Les entrepreneurs et l’argent : résultat d’enquête

Macreationdentreprise.fr a récemment mené l’enquête pour vous sur l’étroite relation entre entrepreneur et argent : quelle relation entretenons-nous avec l’argent et ses représentations ?

Aujourd’hui après un mois d’enquête auprès de vous tous, nous faisons le point. Revue de détail  sur notre envie d’argent, notre manière de consommer et notre aisance à en parler …

Quelles sont les relations des entrepreneurs face à l’argent ?

1- Gagner plus ?

Seulement 38 % des entrepreneurs recherchent avant tout à gagner plus d’argent. C’est plutôt une bonne nouvelle quand on connait le revenu moyen déclaré des artisans et commerçants – autour de 20 000 euros / annuel. Seuls les dirigeants de PME avoisinent les 47 000 € par an en moyenne. A noter, parmi ceux qui veulent gagner plus, 85% sont des hommes entre 30 et 50 ans. Comme quoi l’esprit de compétition ou de défi personnel est toujours plus prégnant au masculin.

Pour autant, gagner plus ne veut rien dire quand on ne connait pas le niveau de rémunération initial. Une chose est sûre : les anciens cadres doivent monter des projets d’envergure plus importante pour atteindre un niveau de rémunération semblable. Attention donc pour ces profils qui peuvent avouer un burn out et l’envie de travailler moins … mais qui pour autant ne sont pas prêt à changer de niveau de vie : le travail préparatoire sera d’autant plus important pour construire un projet qui répondent à leurs ambitions et contraintes. Un bilan initial de repositionnement personnel est indispensable pour la plupart.

2- Epargner ?

76% des personnes interrogées préfèrent épargner leur argent plutôt que consommer et ces mêmes personnes sont plutôt de profil techniques (plus de 60%) et font partie de la tranche des 30-50 ans.

Pas de surprise ici en cette période de fin de crise : la priorité est à l’épargne pour construire et prévoir un avenir plus serein à la famille.

N’oublions tout de même pas que pour créer de l’emploi, créer de la richesse … il faut consommer … La roue est ainsi faite, sauf à sortir du système et retourner à une autonomie choisie. Préférez une consommation responsable et locale pour favoriser le dynamisme de notre pays est ici la meilleure des solutions. L’explosion des dispositifs de vente par internet, des coopératives de vente directe et du marketing en réseau témoignent de ce mouvement de fond : moins d’intermédiaires pour des achats à des prix plus raisonnés sur un marché « relocalisé ». Apportez votre pierre à l’édifice.

3-      Parler d’argent ?

Parler d’argent est encore difficile pour 15 à 30 % des personnes interrogées : près de 30 % quand il s’agit de vendre ses propres affaires au meilleur prix et 15% pour réclamer votre dû… Il y a urgence en la matière ! Les plus de 30 ans et les femmes affichent plus de facilité dans le domaine mais il n’y a pas de quoi être fier compte tenu des scores généraux. La culture à la française et l’éducation sont-ils les principaux responsables ? Qu’importe … Ce qui est important est la prise de conscience : plus d’une entreprise sur 4 qui ferme ses portes est le résultat de l’accumulation des impayés. Et près de 17% des entreprises cessent leur activité avant leur 12ème mois d’activité, faute de trésorerie suffisante. Le suivi de l’encaissement est aussi important que la vente et ne doit pas être reléguée au temps perdu. La gestion de la trésorerie est le nerf de la guerre.

Faites le point sur ce qui vos difficultés de relance du client ? S’il ne s’agit que d’une priorité négligée, remettez-là au goût du jour. Si le malaise est plus profond et personnel : commencez tout de suite à vous fixer des objectifs réalistes sur le plan personnel (obtenir ce dédommagement, etc .)  et prenez cela comme un jeu, comme un exercice de footing, un entrainement… Ensuite dès que vous atteignez vos résultats, marquez un temps d’arrêt : ne seriez-vous pas satisfait de vous-même ? N’est-ce pas une preuve de respect de soi-même que de faire valoir vos droits ? N’est-ce pas bon pour la confiance en soi en général ? Si la réponse est oui, vous savez maintenant que  l’exercice vous aidera également à vous améliorer dans vos relations commerciales en règle générale.

Si le déclic est trop difficile, prévoyez un atelier, une conférence, une formation, un contact avec un professionnel du recouvrement de créance… et surtout n’imaginez pas que ce point délicat peut être 100% externalisée à une société extérieure : ce dispositif existe, certes, mais il est loin d’être adapté à toutes les situations et encore moins aux petites infrastructures…

A bientôt pour une nouvelle enquête…

Macreationdentreprise.fr