on ne les a pas repérés.

Antonella (01:17:22)

Tout à fait. On est arrivé au bout, enfin. Je suis désolée d’avoir autant débordé. Tout à l’heure, quand on était à une demi-heure du live, je me suis dit « C’est génial, on va finir à 45 minutes. » Je ne sais pas ce qui s’est passé entre temps, mais on a beaucoup duré.

Patrick (01:17:35)

C’est la passion du sujet.

Antonella (01:17:36)

La passion du sujet, la passion qui nous anime au quotidien pour vous accompagner, vous les entrepreneurs. Comme je le disais, tous les liens sont dans le descriptif. Si vous voulez le diaporama, vous allez sur le lien pour l’inscription au prochain live. Vous pourrez comme ça récupérer le diaporama que vous venez de voir présentement.

N’hésitez pas à nous mettre un pouce si vous êtes allé au bout de cette vidéo. Si vous avez appris quelque chose, si ça vous a plu, si vous en voulez encore, si vous voulez qu’on vous parle de votre projet, si vous voulez un éclairage particulier par rapport à l’idée que vous avez, vous nous mettez un commentaire sous cette vidéo.

Et puis vous n’oubliez pas de vous abonner à la chaîne pour être notifié pour les nouvelles vidéos qui vont sortir et les capsules vidéo qu’on fera sur mesure pour vous.

Et puis bien évidemment, pour tous ceux qui le souhaitent, on vous retrouve également sur notre page dédiée à la formation « Création d’entreprise », où vous pourrez découvrir nos programmes d’accompagnement et commencer à entrer en discussion, voir si on peut vous accompagner ou si ce n’est pas notre ressort.

Antonella (01:18:28)

Je crois que j’ai fait le tour. Patrick, est-ce que tu as un mot de la fin ?

Antonella (01:18:32)

C’est tout bon ? Je n’ai pas entendu ta réponse, Patrick.

Patrick (01:18:37)

J’ai hoché de la tête.

Antonella (01:18:40)

J’étais sur l’écran de partage. Du coup, je t’ai pas vu. OK.

Patrick (01:18:47)

Entreprendre, c’est quand même la meilleure façon de se créer une vie sur-mesure. Ça, c’est vraiment quelque chose qui est possible que dans cette situation-là. Et on a répondu à la question qui se pose en général, c’est les secteurs porteurs, mais vous avez vu que c’est essentiellement finalement des thématiques porteuses.

Puisque ce n’est jamais un secteur avec un métier prédéfini, mais c’est aujourd’hui au croisement de plusieurs choses. Ce sont des thématiques que l’on mixe et surtout que l’on mixe avec ses propres centres d’intérêts, envies, compétences. C’est ça qui est le plus important et il faut vraiment penser à partir de vous.

Et bien sûr, après, nous, on est là aussi pour vous aider à vérifier que votre projet est réaliste. Mais il faut déjà partir de votre désir, de votre envie à vous avant de partir de ce qui est réaliste et ensuite de chercher quelque chose qui vous ferait plaisir.

Antonella (01:19:32)

OK. C’était le mot de la fin. Merci à tous les deux et puis à tous les pouces qui vont arriver. Et puis à très bientôt.

Vanessa (01:19:39)

À bientôt.

Patrick (01:19:41)

À bientôt. Au revoir

 

Secteurs porteurs 2022 : idée de business

Antonella

Antonella VILAND, fondatrice de macreationdentreprise.fr en 2008 est une professionnelle de l’accompagnement des entrepreneurs depuis plus de 17 ans. Diplômée d’un Master Diagnostic d’Entreprise à l’IAE de Lyon, elle est intervenue auprès de milliers de créateurs. Elle a également conçu des dizaines de programmes de formation et formé des formateurs à des outils clés dans les CCI, les BGE et BPI/France Entrepreneur/APCE devenue BPI-France, … On l’apprécie pour sa capacité à rendre simple tout ce qui semble complexe et pour toute l’énergie qu’elle sait nous transmettre. Elle et son équipe vous accompagne à définir le bon projet pour vous, à le bâtir sérieusement, à rédiger un business plan en béton, à mettre en oeuvre votre projet avec succès sur le plan commercial et marketing, à obtenir toutes les aides existantes et à vous sentir enfin épanoui dans votre nouvelle vie !

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