Entreprendre peut vous aider Ă  divorcer ou Ă  souder votre couple
independance financiere argent entrepreneuriat

L'indépendance financiÚre sans tabou

Table des matiĂšres

On va aborder de maniĂšre sans tabou l’indĂ©pendance financiĂšre. En effet c’est un sujet dĂ©licat, mais qui mĂ©rite d’ĂȘtre traitĂ© pour bien entreprendre.

Comment entreprendre peut vous aider Ă  … divorcer ou Ă  souder votre couple ? … J’y suis allĂ©e fort dans le titre, hein ? Pourtant c’est un vrai sujet : l’indĂ©pendance financiĂšre que permet d’atteindre l’entrepreneuriat est une condition nĂ©cessaire pour envisager de se sĂ©parer car personne ne peut claquer la porte de son foyer avec aucune source de revenu…

Cette autonomie financiĂšre est aussi bienvenue sur le plan psychologique et pour la bonne ambiance familiale : on est plus heureux si sa moitiĂ© choisit librement de rester en couple… plutĂŽt que si on sent que c’est juste une histoire d’argent. Qui a envie de sentir l’autre accrochĂ© Ă  soi pour raison financiĂšre ?

L’indĂ©pendance financiĂšre est primordiale ! Qu’on choisisse de se sĂ©parer, divorcer ou bien de vivre librement en couple : les problĂšmes financiers ne favorisent pas une histoire heureuse 
 ce n’est donc pas ce que je vous souhaite !

Comme les possibilitĂ©s d’embauche sont de plus en plus rares,  avec – rappelons-le – 87% des nouvelles embauches qui se font en CDD, les emplois n’ont jamais Ă©tĂ© aussi prĂ©caires et peu rĂ©munĂ©rateurs … Il est normal de penser Ă  entreprendre et Ă  gagner son indĂ©pendance financiĂšre pour :

  • gagner un second revenu avec l’entrepreneuriat,
  • reprendre une activitĂ© professionnelle quand tout semble bouchĂ©
  • vivre autrement en crĂ©ant sa boĂźte plutĂŽt qu’en faisant prospĂ©rer son actuel patron,


 VoilĂ  qui amĂšne chaque jour de nouveaux porteurs de projet Ă  tĂ©lĂ©charger mes guides gratuits comme 500 idĂ©es de business, le guide de l’Ă©tude de marchĂ© ou encore le modĂšle de business plan avec son tutoriel pour ne citer que les plus importants.

C’est d’ailleurs l’Ă©change avec 2 de mes client(e)s qui m’a convaincue de prendre la plume pour Ă©crire ce dossier.

Des situations de couple qui m’interpellent

Je constate de plus en plus le manque de soutien du conjoint(e) :

“Fais ce que tu veux, mais ne me fatigue pas avec tes histoires, de toute façon ça va te passer
”

ou le sabotage moral :

“Toi entreprendre ? Tu rigoles
 Tu ne sais mĂȘme pas faire ceci 
”

ou un intĂ©rĂȘt soudain pour des dĂ©penses familiales hors de prix :

“Quoi, tu veux dĂ©penser une partie de nos Ă©conomies pour monter ta boite et tu ne veux pas qu’on change tout le mobilier de la salle Ă  manger ?”

Je fais le point rapidement pour savoir s’il n’y a pas un autre objectif personnel pour mon client (ou ma cliente) avec ce projet.  Je me trompe rarement
 Le divorce pointe son nez. Le projet arrive pour gagner son indĂ©pendance financiĂšre.

A contrario, entreprendre permet aussi Ă  l’un des 2 partenaires de trouver un nouveau souffle dans sa vie : ce nouveau moteur va ĂȘtre une formidable occasion de croissance personnelle. En apprenant 1000 choses Ă  l’heure et en s’Ă©prouvant chaque jour, l’entrepreneur dĂ©veloppe sa confiance en lui. Si votre couple souffrait de la dĂ©prime d’un des 2 partenaires, l’indĂ©pendance financiĂšre, le renouveau et l’Ă©lan qu’apporte un projet entrepreneurial bien menĂ© (j’insiste sur ce point car le contraire est loin d’ĂȘtre aussi vrai) peut vĂ©ritablement amĂ©liorer vos relations de couple : vous allez vous parer d’une nouvelle aura auprĂšs de votre partenaire et vous allez lĂącher prise sur des petites choses qui pourrissent la vie.

A moins que vous ne soyez avec quelqu’un de “control freak” qui passe son temps Ă  faire des listes, gĂ©rer tout son entourage ou un(e) perfectionniste, plus personne ne devrait vous “pomper l’air” si vous n’avez pas exĂ©cutĂ© toutes les tĂąches de la maison comme il faut : fini les engueulades pour une histoire de hotte pas allumĂ©e, de papier toilette pas dans le bon sens, de nappe pas repassĂ©e ou tachĂ©e, de VMC pas allumĂ©e, de linge pas rangĂ©, de bricolage pas fini, etc.

En rĂ©sumĂ©, en plus de vous permettre d’ ĂȘtre Ă©conomiquement source de revenus (d’oĂč le titre d’indĂ©pendance financiĂšre) plutĂŽt que source de dĂ©pense, le fait d’entreprendre va aussi psychologiquement vous aider Ă  grandir et donc devrait vous aider Ă  mieux vivre votre relation de couple. Un bĂ©mol : l’acte d’entreprendre peut aussi vous Ă©loigner de votre moitiĂ© si celle-ci (la moitiĂ© ! homme ou femme ;-)) ne grandit pas du tout, ne s’ouvre pas au monde, reste sclĂ©rosĂ©e dans ses idĂ©es ou son job.

Enfin ceux qui veulent entreprendre en couple pour vivre une aventure en commun vont parcourir ce chemin initiatique ensemble ce qui est extrĂȘmement fort et soude le couple autour d’une vision commune de l’avenir et 
 des mĂȘmes soucis quotidiens ! Autant de points qui permettent de resserrer les liens
 Ă  condition d’avoir bien mĂ»ri le sujet au prĂ©alable pour qu’il n’y ait pas de malentendus.

