Dépasser le regard des autres sur son projet entrepreneurial

La semaine dernière, lors de la session de chat hebdomadaire que j’organise avec les membres de mon club privé, on m’a posé une question fort intéressante, qui est : « Comment se préparer à affronter le regard des autres, les donneurs de leçons et les jugements de notre entourage sur notre projet d’entreprise ? ».

« En voilà une bonne question ! » me suis-je dit et j’ai répondu : « C’est une question qui mérite vraiment que j’écrive un billet entier sur le sujet. »

Alors nous y voici. J’ai envie de parler avec vous de ce sujet épineux « Le regard des autres » et de le partager en 2 sections.

  • Premièrement, j’ai envie de parler avec vous des émotions, des réactions que le regard des autres suscite quand justement des donneurs de leçons ou des jugements de notre entourage nous arrivent. Donc, j’ai distingué 4 types d’émotions qui, à mon avis, méritent qu’on en parle.
  • Et puis on verra ensemble concrètement quoi faire, et pour cela je vous propose de scinder le type de réaction en fonction du profil de la personne qui justement réalise ce jugement ou cette leçon. Donc, j’ai distingué pour ça 3 types de personnes qui sont susceptibles de nous donner des leçons ou de porter un jugement sur ce que l’on est en train d’entreprendre.

Allez, c’est parti pour la première partie.

Le regard des autres :  nos réactions, nos émotions face aux donneurs de leçons et au jugement de notre entourage sur notre projet.

La première question que j’ai envie de vous poser pour finalement répondre à cette question – oui, je sais, c’est un petit peu antinomique – c’est « Qu’est-ce que ça vous fait, à vous, personnellement, dans votre cœur, dans votre esprit, quand quelqu’un vous donne une leçon – soi-disant – ou quand un proche, un membre de votre famille, de votre entourage porte tout simplement un jugement sur ce que vous allez entreprendre ? »

Le regard des autres peut susciter le doute :

La première des réactions qui s’est imposée à moi, quand j’ai réfléchi à ce sujet, c’est tout simplement le doute. Quand quelqu’un nous donne une leçon ou porte un jugement sur notre projet, cela nous fait douter, nous, en tant qu’entrepreneur ou futur entrepreneur. Et finalement, est-ce que c’est une mauvaise chose ? Je n’en suis pas sûre. Parce que, comme le disait Aristote, si je ne me trompe pas : « L’ignorant affirme, le savant doute et le sage réfléchi ». Alors, si cela provoque en vous un doute, cela va vous amener à une réflexion, réflexion qui finalement peut être salvatrice, c’est un petit peu comme un système d’alarme, un système qui peut vous dire « Attention tu n’as pas mis ta ceinture de sécurité. Attention, est-ce que tu es sûr qu’il y ait un marché ? Attention, es-tu sûr que ce type d’activité peut être rentable ? Attention, est-ce que vraiment ce type de projet peut correspondre sur le long terme à ton envie de vivre, ton envie d’évolution, à qui tu es et qui tu as envie de devenir ? »

Donc pour cette première réaction, j’ai envie de dire, c’est plutôt une réaction positive, même si, au premier abord, le doute, on a l’impression que c’est plutôt quelque chose de négatif, je crois qu’il faut l’interpréter comme un système d’alarme positif.

doute regard des autres

Le regard des autres peut entraîner une baisse de motivation :

Ensuite, deuxième type de réaction que ça peut provoquer chez nous, tout simplement ça peut entraver notre élan, ça peut provoquer une baisse de motivation. En fait, ce n’est pas que ça provoque une baisse de motivation, c’est plus subtilement que cela révèle notre manque de confiance en soi et que, du coup, on hésite à aller plus loin et on se met à procrastiner, à remettre au lendemain, à remettre à plus tard, voire même à jamais ce projet qu’on a en tête et dans le cœur. Alors pour ce sujet-là, la procrastination entrepreneuriale, je vous invite à aller faire un tour sur l’article que j’ai écrit sur le sujet de la procrastination entrepreneuriale, c’est vraiment encore un sujet à part.

En tout cas, ce que j’ai envie de dire par rapport à cette réaction, le fait que cela entrave notre élan parce que finalement cela révèle le manque de confiance en soi et dans le projet,  j’ai envie de vous inviter à réfléchir à une citation que j’aime bien « L’entrepreneuriat est la meilleure thérapie qui soit en matière de confiance en soi » et je trouve ça très juste parce qu’en fait, beaucoup de gens s’imaginent que :

C’est parce qu’on a de la confiance en soi >>>>

qu’on va pouvoir entreprendre.

