Arrêter de râler pour être un entrepreneur à succès !

Arrêter de râler ? On dit souvent qu’il faut positiver pour avancer alors que, nous, français, râlons tout le temps et regardons la vie de façon très critique. 

Tout cela est très vrai, et concerne au plus haut point les entrepreneurs qui ont besoin d’avancer et pas de râler…

… mais comment fait-on concrètement pour se débarasser de ces « mauvaises manières » ?

Le livre j’arrête de râler de Christine Lewicki m’a remis sur le chemin ! Ecrit à l’américaine (elle vit à Los Angeles), il est allongé de beaucoup d’anecdotes pour illustrer son propos, mais les principes pratiques sont utiles et justes. Ils rejoignent les dernières (re)-découvertes des neurosciences sur les bienfaits de la méditation de pleine conscience. Donc arrêter de râler, c’est étayé scientifiquement !

Du coup, je me propose de vous le résumer : vous prendrez ainsi un plus court chemin vers l’utilisation de votre potentiel, au lieu de râler parce que vous n’allez pas au bout de vos possibilités 😉

Je vous encourage à le lire si vous voulez allez plus loin:

Plus t’en mets, plus t’en as (du succès ou de la m…)

Tout part finalement du principe souvent résumé par les américains dans la formule : « What you  focus on expands » c’est-à-dire ce sur quoi vous concentrez votre attention prend plus d’ampleur dans votre vie; vulgarisé aussi – et souvent mal – par la loi de l’attraction.

En gros, si vous êtes critique ou perfectionniste et voyez les choses sous un angle négatif, cela cultive vos frustrations, vos inhibitions, et donc vous êtes encore plus bridés dans votre vie.

Et, si vous regardez les choses du bon côté, tout vous paraît encore plus intéressant, étonnant, amusant, intrigant, et cela augmente votre curiosité et votre créativité à trouver des solutions aux situations aussi complexes que vous rencontrez. Du coup : arrêter de râler, c’est utile !

L’anarchie de l’Enarchie …

Trivial, non ?

Allez, on est tous passé à peu près par la même éducation; d’ailleurs à l’école, les exercices qu’on nous donne à faire sont des « problèmes »…

Et cela donne en général en haut de la pyramide du système des dirigeants qui brillent par leur esprit d’analyse, … et nous pondent en guise de solutions des usines à gaz aussi complexes que les problèmes qu’on leur demande de régler !

C’est pas vrai ?

Le bonheur, c’est maintenant !

Donc notre amie Lewicki, « mampreneuse », nous propose tout « simplement » d’arrêter de râler pour réussir notre vie; et surtout pour se sentir plus heureux.

Toutes les écoles de sagesse, occidentales orientales, l’affirment : le but n’est pas d’avoir les choses qui vont nous rendrent heureux, mais de voir le bonheur dans les choses que l’on a; et cela ne veut pas du tout dire qu’il faut se résigner ou ne pas se battre pour obtenir des résultats …  Alors arrêter de râler ? je vais expliquer comment.

Cela va s’éclaircir …

En fait, souvent lorsque l’on râle, cela correspond à des choses contre lesquelles on ne peut rien, ou des coups partis, ou des perspectives peu réjouissantes, … que notre mauvaise humeur ne peut en rien arranger. Et, en général, on râle contre toutes les choses qui sont des obstacles ou des chemins, pour finir par avoir ce qui va nous rendre heureux, mais … plus tard.

Ca commence par « quand je serai grand(e) » , ça se poursuit par « quand j’aurai les bons diplômes », et ça finit par « quand on aura asssez d’argent, de temps, etc… » Bref, le bonheur c’est toujours demain, et jamais maintenant. Maintenant, on a juste le changement 😉

Reconnaître et faire reconnaître nos besoins

Souvent quand nous râlons, c’est que nous avons le sentiment que notre environnement bafout nos besoins :

  • nous râlons contre notre patron parce que notre besoin de reconnaissance n’est pas satisfait,
  • nous râlons contre les politiciens parce que nos besoins ne sont pas pris en compte dans leurs décisions,
  • nous râlons contre nos enfants parce que nos besoins de calme, de liberté, d’ordre, de repos sont contraints, …

Nous nous considérons en victime, et c’est le propre du stress que de se développer quand nous nous sentons impuissants. Mais à force de râler, et de partager ces râleries avec notre entourage, nous contribuons à cette ambiance négative, quand nous ne faisons pas fuir les autres par nos mauvaises « ondes ».