Avec ce dossier, j’ai l’ambition de vous Ă©clairer sur les principaux points Ă  prendre en compte avant de vous lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat avec l’idĂ©e de gagner votre indĂ©pendance financiĂšre que ce soit pour divorcer ou souder votre couple !

Je vais (tenter de) répondre à ces 8 questions : 

  • Est-ce mal de vouloir entreprendre pour pouvoir divorcer sereinement Ă  terme ? Autant crever l’abcĂšs du jugement moral tout de suite ! 
  • Je ferai un long dĂ©tour sur la notion du “mal” : Mal pour qui d’ailleurs ? Soi ? Son conjoint (e) ?  L’Ă©glise ? Ses enfants ? Le reste de la terre ? Et l’Amour dans tout ça quand est-il parti ? Petite parenthĂšse pour nourrir votre rĂ©flexion car avec ce blog je n’accompagne pas juste des entreprises mais des individus dans leur trajectoire de vie. Autant donc vous donnez des billes pour rĂ©flĂ©chir. 
  • A contrario, en quoi entreprendre va-t-il vous changer et changer votre couple ?
  • Que dire du mythe du travail en couple ?
  • Les conseils clĂ©s dĂ©diĂ©s aux couples d’entrepreneurs et leurs tĂ©moignages 
  • Comment concilier l’entrepreneuriat avec la vie actuelle et ses contraintes organisationnelles qui sont dĂ©jĂ  peut-ĂȘtre fortes ? 
  • Est-ce rĂ©aliste d’entreprendre aprĂšs un burn out … Ou lorsqu’on a perdu toute confiance en soi ? 
  • Est-ce possible sans argent ou avec peu d’argent au dĂ©part ? 

Puis je vous donnerai 3 conseils clĂ©s indispensables pour votre avenir. Bref c’est un gros dossier, vous l’avez compris !
Avant de dĂ©marrer ce gros programme, prenons un peu de hauteur sur le sujet avec Florence Foresti qui nous explique les 3 phases de l’amour pour une femme.

Quand j’ai vu ce sketch, j’ai ri !!! et je me suis dit que pour beaucoup de femmes “le petit truc de la phase de craquage qui fait que vous avez choisi l’autre” c’est son cĂŽtĂ© indĂ©pendant, entrepreneur… qui peut vous amener rapidement Ă  phase 2 du saoĂ»lage…TrĂšve de plaisanterie, si vous n’ĂȘtes pas dans un rĂ©seau d’entrepreneur, vous ne connaissez pas ce qu’on appelle la blague des 3D de l’entrepreneur : DĂ©pĂŽt de Bilan, Divorce, DĂ©pression.

Terrible triptyque pas du tout drĂŽle que beaucoup d’entrepreneur ont connu.. certains auraient pu l’Ă©viter en dĂ©veloppant mieux leurs compĂ©tences de dirigeant avec une formation comme mon MBA Entrepreneur.
Allez c’est parti !

Est-ce mal de vouloir entreprendre pour pouvoir divorcer sereinement Ă  terme ?

Comment aborder un sujet pareil sans s’attirer les foudres de part et d’autre ?
Le fond de la question risque vite d’ĂȘtre rĂ©interprĂ©tĂ© comme “est-ce mal de divorcer ?”

Et lĂ  je sens le sol se dĂ©rober sous mes pieds … Dans ma tĂȘte une petite voix rĂ©sonne et dit “Antonella, pourquoi tu te lances sur un sujet pareil ? Tu vas te mettre dans le pĂ©trin …”


TrÚs clairement je ne vais pas répondre à cette question : est-ce mal de divorcer ? Je me contenterai de rappeler les faits et analyses de sociologues et psychologues.

  • Sociologiquement le divorce concerne aujourd’hui 1 couple sur 3 en France et 45% en rĂ©gion parisienne oĂč les opportunitĂ©s de rencontres extra conjugales sont plus fortes et oĂč les couples sont majoritairement bi actifs (les 2 travaillent), le frein Ă©conomique y est donc plus faible.
  • Plus parlant encore, parmi le pourcentage de couples encore en situation de vie maritale, 1 couple sur 5 reste dans cette situation pour des raisons purement Ă©conomiques.
  • Donc si 66% des couples ne passent pas par un divorce, 20% de ceux-lĂ  n’y songent pas pour des raisons Ă©conomiques. Cela ramĂšne donc le score des couples non concernĂ©s par le divorce Ă  53%.

> Bref 1 couple sur 2 est concernĂ© Ă  un moment donnĂ© par l’idĂ©e de divorcer.

Il y a seulement quelques dĂ©cennies, pour nos parents par exemple : le divorce Ă©tait encore trĂšs mal jugĂ© : le poids du regard des autres poussait toutefois beaucoup de couples Ă  garder une façade de couple…

Mais le coeur et le partage n’y Ă©taient plus vraiment … ou plus du tout. 🙁
Je suis sĂ»re que vous avez ce genre d’exemples autour de vous, pas vrai ? Pour ceux qui me connaissent, suivez mon regard. 😉

Finalement nos parents s’en sont accommodĂ©s : pour peu qu’il y ait un accord de libertĂ© entre eux, on retrouve beaucoup de ces couples sur leur fin de vie devenus de vieux colocataires sympathiques. On n’est jamais seul devant les coups durs et on se dit : “ma foi… L’herbe n’est peut-ĂȘtre pas plus verte ailleurs.” La joie a quittĂ© le foyer mais face Ă  l’adversitĂ© on peut se serrer les coudes.

Il faut dire aussi que l’aprĂšs-guerre est encore prĂ©sent dans l’esprit de certaines tranches d’Ăąge et que cela amĂšne Ă  un certain renoncement pour du “mieux”, considĂ©rant que finalement “il y a pire. Ne nous plaignons pas.”