Alors que finalement, c’est parce qu’on entreprend petit pas par petit pas, projet par projet, de plus en plus gros, de plus en plus sûr, >>>>

qu’on se prouve qu’on est capable de réussir des choses. Et au fur et à mesure qu’on se prouve qu’on est capable de réussir des choses, on développe cette confiance en soi.

Donc finalement, je n’ai pas envie de dire que la confiance en soi est un pré-requis à l’entrepreneuriat, mais plutôt le contraire, qu’il faut avoir une certaine foi, une certaine consistance, constance en soi, mais il faut oser se lancer et oser se lancer correctement. Si on se lance bien sûr sur un projet sur lequel on risque de se griller, griller les cartouches d’argent ou de relations, griller sa propre estime de soi, forcément que ça sera contre productif. Mais ce n’est absolument pas la manière dont je vous accompagne à créer votre projet. En tout cas, ce n’est pas du tout ma philosophie, et vous pouvez le consulter, le découvrir à travers mes 2 formations phares, à savoir « Mon rêve », la formation pour vous aider à trouver, valider le bon projet pour vous, et puis la formation « Entreprendre en sécurité », qui est un parcours complet pour vous aider à monter votre projet pas à pas sans oublier tous les guides gratuits que je vous offre pour vous aider à commencer à réfléchir et préparer votre projet correctement.

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Ça, c’était le deuxième type de réaction.

baisse motivation

Le regard des autres peut révéler notre peur de perdre la relation, l’amour de ses proches :

Après, la 3ème réaction qu’engendre le regard des autres et qui arrive assez souvent, qui n’est pas facile à nommer comme ça, finalement, c’est la peur. Parce que quand quelqu’un nous donne une leçon ou émet un jugement sur notre projet, on peut avoir peur, peur de plein de choses en fait. Souvent, c’est inavoué, c’est à dire que c’est un peu inconscient. Mais on a peur de perdre l’amour de la personne qui nous a donné un jugement sur notre projet. On a peur de perdre l’estime de cette personne. On a peur de perdre la relation qu’on entretient avec elle. Et là, j’ai envie de retourner le sujet : si on a vraiment peur de perdre l’amour de la personne parce que, par exemple, on imagine que si on se lance, notre père va se dire que c’est inacceptable, qu’on ait osé se lancer, alors qu’il avait tout fait pour vous faire faire des grandes études et que vous soyez dans une hyper grande entreprise. Qu’est-ce que vous faîtes, qu’est-ce que vous « foutez », entre guillemets, à créer votre petite boîte dans votre coin, c’est vraiment inadmissible qu’il ait dépensé autant d’argent pour vous. Ça c’est un cas assez classique.

Ou alors le conjoint ou la conjointe qui va juger mal votre projet d’entreprendre parce qu’elle va dire « C’est inadmissible que tu puisses envisager de mettre toute notre famille en péril avec simplement ton projet à toi, c’est vraiment égoïste, et je ne peux pas comprendre, je ne peux pas accepter ça. » Bon, c’est des réactions que j’ai souvent côtoyées depuis plus de 10 ans que j’accompagne des entrepreneurs et, forcément, leur écosystème autour, leurs familles, leurs proches, et je vais vous dire très franchement : si vous avez ce genre de réactions autour de vous, ce ne sont pas de bonnes réactions.

C’est à dire que les donneurs de leçons, les personnes qui vous jugent et qui jugent votre projet ne vous apportent pas ce dont vous avez besoin en tant qu’être humain. Ce sont des relations toxiques. Ce sont des relations qui ne vous apportent pas les ingrédients nécessaires à votre développement personnel, au fait de progresser, au fait d’aller de l’avant. Et ça, c’est vraiment triste et – je dois le dire – je suis passé par là aussi. Il y a beaucoup de relations qui sont toxiques dans notre vie, parfois des relations qu’on a choisies, parfois des relations qu’on n’a pas choisies. En revanche, la seule chose que je puisse vous dire avec certitude, c’est que c’est vous qui allez choisir la manière dont vous allez gérer ce virage et gérer la continuité de ces relations. Ce n’est pas toujours un mal de prendre un petit peu de distance avec certaines personnes qui ont le jugement trop facile ou qui ont tendance à sans arrêt vous diminuer parce que ce n’est pas humain (c’est vraiment le terme que j’ai envie de dire), de se laisser piétiner de la sorte par des personnes qui sont soi-disant des amis, des proches, en tout cas, des personnes qui vous aiment soi-disant.