Donc ne nions pas pour autant les raisons de nos râleries, identifions nos besoins qui ne sont pas comblés, et cherchons des solutions plutôt que de ruminer.

Cela passe souvent par développer sa capacité à demander de l’aide, ou formuler nos attentes clairement.

Recourir à la CNV (Communication Non Violente, voir notre article sur ce sujet) est très utile pour cela. Comprendre et formuler ce qui se passe objectivement, entendre ce que l’on ressent à ce sujet, identifier notre besoin, et formuler une demande.

Cela ne veut pas dire qu’au lieu de râler parce que les enfants mettent du désordre dans la maison, il faut leur demander de ranger, et que cela va se faire magiquement… , malheureusement non, mais que l’on peut ainsi démarrer une négociation sur des bases saines d’écoute réciproque, parce que l’on est clair sur ses attentes et que l’on sait reconnaître celles des autres.

Arrêter de râler pour soi-même, cela veut dire aussi prendre en compte notre fonctionnement : si cela nous stresse de courrir pour des rendez-vous, prenons plus de marge de sécurité dans nos déplacements !

Attention : râler peut être valorisé !

Pour arrêter de râler, il faut aussi prendre conscience que beaucoup de choses nous poussent à le faire :

  • râler peut être une source de plaisanteries ou de discussions sociales,
  • râler sur le monde comme il est, peut nous donner l’impression que l’on se résigne « sagement » (« de toutes façons, c’est toujours pareil, … »),
  • râler après les défauts des autres, est une façon de se rassurer en se disant que nous, on est « mieux », on est quelqu’un de bien, … et l’on se donne de l’estime de soi à bon compte…
  • râler permet de rallier d’autres raleurs à son point de vue,
  • râler pour mobiliser les autres contre une situation injuste, genre mouvements comme « les indignés », mais cela n’a pas jamais fait changer les choses; Mère Térèsa avait refusé une invitation pour une marche contre la guerre en disant qu’elle participerait volontiers à une marche pour la paix …

Donc, soyons viligeant, la râlerie nous guette à tous les coins de rue !

Mais qu’est-ce que tout cela nous apprend sur le bonheur ?

Quand on fait cette démarche d’arrêter de râler en réfléchissant à ce qui se joue, on se rend mieux compte de plusieurs choses importantes :

  • pas besoin de gagner au loto pour arrêter de râler : des études scientifiques montrent qu’un an après un évènement heureux ou espéré (loto, mariage, promotion, …), la sensation de bien être revient au même niveau qu’avant !
  • être heureux est une compétence qui s’acquiert : en gros (je ne sais pas comment ils ont calculé cela) 50% est dans nos gênes, seulement 10% est du aux circonstances, et 40% dépend de nous !
  • on peut se reprogrammer pour être heureux : comme disait Gandhi: « Vos croyances deviennnent vos pensées, vos pensées deviennent vos mots, vos mots deviennent vos actions, vos actions deviennent vos habitudes, vos habitudes deviennent vos valeurs, vos valeurs deviennent votre destinée. »
  • le principal outil est d’apprendre à profiter du moment présent (cf. Eckhart Tolle qui a popularisé ce concept ancestral),
  • il faut apprendre à laisser aller nos pensées négatives (lâcher prise) : ce ne sont pas nos pensées négatives qui nous font souffrir, mais notre attachement à ces pensées (Katie Byron),
  • pour se débarrasser des pensées négatives, il est reconnu que tenir un journal chaque jour est très utile : on y « dépose » littéralement la pensée négative qui nous est venue, et on y « grave » les choses dont on peut se réjouir,
  • résister à notre désir de tout contrôler, et également accepter de ne pas toujours savoir ce qui est bon pour nous, donc ne pas juger si c’est justifié ou non de râler,
  • refuser que les comportements des autres nourrissent notre râlerie.