“C’est pas faux !” Si vous me permettez de voler la rĂ©plique Ă  Karadoc !


Mal pour qui d’ailleurs ? Soi, son conjoint(e), ses enfants, le reste ?

Sommes-nous encore capable d’autant d’abnĂ©gation, de renoncement au “mieux” ? La durĂ©e de vie s’est allongĂ©e, tout le monde veut sa part de bonheur et de plaisir… Que ce soit la consĂ©quence des 35 heures, les dĂ©rives d’une sociĂ©tĂ© de consommation oĂč le couple devient aussi un produit jetable ou l’effet post soixante-huitard, la rĂ©alitĂ© est lĂ  : le sujet arrive tĂŽt ou tard dans tellement d’accompagnement que cela mĂ©rite bien un billet.

De nos jours, le regard des autres Ă  propos du divorce est moins une prĂ©occupation qu’avant : le symbole du mariage en a pris un tel coup ces 2 derniĂšres dĂ©cennies … Et puis on n’a qu’une vie, non ? Autant ne pas prendre de dĂ©cision par rapport aux qu’en dira-t-on ? Je vous aide Ă  plancher pour justement savoir dĂ©passer le regard des autres ici.

Le phénomÚne « living together apart »

“Il fut un temps oĂč on faisait nid commun exclusivement par amour, aujourd’hui, le dĂ©samour ne change pas forcĂ©ment la donne immobiliĂšre: on fait couette sĂ©parĂ©e, mais on continue Ă  vivre au quotidien sous le mĂȘme toit. Non par choix mais par contraintes Ă©conomiques et par peur des lendemains qui dĂ©chantent.

(…) Rompre est devenu un puits sans fond d’angoisse, au regard des charges financiĂšres toujours plus lourdes Ă  endosser, et qu’il revient dĂ©sormais d’assumer seul(e). Les sociologues ont donnĂ© un nom Ă  ces couples qui, en dĂ©pit de leur volontĂ©, se sĂ©parent « de corps » mais pas « de biens » : les « living together apart » (« vivant ensemble sĂ©parĂ©s »). Un terme anglo-saxon, parce que le phĂ©nomĂšne est d’abord devenu visible aux Etats-Unis, au lendemain de la crise des subprimes de 2008 et des ravages qui en ont dĂ©coulĂ© : 10 % des familles pauvres seraient concernĂ©es. En France, « ces couples sont impossibles Ă  quantifier, ces situations sont, pour une bonne part, invisibles au regard sociologique », indique le chercheur au CNRS Claude Martin, qui a tentĂ© d’explorer cette tendance.

Deux femmes ont raconté à Marie-Claire(1) comment se tricote au présent la nébuleuse conjugale passée.

Surjouer la neutralité dans une colocation subie

Laura, 24 ans, en « coloc forcée »

On surjoue la neutralitĂ©, l’hypercontrĂŽle de tout Ă©lan spontanĂ©, l’indiffĂ©rence. Mais quand il semble joyeux, mon cƓur panique : « Il a dĂ» retrouver quelqu’un, il part sur sa nouvelle vie. » C’est dur d’ĂȘtre spectatrice de ce qu’il va construire sans moi.

Consentir Ă  partager pour continuer Ă  s’entraider

Sylviane, 53 ans, onze ans de cohabitation

AprĂšs nous ĂȘtre bouffĂ© le nez, nous avons donc consenti Ă  partager l’appartement, le temps de remettre Ă  flot nos finances. La vie de famille a repris son cours, couple conjugal en moins, mais c’était trop beau pour ĂȘtre vrai : le calme avant la tempĂȘte. Et la guerre a commencĂ©. Des mois durant, on a donnĂ© dans la mesquinerie la plus navrante 


Puis je suis tombĂ©e malade. OpĂ©ration, chimio
 Eh bien, c’est cet homme que je ne pouvais plus voir en peinture qui m’a tenu le front quand je vomissais, c’est lui qui, quand la peur m’étranglait, m’a dit : «Tu ne vas pas mourir, tu verras nos filles grandir », c’est lui qui a massĂ© mon corps gonflĂ© d’ƓdĂšme


Qu’il soit « Ă  domicile » m’a aidĂ©e Ă  faire face, il a Ă©tĂ© ma bĂ©quille. Non, on n’est pas retombĂ© amoureux. Ça, c’est Ă  Hollywood ! (Rires.) Mais il est devenu mon meilleur ami, « mon divorcĂ© ».

Décryptage des cohabitations forcées par la psychologue de couple Sophie Cadalen

  • Partager le mĂȘme toit que son ex, est-ce vivable ?

Sophie Cadalen*: Quand on dĂ©cide de se sĂ©parer de quelqu’un, l’impĂ©ratif est de rĂ©cupĂ©rer son espace intime psychique, car cela revient Ă  se rĂ©cupĂ©rer soi. Ce qui implique un second impĂ©ratif : dissocier son existence de celle de l’autre, afin de retrouver son intimitĂ© Ă  soi, et cela passe par la sĂ©paration de l’espace physique. C’est pourquoi une cohabitation contrainte est rarement tenable, quelles que soient l’intelligence de chacun et l’affection qui demeure.

  • Est-ce un «plus», de s’ĂȘtre puissamment aimĂ©s, ou au contraire


Sophie Cadalen*: Plus l’amour a Ă©tĂ© fort, plus il est difficile de passer Ă  l’intelligence et au raisonnement. C’est plus simple pour ceux qui vivaient l’un Ă  cĂŽtĂ© de l’autre, et non pas l’un par rapport Ă  l’autre. Ils vivaient dĂ©jĂ  avec des arrangements.

  • Quel impact psychique Ă  ne pas avoir le choix de dĂ©cider avec qui on vit ?