Donc voilà, ça c’est mon gros signal d’alarme : peur de perdre la relation, est-ce que c’est vraiment une relation positive, une relation qui vous pousse à grandir ou est-ce que ce ne serait pas une relation un peu toxique qui vous empêche de progresser ?

peur regard des autres

Le regard des autres peut provoquer notre colère :

Enfin, dernier type de réaction qui peut s’imposer à vous quand un donneur de leçons assène sa phrase assassine, c’est la colère. La colère, on bout intérieurement, on se dit « Mais qui est ce type, qui est cette nana pour me dire ça, alors que celui-ci pucelle-ci n’a jamais rien réussi de sa propre initiative ou que celui-ci ou celle-ci m’a fait tel type de crasse, d’ennui déjà auparavant. Pourquoi est-ce que je m’enquiquine à écouter les conseils de Machin ? Est-ce que vraiment c’est légitime qu’il m’en fasse voir de toutes les couleurs comme ça ? »

Donc ça, c’est le genre de réaction tout à fait saine. La colère, c’est une bonne chose. Et je vais vous dire pourquoi : parce que vous allez transformer cette énergie pour avancer, pour avancer dans votre projet. Finalement, la colère, c’est une forme d’énergie et donc, il suffit de la canaliser et au lieu de tout simplement rentrer dans une discussion orageuse avec cette personne, au contraire, transformez cette énergie et dîtes-vous que vous allez pouvoir dépenser cette énergie dans votre quotidien pour monter votre projet. Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la réaction appropriée quand vous êtes en colère face à ce genre de situation, prenez une grande respiration, soufflez et demandez des explications. Demandez des explications du genre : « Qu’est-ce qui te fait dire ceci ? Pourquoi penses-tu cela ? Est-ce que c’est quelqu’un qui t’a dit ceci, qui te fait penser cela ? Est-ce que tu aurais des personnes à me faire rencontrer qui pourraient me faire réfléchir là-dessus ? » Voilà, c’est vraiment l’idée d’essayer de prendre le peu de bonnes choses qu’il peut y avoir dans ce début de conversation qui commençait à partir en cacahuète, il faut l’avouer, parce que quand vous commencez à avoir le sang qui bout, ça risque de très mal tourner.

Donc au contraire, vous voyez, vous tournez dans l’autre sens et vous vous dites : « Allez qu’est-ce que je peux essayer de récupérer de cette réflexion, avant de lui fiche une claque ? » Et logiquement, ça devrait calmer aussi le venin de la personne qui est en face, puisqu’elle peut se sentir flattée que vous posiez des questions. Et puis, vous savez quoi, j’ai déjà vu dans ce genre de situation des donneurs de leçons qui, au fur et à mesure de la conversation, changent d’avis d’eux-mêmes, tout seuls, en faisant tout seuls les explications de ce qui les a amenés à penser ceci, cela. En tout cas, quand on leur pose les bonnes questions, quand on a la bonne rhétorique, ça peut arriver très souvent.

colere

Voilà, c’était la première partie de cet article sur les émotions suscitées par les leçons, et comment y faire face. Voyons ensuite :

Le regard des autres : les 3 profils types de personnes qui sont susceptibles de nous donner des leçons ou de porter des jugements sur nous.

Alors, les 3 types de personnes classiques, il y a :

  1. les gens qui n’ont jamais osé entreprendre dans leur vie,
  2. il y a ensuite les gens qui ont essayé d’entreprendre, mais qui ont échoué,
  3. et puis il y a les gens qui sont des entrepreneurs accomplis.

Voyez, ça fait 3 types de profils que je vais évoquer avec vous dans cette deuxième partie d’article.

Alors, pour la première partie sur le regard des autres quand les autres sont des gens qui n’ont jamais osé entreprendre :

Dans les gens qui n’ont jamais osé entreprendre et qui vous donnent une leçon, il y a encore 2 sous-catégories de gens :

  1. En fait, il y a les gens qui ont tendance à vous jalouser, en tout cas, à jalouser toutes les personnes qui oseraient se lancer alors qu’elles n’ont jamais eu, pardonnez-moi l’expression, « les couilles » de se lancer. Donc ça, c’est la première catégorie de personnes.
  2. Et puis il y a la 2ème catégorie de personnes à l’intérieur de cette partie, c’est les gens qui n’ont jamais osé entreprendre, mais qui vous aiment et qui ont peur pour vous.