J’ai un article sur ce sujet pour aller plus loin sur comment être heureux et entrepreneur.

Communiquer autrement améliore les choses

  • râler peut creuser un fossé aves les autres : devenez plus fréquentable 🙂
  • râler est naturel, faîtes l’effort de reformuler autrement votre jugement de la situation après que la râlerie vous est venue à l’esprit,
  • ne pas dramatiser,
  • essayer d’avoir le mot juste,
  • apprendre à dissiper les malentendus qui nous pourrissent la vie,
  • apprendre à exprimer ses besoins et ses frustrations autrement (cf. CNV),
  • remplacer nos râleries pas des célébrations en vous aidant d’un radar à râlerie (ex: appuyer le doigt entre les deux sourcils (troisième oeil) pour se dire attention ! je reprogramme).

Re-prendre sa vie main

  • ne pas reporter à demain notre bonheur,
  • il n’y a pas de victime heureuse (légende de l’âne et du puits),
  • repérer la tension qui monte,
  • anticiper en prenant en compte ses besoins,
  • accepter d’être imparfait,
  • remettre le plaisir au coeur de sa vie,
  • re-goûter le contentement de donner.

La méthode du challenge des 21 jours pour arrêter de râler

 bracelets pour arrêter de râler

Le principe est d’acquérir une nouvelle habitude de pensée et d’action en passant le cap des 21 jours de pratique continue pour qu’elle s’ancre définitivement.

Pour garder à l’esprit en permanence notre résolution, portons un bracelet spécial sur un poignet et changeons-le de côté si nous râlons. Le lendemain matin, remmettons les compteurs à zéro en le passant du bon côté, et tâchons de l’y garder ! Si nous pouvons le garder 21 jours consécutifs du bon côté, la partie est définitivement gagnée ! Ca c’est la bonne nouvelle !

La mauvaise nouvelle, c’est que cela peut prendre plusieurs mois 🙁 Mais à chaque fois que l’on acte ces changements de côté du bracelet, cette pratique kinestésique stimule les deux hémisphères de notre cervau et contribue à ancrer notre volonté de changement au plan rationnel et émotionel.

Rassurez-vous : avoir une râlerie en pensée ne compte pas ! ouf ! En effet, nous avons vu qu’il n’est pas question de nier ce qui monte, mais de le reconnaître et d’en changer le cours. Donc, ce ne sont que les paroles qui sont sanctionnées ! Mais rappelons-nous que nous avons tendance à maugréer même tout seul 😉

Ce processus contribue d’abord à la prise de conscience et l’euphorie d’un nouveau départ, puis à la conscience de la difficulté, ensuite à la considération que c’est possible, même déjà quelques heures puis quelques jours, et enfin, on réalise que l’on y arrive sans même faire attention.

Pensons aussi à multiplier les occasions de célébrer, ou de transformer notre velléité de râlerie en reformulation positive.

« Nous sommes ce que nous répétons sans cesse. L’excellence n’est donc pas un acte, mais une habitude » Aristote

Alors ? vous êtes prêts à relevez le défi ?

Je vous promets qu’arrêter de râler, cela vaut le coup, non seulement pour votre bonheur personnel, mais pour la réussite de votre projet entrepreneurial. Car il ne faut pas se le cacher, être entrepreneur fait monter naturellement la pression; et pour que l’entrepreneuriat devienne pour vous tout ce que cela peut apporter de libérateur et d’épanouissant, apprendre à ne plus râler est une étape déterminante, c’est un bouclier qui libérera votre force !

Alors arrêtez de râler et … entreprenez !

Si vous êtes intéressés par mettre de l’ordre dans votre vie, vous pouvez télécharger mon guide d’auto-coaching pour vous construire une nouvelle vie. Vous le trouverez sur la page des ressources dans laquelle vous pourrez obtenir également des ressources pratiques pour votre projet de création d’entreprise.

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