Sophie Cadalen*: MĂȘme si on est tous dans l’injonction d’ĂȘtre autonomes et indĂ©pendants, en rĂ©alitĂ©, ce n’est pas vrai qu’on y aspire tant que cela. On a peur, Ă  la fois, de s’engager, de devenir dĂ©pendant de l’autre, et de reconquĂ©rir son indĂ©pendance lors d’une rupture. Souvent, dire «Je ne peux pas faire autrement que cohabiter » cache un «J’ai peur», et ce, malgrĂ© des contraintes Ă©conomiques rĂ©elles. L’interdĂ©pendance financiĂšre peut ĂȘtre un moyen de se raccrocher l’un Ă  l’autre, de prolonger l’histoire.”

> ArrĂȘtez-moi si je me trompe mais je crois qu’on peut dire que retrouver l’indĂ©pendance financiĂšre s’impose comme un objectif primordial
 quelle que soit votre dĂ©cision, non ? C’est la meilleure maniĂšre d’arrĂȘter de vous raconter des histoires et devenir acteur de votre vie.

Et l’Ă©glise dans tout ça ?

Faut-il alors se pencher sur le jugement du divorce par les diffĂ©rentes Ă©glises ? Quand un couple va mal et qu’il s’est mariĂ© religieusement avec foi et sincĂ©ritĂ©, on se demande naturellement quelle position va prendre son Ă©glise face au divorce.

  • À ma grande surprise, c’est la religion catholique qui est la plus dure : le divorcĂ© Ă©tant exclu de toute une partie de la vie de l’Ă©glise et ne pouvant jamais se remarier religieusement.
  • A contrario les religions orthodoxe et protestante sont beaucoup plus souples, considĂ©rant que l’Homme est un pĂȘcheur et que le droit Ă  l’erreur doit lui ĂȘtre accordĂ©.
  • La religion juive prĂ©voit quant Ă  elle un vĂ©ritable divorce religieux 
 Mais que seul l’homme peut demander. La femme seule ne pourra en dĂ©cider mĂȘme si des dispositifs existent pour pallier Ă  ce mĂ©canisme. Les Ă©poux divorcĂ©s peuvent refaire leur vie et se marier Ă  nouveau religieusement, mĂȘme si les cĂ©rĂ©monies seront adaptĂ©es Ă  la situation.
  • Enfin la religion musulmane permet aussi le divorce si le processus de rĂ©conciliation n’aboutit pas. Les Ă©poux sont alors libres et peuvent se remarier religieusement… (mĂȘme ensemble s’ils le veulent ! )

Force est de constater que la plupart des Ă©glises sont bienveillantes vis Ă  vis du divorce
 Et que la plus rĂ©calcitrante travaille actuellement sa position pour trouver un compromis cohĂ©rent avec notre siĂšcle. Le divorce n’est donc plus un problĂšme religieux comme avant.

Et l’Amour dans tout ça ?


Le problĂšme de fond n’est-il pas plutĂŽt socio-culturel ? Notre modĂšle de sociĂ©tĂ© a aboli le mariage forcĂ© pour un mariage d’amour 
 Mais que faire quand l’amour s’est Ă©puisĂ© ? (ParenthĂšse : ici je ne fais pas de nĂ©gationnisme : le mariage forcĂ© et avec des enfants est encore une rĂ©alitĂ© sur la planĂšte
)

Vu de notre lorgnette de rĂ©sident de pays dĂ©veloppĂ© oĂč la libertĂ© est une valeur forte, l’effort parfois surhumain qu’il faut faire pour ne pas divorcer n’est-il pas en complĂšte opposition avec les notions de libertĂ© et d’Ă©panouissement personnel, non ?

  • Comment concilier le sens de l’engagement et des responsabilitĂ©s avec son propre Ă©panouissement quand la relation n’est plus porteuse de joie ?
  • En mĂȘme temps comment ne pas tomber dans une vision consumĂ©riste du couple qui amĂšne tant d’hommes et de femmes Ă  changer de conjoint au premier pĂ©pin ?
  • Cette difficultĂ© dans votre couple n’est-elle pas placĂ©e sur votre chemin pour vous apprendre quelque chose ? Pour vous faire grandir ?

En en parlant avec un ami divorcĂ©, celui-ci m’a rĂ©pondu :

“Bien sĂ»r que j’ai appris des choses et que cela m’a fait grandir mais pour rien au monde je ne revivrai une journĂ©e de mon ancienne vie.”

Reprenons la base : ne confondez-vous pas l’Ă©tat amoureux de l’Amour ?

Être amoureux, c’est RESSENTIR.
Être amoureux est une Ă©motion que l’on ressent d’abord dans son corps. Comme pour toutes les Ă©motions, c’est un Ă©tat que l’on ne choisit pas, on le subit. C’est comme ça ! Parmi toutes les femmes (hommes) qui existent, la magie va opĂ©rer avec celle-lĂ  (celui-lĂ ) uniquement et pas une autre, et c’est notre corps qui va nous avertir.

On ne choisit pas d’ĂȘtre amoureux, cela nous envahit, nous submerge, malgrĂ© nous et c’est un Ă©tat merveilleux !
Malheureusement, comme pour toutes les Ă©motions, cet Ă©tat est fluctuant et ne va pas durer.

Aimer, c’est DÉCIDER.
Ce n’est plus le cƓur mais le cerveau, la tĂȘte, qui va prendre le relais car aimer ne va pas de soi. Comme le disait Christiane Singer, « Le couple, c’est la grande chance du TRAVAIL ! » Et oui ! Contrairement Ă  nos idĂ©es reçues et Ă  nos rĂȘves aussi, aimer est un travail. Rien n’est jamais acquis, c’est Ă  nous de cultiver la relation en dĂ©cidant de prendre les moyens d’aimer vraiment.

Aimer est un acte de volonté libre et cela va prendre du temps mais « Rien de grand ne se fait sans prendre du temps ».