Alors, on va avoir 2 types de choses à dire là-dessus.

Que faire quand le regard des autres fait mal et que les autres sont des gens qui nous jalousent ?

Pour la première catégorie de personnes, les gens qui vous jalousent, mais qui n’ont jamais osé par eux-mêmes entreprendre, qu’est-ce qu’il faut faire avec ces gens-là ? Déjà, il faut comprendre qu’ils vous donnent des leçons tout simplement parce que le fait que vous osiez, vous, entreprendre les diminue, eux, dans leur propre vie. Ça leur renvoie leur image insuffisante, leur image d’échec, d’inaboutissement, leur manque de courage de faire une chose pareille. Donc, c’est très douloureux pour ces personnes de vous laisser entreprendre, c’est vraiment très difficile de le supporter. Ça, c’est le premier type de situation. Donc, quand on se met dans leur tête, quand on se met dans cette peau-là, tout de suite, on a plus de compassion finalement et on comprend leur réaction et on peut essayer de méditer sur le sujet, de prendre du recul et de comprendre que la leçon, le jugement, n’est pas vraiment dirigé contre nous personnellement, mais que c’est plutôt vis-à-vis d’eux. Le problème, il est de leur côté, il n’est pas du nôtre, donc vous pouvez tout simplement changer de sujet, et puis ça avancera, ça passera.

Que faire quand le regard des autres fait mal et que les autres sont des gens qui n’ont jamais entrepris, qui nous aiment et s’inquiètent ?

Et puis, il y a les gens qui n’ont jamais essayé et qui ont peur, mais qui vous aiment et qui, du coup, veulent vous mettre en garde contre tous les dangers qu’ils imaginent de l’entrepreneuriat, car là-dessus, il faut dire qu’il y a beaucoup de mystères, de fantasmes et d’idées préconçues.

Malheureusement, comme il n’y a qu’une personne sur dix qui est entrepreneur, en tout cas en France, il y a neuf personnes sur dix qui ne peuvent pas comprendre ce que c’est vraiment que la vie d’entrepreneur. Donc, c’est normal d’avoir pas mal de gens comme ça. Qu’est-ce qu’il faudrait leur dire ? Moi, je pense qu’il faudrait essayer de leur tourner un discours avec ce genre de phrases, par exemple : « Je ne te demande pas de comprendre mes motivations ni de chercher à me faire changer d’avis. Je voulais juste partager avec toi quelque chose d’important pour moi, puisque je croyais que notre relation me le permettait. Mais je vois que je me suis trompé, alors n’en parlons plus. Je comprends tes craintes même si tu n’es pas passé par là, tu t’es forgé une opinion avec ce qu’on entend à droite, à gauche. Sache que de toute façon, je ne compte pas me lancer la tête baissée. Je suis en train de me préparer sérieusement ». Et là, vous pouvez même dire que vous êtes en train de vous préparer sérieusement avec moi si tel est le cas. 😉

Donc, avec ce genre de discours, on devrait couper l’herbe sous le pied de la plupart des enquiquineurs qui sont dans cette catégorie des gens qui n’ont jamais osé.

Après, deuxième catégorie de personnes sur le regard des autres quand ce sont des gens qui ont échoué et qui vous sapent le moral.

chute

Alors là, il y a encore une fois 2 types de catégories :

  1. Parce que finalement il y a les gens qui ont échoué, mais qui s’y sont pris n’importe comment, qui ont fait comme 2 entrepreneurs sur 3, qui ont pris les choses dans le mauvais ordre, qui ne se sont pas posé les bonnes questions, qui ont un développement commercial catastrophique, qui n’ont rien compris au marketing, qui ne savent pas compter, qui ont encore moins les bases de la gestion… bref, une catastrophe ambulante comme il y en a énormément, c’est pour ça qu’il y a énormément de casse entrepreneuriale.
  2. Et puis, il y a les gens qui ont échoué, mais qui avaient pourtant un bon projet, qui avaient bien monté leur projet, mais qui ont souffert de circonstances extérieures difficiles, parce que oui, il arrive parfois des événements dans la vie économique qui balaient des dizaines d’entreprises d’un seul coup.

Dans tous les cas, j’ai envie de dire, on peut pratiquement réagir de la même manière.