Evidemment on peut avoir dĂ©cidĂ© et se sentir un peu seul(e) face Ă  sa dĂ©cision
 ou trouver l’Ă©preuve trop dure
 ou tirer une leçon du genre ” Il faut que j’apprenne aussi Ă  me respecter
” ou s’ĂȘtre vraiment trompĂ©. Chacun son histoire.

Ok pour les dĂ©finitions Antonella, mais quand on aimerait ĂȘtre encore amoureux de son partenaire et que ce n’est plus le cas, quand le coeur s’emballe ailleurs. Qu’est-ce qu’on fait ?

A cela je n’ai pas de rĂ©ponse personnelle mais je peux partager avec vous ce que Zygmunt Bauman a rĂ©flĂ©chi sur le sujet. Accrochez-vous 5 minutes : ça vaut le coup !

“Le paradoxe de la modernitĂ© liquide, la moralitĂ© pour s’en sortir ” (2)

Zygmunt Bauman - indĂ©pendance financiĂšreTirĂ© de l’interview de Zygmunt Bauman :

“Contrairement aux corps solides, les liquides ne peuvent pas conserver leur forme lorsqu’ils sont pressés ou poussés par une force extérieure, aussi mineure soit-elle. Les liens entre leurs particules sont trop faibles pour résister… Et ceci est précisément le trait le plus frappant du type de cohabitation humaine caractéristique de la « modernité liquide ».

D’où la métaphore. Les liens humains sont véritablement fragiles et, dans une situation de changement constant, on ne peut pas s’attendre à ce qu’ils demeurent indemnes. Se projeter à long terme est un exercice difficile et peut de surcroît s’avérer périlleux, dès lors que l’on craint que les engagements à long terme ne restreignent sa liberté future de choix. D’où la tendance à se préserver des portes de sortie, à veiller à ce que toutes les attaches que l’on noue soient aisées à dénouer, à ce que tous les engagements soient temporaires, valables seulement « jusqu’à nouvel ordre ».
Vous avez consacré un livre aux relations amoureuses d’aujourd’hui. Est-ce un domaine privilégié pour analyser les sociétés d’aujourd’hui ?
Les relations amoureuses sont effectivement un domaine de l’expérience humaine où la « liquidité » de la vie s’exprime dans toute sa gravité et est vécue de la manière la plus poignante, voire la plus douloureuse.

C’est le lieu où les ambivalences les plus obstinées, porteuses des plus grands enjeux de la vie contemporaine, peuvent être observées de près.

D’un côté, dans un monde instable plein de surprises désagréables, chacun a plus que jamais besoin d’un partenaire loyal et dévoué. D’un autre côté, cependant, chacun est effrayé à l’idée de s’engager (sans parler de s’engager de manière inconditionnelle) à une loyauté et à une dévotion de ce type. Et si le partenaire était le (la) premier(ère) à décider qu’il ou elle en a assez, de sorte que ma dévotion finisse à la poubelle ? Tout cela nous conduit à tenter d’accomplir l’impossible : avoir une relation sûre tout en demeurant libre de la briser à tout instant


Il y a seulement dix ans en arrière, la durée moyenne d’un mariage (sa « période critique ») était de sept ans. Elle n’était plus que de dix-huit mois il y a deux ans de cela.
Vous considérez la « moralité » comme une réponse à la fragmentation de la société, à la précarité des engagements. Pourquoi cela ?

La moralité signifie « être pour l’autre ». La satisfaction qu’elle confère à l’amant découle du bien-être et du bonheur de l’être aimé. Or, contrairement à ce que les publicités peuvent suggérer, faire don de soi-même à un autre être humain procure un bonheur réel et durable. On ne peut pas refuser le sacrifice de soi et s’attendre dans le même temps à vivre l’« amour vrai » dont nous rêvons tous. On peut faire l’un ou l’autre, mais difficilement les deux en même temps


Zygmunt Bauman fait appel Ă  notre engagement moral pour bĂątir notre couple une fois que l’Ă©tat amoureux s’est envolĂ©.

Pour rĂ©aliser ce travail d’engagement, apprendre Ă  se parler, grandir ensemble la meilleure thĂ©rapie de couple qui existe Ă  ce jour est la thĂ©rapie IMAGO. Je vous invite Ă  tout de suite lire ces 2 livres si votre couple commence Ă  vous soucier :

  • Le couple mode d’emploi
  • Les 5 langages de l’Amour

Ces 2 livres peuvent véritablement sauver votre couple.

Toutes choses étant égales par ailleurs, une chose reste certaine : Îter la contrainte économique et rendre à chaque partie son indépendance financiÚre permet de penser autrement.

Et les enfants dans tout ça ?

Oui, on reste encore ensemble pour les enfants ! Claude Martin, directeur au CNRS, note « l’insistance des discours culpabilisants adressĂ©s aux parents, considĂ©rĂ©s comme Ă©goĂŻstes, voire irresponsables ». Le regard des proches est lui aussi dĂ©terminant. Aux yeux de sa famille, et mĂȘme de ses amis, mieux vaut ĂȘtre en couple – mal accompagnĂ©(e) – que pĂšre ou mĂšre en solo ! Du coup, on s’arrange de son dĂ©samour et de son agacement sur fond de fiction savamment ficelĂ©e pour laisser penser que, non, la famille n’éclatera pas ! « Me sĂ©parer est au-dessus de mes forces, malgrĂ© la tristesse de ma vie de famille », raconte Pascale, 38 ans, en couple depuis quinze ans et mĂšre d’une fille de 10 ans.

L’équilibre de son enfant passe avant son propre bonheur, quitte Ă  faire semblant. Croit-elle
 car, pour Didier Pleux, ces situations « aberrantes » engendrent des « messages ambigus et paradoxaux » qui sont loin d’ĂȘtre bĂ©nĂ©fiques aux enfants. Pour le psychologue clinicien, auteur d’« Un enfant heureux » (4), « c’est la sĂ©curitĂ© affective mais aussi la frustration qui construit l’enfant. S’il n’apprend pas le principe de rĂ©alitĂ©, il sortira dĂ©structurĂ© de cette situation. Une chose est sĂ»re, la rĂ©silience des enfants croĂźt avec le rĂ©el, pas avec le cocooning ».

D’autant plus, souligne-t-il, que « les enfants ont un sixiĂšme sens ». Ils comprennent rapidement que le couple qu’ils ont connu est devenu une mascarade.

Expliquer plutÎt que protéger
A l’image de Florian, 24 ans, marquĂ© par une histoire familiale fondĂ©e sur le mensonge et la haine : « Mes parents faisaient chambre Ă  part, soi-disant parce que mon pĂšre ronflait. Ils n’avaient pas de gestes tendres, s’engueulaient, partaient en week-end sĂ©parĂ©ment. Avec mon petit frĂšre, on savait que quelque chose clochait entre eux. Il n’y avait plus d’amour depuis
 trop longtemps. Le lendemain de mes 15 ans, j’ai calmement demandĂ© Ă  mes parents de divorcer. Le mensonge avait assez durĂ©. » Pour Didier Pleux, il est Ă©vident que, lorsque l’enfant dĂ©couvre la supercherie, le sentiment d’avoir Ă©tĂ© trompĂ© est trĂšs fort. Et les consĂ©quences, Ă  la mesure de ce sentiment de trahison. ” MĂȘme si vous avez vĂ©cu ce type de schĂ©ma familial sans oser demander le divorce de vos parents, vous en restez Ă©videmment profondĂ©ment marquĂ©.

On a fait le tour de l’aspect divorce / amour. Quelle que soit votre dĂ©cision, reste maintenant des milliers de questions par rapport Ă  votre projet d’entreprise :

  • comment ĂȘtre Ă  la hauteur ?
  • comment s’y prendre ?
  • quelles erreurs Ă©viter ?
  • Etc.

Traitons les questions les plus brûlantes tout de suite :

  • En quoi entreprendre va-t-il me changer et changer mon couple ?
  • Que dire du mythe du travail en couple ?
  • Les conseils aux couples d’entrepreneur
  • l’organisation rĂ©aliste
  • la confiance en soi nĂ©cessaire
  • l’argent nĂ©cessaire

En quoi l’indĂ©pendance financiĂšre va-t-elle me changer et changer mon couple ?

Une chose est indĂ©niable : le fait d’entreprendre est un acte initiatique : vous ne serez JAMAIS plus la mĂȘme personne aprĂšs avoir vĂ©cu l’acte d’entreprendre. Vous ne penserez plus la mĂȘme chose quand vous dĂ©ambulerez dans les rues commerçantes de votre ville, quand un salariĂ© d’une grande enseigne ne sera pas aimable avec vous, quand vous serez en ligne avec le SAV de votre fournisseur mobile ou encore tout simplement quand vous ferez des choix pour investir 


L’entrepreneuriat bien menĂ© apporte aussi une forme de sagesse : on n’a plus le temps ni le goĂ»t pour se prendre la tĂȘte pour des futilitĂ©s.

Et puis il faut le dire, entreprendre est un énorme moteur qui va vous aider à vous dépasser. Chaque jour vous allez sortir de votre zone de confort et ainsi

  • apprendre Ă  prendre la parole plus facilement
  • dĂ©velopper votre Ă©coute
  • rencontrer de nouvelles personnes qui vont vous ouvrir l’esprit
  • renforcer votre audace, votre tĂ©nacitĂ© et votre confiance en vous par effet boule de neige

Mise Ă  part que votre moitiĂ© soit jalouse de vos progrĂšs ce qui ne serait pas une preuve d’amour
 vous devriez plutĂŽt amĂ©liorer votre relation de couple.

Entreprendre peut donc ĂȘtre une formidable source de renouveau pour votre couple 


Que dire du mythe du travail en couple ?

Comme le dit Sylvaine Pascal sur son blog (5), “Si j’avais un reçu un Euro chaque fois que j’ai entendu le mythe N°1 au hit parade des idĂ©es reçues qui pourrissent la vie de couple, je n’aurais plus besoin de travailler. Je parle bien entendu de l’effrayant “dans un couple, il faut faire des concessions”.

Le terme de “concession” a un goĂ»t de renoncement, de sacrifice et celui qui abandonne quelque chose d’important ses yeux pour cĂ©der aux exigences d’un partenaire a vite fait d’y trouver de la frustration et du ressentiment.

Et le ressentiment a une particularitĂ©: il a tendance Ă  se planquer dans un recoin de notre tĂȘte et Ă  enfler tout seul, l’air de rien.

Inutile de s’étendre sur le fait que ça ne constitue pas des fondations trĂšs solides pour construire un projet commun.

Aux sinistres concessions, prĂ©fĂ©rons dons les conciliations, qui consistent en quelque sorte Ă  rĂ©flĂ©chir en termes de puzzle: comment imbriquer les piĂšces des besoins, valeurs et aspirations de l’un et de l’autre pour les articuler et constituer un tout cohĂ©rent.

Dans le cas de la reconversion Ă  deux, il va s’agir, Ă  chaque Ă©tape de l’exploration du job idĂ©al, de mettre en commun la vision, mais aussi et surtout les besoins de chacun, et d’inventer ensuite les solutions qui vont prendre les deux en compte de façon Ă©quitable.

Ainsi la fonction de chacun dans l’entreprise, la rĂ©partition des tĂąches, l’organisation ont tout intĂ©rĂȘt de convenir parfaitement aux deux, sous peine, lĂ  aussi de gĂ©nĂ©rer malentendus et ressentiment.

Et pour qu’ils conviennent aux deux, il est nĂ©cessaire que chacun sache Ă©couter et puisse s’exprimer sans imposer.”