On peut considérer que l’on doit leur poser des questions sur leur analyse de pourquoi ils ont échoué. Ça, c’est intéressant, et vous allez aller un petit plus loin, vous allez leur demander finalement :

« Qu’est-ce qui selon toi, dans ton expérience entrepreneuriale, t’a amené à échouer, mais qui ne soit pas lié aux circonstances extérieures ni à tout ce qui fait la vie d’un entrepreneur, mais qui soit vraiment lié à toi, à tes comportements, à tes décisions, à tes réflexes, à tes réflexions ? »

Donc, tout ce qui est interne, en fait.

Et donc, vous allez tout à fait voir, vous allez avoir 2 types de personnes :

  1.  Vous allez avoir des gens immatures, qui vont vous dire qu’elles ont échoué parce que c’est la faute au RSI, parce que c’est la faute de l’État, parce que c’est la faute du concurrent. Donc, tous ces gens qui fuient leurs responsabilités et qui rejettent la faute sur les autres. Donc ça, ce sont des gens qui sont immatures entrepreneurialement. Ce qu’ils vont vous raconter n’est pas intéressant. Donc, ma foi, vous pouvez écouter ça vaguement, ça ne va pas vous apporter grand-chose.
  2. Et puis vous allez avoir le 2ème type de personnes : les personnes qui vont vous expliquer les erreurs qu’elles ont faites, les choses qu’elles auraient dû faire plus tôt ou qu’elles n’ont pas faites plus tôt. Et là-dessus, vous allez pouvoir apprendre des choses, vous allez pouvoir leur demander des mises en relation, vous allez pouvoir leur demander des conseils et ça, c’est vraiment très intéressant.

Et puis enfin, la dernière catégorie de personnes, c’est la catégorie des gens qui sont des entrepreneurs accomplis et qui, c’est bien le sujet de l’article, vous donneraient une leçon, ou porteraient un jugement sur votre projet.

entrepreneur a succes

Alors, ce serait assez étonnant que cette catégorie vous donne des leçons. A priori, si l’entrepreneur est accompli, c’est qu’il a un petit peu de maturité, il sait que les choses ne sont pas si faciles, et qu’il faut grandir dans ce chemin entrepreneurial, dans cette posture de dirigeant. Donc, j’ai tendance à penser que ce sera assez rare d’avoir ce genre de personnes qui vous donneront des leçons. Mais si tel était le cas, ne vous désarçonnez pas et faîtes exactement la même chose, mais dans le sens contraire de ce qu’on a évoqué avec les gens qui ont essayé d’entreprendre et qui ont échoué.

Demandez-leur, finalement, ce qui fait selon eux la réussite, ce qui leur a permis de réussir dans leur vie entrepreneuriale, les facteurs clé de succès, les bonnes décisions, ce qu’ils auraient envie de donner comme conseil pour vous aider, non pas à ressasser ce qui ne va pas, mais comment faire pour travailler sur ce qui va.

Voilà et ça, c’est une bonne chose.

Et puis s’il fallait conclure cet article, parce qu’il va bien falloir le conclure, finalement, la meilleure manière de se préparer aux regards des autres, face aux donneurs de leçon et au jugement que nos proches pourraient avoir sur notre projet, c’est tout simplement d’agrandir notre écosystème. Agrandir notre cercle de personnes avec qui on discute de son projet et l’agrandir pas n’importe comment, l’agrandir tout simplement en ajoutant des relations professionnelles et amicales d’entrepreneurs.

En effet, si vous voulez grandir, vous aurez besoin de discuter avec des entrepreneurs, car il n’y a qu’un entrepreneur qui peut comprendre ce que vous ressentez dans votre quotidien face à toutes les décisions qu’on a à prendre quand on est entrepreneur. Et il n’y a qu’un entrepreneur qui peut parler franchement de ses doutes, de ses peurs, de sa solitude, qui peut aussi vous parler de ce qu’il a essayé sur le plan marketing et qui n’a pas marché, par exemple.

Voilà ça, c’est tout le genre de discussions que vous pourriez mener dans tous les clubs d’entrepreneurs comme il en existe et comme j’en anime un avec le club privé de macreationdentreprise.fr

Allez, j’ai assez parlé. À vous maintenant de partager vos idées, vos réflexions sur comment faire, comment vous, vous avez fait pour lutter contre les donneurs de leçons et les jugements. Je suis ouverte à toutes vos réflexions, plus on a d’idées ensemble, plus on va avancer, c’est certain.

N’oubliez pas que plus votre projet est solide,  moins vous souffrirez du regard des autres. C’est ce à quoi je vous aide avec mes guides gratuits.

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