Je me souviens avoir lu qu’il y avait moins de divorce chez les artisans commerçants travaillant en couple (je n’ai plus la source en tĂȘte)
 sans doute car le divorce n’est pas un virage facile Ă  nĂ©gocier : le divorce peut entraĂźner la fermeture de l’entreprise si le contrat de mariage et le contrat rĂ©gissant le travail de l’un et l’autre n’Ă©tait pas clair , j’en parle dans mon MBA entrepreneur
 Mais bien sĂ»r tout dĂ©pend de la bonne intelligence des 2 parties !

Histoire vécue

Mon expert-comptable, une femme, a divorcĂ© mais a gardĂ© son mari comme collaborateur salariĂ© dans l’entreprise ! Comme quoi c’est possible ! En bonne intelligence, chacun a refait sa vie et le plaisir au travail a poursuivi son chemin sans pĂ©pin.

Les conseils aux couples d’entrepreneur

Seulement 5 % des entreprises crĂ©Ă©es en France sont lancĂ©es par des couples. Mais le cas est frĂ©quent en franchise
 La rĂ©ussite d’un tel projet nĂ©cessite une excellente organisation, aussi bien sur le plan personnel, financier et juridique.

Le premier conseil clĂ© est de prendre chacun dans son coin le temps de l’introspection : Qu’est-ce que j’attends avec ce projet ? Comment je vois les choses ? Qu’est-ce que je ne veux pas ? C’est le module n°1 du MBA Entrepreneur que vous pouvez commencer gratuitement ici avec la confĂ©rence les 6 Ă©tapes clĂ©s pour entreprendre sans risque.

Ensuite il faudra bien choisir le projet : cela passe par l’Ă©tude de marchĂ© Ă©videmment !

Et puis classiquement se former aux rudiments de la gestion pour bĂątir un prĂ©visionnel solide, choisir le bon statut juridique, protĂ©ger le couple de la faillite de l’entreprise et protĂ©ger l’entreprise de la sĂ©paration des associĂ©s


Demandez Ă  votre conjoint qu’est-ce qui se passera si vous divorcez au tout dĂ©but de l’aventure est une sage prĂ©caution. On devrait toujours commencer par lĂ  ce qui ne vous empĂȘchera pas de faire le point sur votre contrat de mariage ou de formaliser un pacte d’actionnaires qui prĂ©cisent ces points. Il n’est pas idiot de dĂ©finir clairement les rĂ©munĂ©rations de chacun (au moins en % du possible) en fonction des responsabilitĂ©s et du travail de chacun. Si vous n’avez pas un rĂŽle de dirigeant, que vous n’assumez pas de responsabilitĂ©, vous devriez ĂȘtre rĂ©munĂ©rĂ© comme un salariĂ© et non pas comme un co-gĂ©rant. Bizarrement cela peut ĂȘtre aussi pacificateur de poser ces points lĂ  sur la table. Tous ces points sont traitĂ©s dans le MBA Entrepreneur option Entreprendre en SĂ©curitĂ©.

TĂ©moignages d’entrepreneurs en couple (6)

« Nous traversons les joies et les inquiĂ©tudes au mĂȘme moment »

David et Katy Boncorps, multi-franchisés Cartridge World à Troyes, Reims, Auxerre et Chùlons-en-Champagne

UN CONCEPT SÉDUISANT

« Au dĂ©part, l’idĂ©e Ă©tait de trouver une nouvelle expĂ©rience professionnelle pour ma femme, explique David Boncorps. En dĂ©cembre 2003, le couple tombe sur une annonce de recrutement de l’enseigne australienne Cartridge World qui les sĂ©duit : la recharge de cartouches d’encre leur semble un marchĂ© Ă  fort potentiel. En mars 2004, les deux conjoints s’envolent en Australie pour 15 jours de formation. Leur magasin, l’un des dix premiers en France, ouvre un mois plus tard Ă  Troyes et rencontre immĂ©diatement un excellent accueil, aussi bien auprĂšs des particuliers que des professionnels.

UNE VIE PROFESSIONNELLE ENVAHISSANTE

“Cette aventure reprĂ©sente un virage important pour toute la famille. « Avec quatre magasins Ă  gĂ©rer, nos journĂ©es ne se terminent jamais, ce qui est assez pesant pour nos enfants de 12, 10 et 8 ans. Eux aussi sont devenus Cartridge World !»

> ApartĂ© : Personnellement je n’approuve pas ce genre de dĂ©rive et je fais en sorte d’Ă©viter ce genre de problĂšme avec ma formation MONREVE Ă  dĂ©couvrir en cliquant ici.

« Nous étions condamnés à réussir »

Christian et Catherine Bereaud, franchisés Comtesse du Barry à Annecy (Haute-Savoie)

UNE HISTOIRE FAMILIALE

EntrĂ©s dans le rĂ©seau Comtesse du Barry il y a dix ans, Christian et Catherine Bereaud ont toujours travaillĂ© dans le commerce en famille. En 1999, ils ont donc dĂ©cidĂ© de quitter la mer pour la montagne et se sont installĂ©s dans les Alpes, oĂč ils passaient souvent leurs vacances. « Au dĂ©but nous avions plutĂŽt en tĂȘte de vendre des produits rĂ©gionaux en altitude
 Mais lorsque nous avons appris que la boutique de gastronomie Comtesse du Barry se libĂ©rait Ă  Annecy, nous nous sommes dĂ©cidĂ©s trĂšs vite. »

DES RÔLES BIEN RÉPARTIS

MĂȘme si Christian Bereaud a Ă©tĂ© moteur pour ce projet, sa femme y a rapidement adhĂ©rĂ©. Il est gĂ©rant, elle est salariĂ©e, tout s’est fait « naturellement ». Les rĂŽles sont bien rĂ©partis : Christian s’occupe des commandes, Catherine gĂšre la banque et « la paperasse », et tous deux vendent.

Nous avons investi notre maison dans l’affaire : nous Ă©tions condamnĂ©s Ă  rĂ©ussir ! Notre seul regret est de ne pas avoir fait ce choix plus tĂŽt. »

> Aparté : je déteste ces clichés homme / femme ! Si vous voulez dépasser ces clivages, apprenez les nouvelles maniÚres de manager un projet dans mon MBA Entreperneur à découvrir en cliquant ici.

Concilier l’entrepreneuriat/indĂ©pendance financiĂšre avec la vie actuelle

Il n’y a pas de miracle : quand les journĂ©es sont dĂ©jĂ  trop courtes, que vous avez le sentiment de ne pas avoir une minute Ă  vous Ă  cause de la vie de famille, des trajets et des tĂąches familiales, l’idĂ©e d’entreprendre peut sembler totalement folle
 et elle le sera si vous choisissez n’importe comment le projet que vous allez construire.

Il faut intĂ©grer dans votre rĂ©flexion votre type de vie et vos contraintes pour identifier un projet qui colle Ă  votre vie… afin de ne pas crĂ©er de tension supplĂ©mentaire avec votre projet ! Combien de fois ai-je rencontrĂ© des entrepreneurs dont l’activitĂ© marchait bien mais qui ont dĂ©cidĂ© d’arrĂȘter avant 24 mois parce que le quotidien ne leur plaisait pas.

Pour Ă©viter cela, je vous accompagne dans ma formation MONREVE Ă  trouver le bon projet pour vous.

Non ! Vous ne serez pas obligé de choisir entre :

X coller votre langue sur des enveloppes

X montrer vos seins Ă  votre webcam

X enfiler des perles sur un collier

Le travail Ă  domicile s’impose souvent comme une Ă©vidence Ă  beaucoup d’entrepreneurs (neuses) qui avaient fait le choix du congĂ© parental pour Ă©lever les enfants par exemple : cela ne veut pas dire que vous ne sortirez jamais de chez vous mais que 80% de votre temps peut ĂȘtre flexible, lĂ  oĂč vous le voulez. HonnĂȘtement c’est le TOP. Regardez mon dossier sur le travail Ă  domicile.
Personnellement lorsque j’ai arrĂȘtĂ© de faire 1 heure de route le matin et 1 heure de route le soir parce que j’avais entrepris, ma vie s’est allĂ©gĂ©e considĂ©rablement ! C’est quand mĂȘme plus d’une journĂ©e par semaine qui s’est instantanĂ©ment libĂ©rĂ©e !

Est-ce rĂ©aliste d’entreprendre quand on a perdu toute confiance en soi ?

C’est plutĂŽt une question que me posent des porteurs de projet solos qui se disent qu’entreprendre sera au-dessus de leurs forces. J’ai envie de vous rĂ©pondre en vidĂ©o sur ce point et j’espĂšre marquer votre esprit.

Est-ce possible sans argent ou avec peu d’argent au dĂ©part ?

L’argent est souvent un faux problĂšme. On peut monter des projets trĂšs gourmand Ă  lancer et d’autres beaucoup moins… On peut avoir une stratĂ©gie court terme avec une activitĂ© faible en investissement qui permettra de prĂ©financer la 2Ăšme Ă©tape du projet. On peut utiliser un ou plusieurs des 17 leviers de financement pour crĂ©er sa boite que j’explique dans ma formation MA CARTE AU TRESOR.
La plupart des activitĂ©s Ă  domicile avec une toute petite mise de fond. C’est donc tout Ă  fait envisageable.

Alors entreprendre peut-il vous aider Ă  divorcer sereinement … ou Ă  souder votre couple ?

AssurĂ©ment je peux dire qu’entreprendre pour retrouver son indĂ©pendance financiĂšre est la meilleure voie qui s’offre Ă  vous… mĂȘme si cela ne sera pas facile. Je ne vais pas vous raconter de salade.
Et finalement c’est comme l’argent : ce n’est ni bien ni mal. Tout dĂ©pend ce qu’on en fait. 😉 Vous devez entreprendre pour votre indĂ©pendance financiĂšre et votre libertĂ© d’esprit.
AprĂšs dĂ©cider de divorcer ou souder votre couple autour d’un nouveau projet, c’est Ă  vous de voir ! Penser que vous divorcerez sereinement, je n’irai jamais jusque-lĂ  ! Est-ce bien raisonnable de penser cela possible ? Je ne le crois pas. Mais je pense que la rĂ©flexion des auteurs, sociologues et psychologiques interviewĂ©s peuvent vous aider Ă  changer de regard sur le sujet.

Conseils clĂ©s pour rĂ©ussir votre projet et gagner l’indĂ©pendance financiĂšre

1- Commencez par faire le point sur le revenu nĂ©cessaire pour que vous vous sentiez indĂ©pendant Ă©conomiquement en enlevant tous les frais qui pourront ĂȘtre imputĂ©s sur l’entreprise : je vous explique cela dans mon dossier sur l’Ă©vasion fiscale pour tous et rassurez-vous on fait le point ensemble dans mon MBA Entrepreneur. En effet le bonheur n’est pas proportionnel Ă  notre compte en banque : il est prouvĂ© qu’au-delĂ  de 5000 euros par mois, notre bonheur n’augmente plus proportionnellement. Alors faites le point en 2 temps : Ă©liminer les dĂ©penses qui peuvent ĂȘtre imputĂ©es sur l’entreprise. Ensuite Ă©liminez ce qui est dĂ©pense inutile. Vous devriez retrouver le sourire avec ce nouvel objectif d’indĂ©pendance financiĂšre.

Pourquoi Ă©liminer ce qui peut ĂȘtre imputĂ© sur l’entreprise ? Tout simplement parce qu’il faut 2,5 fois moins d’argent pour payer avec une entreprise qu’avec son argent puisque vous pouvez rĂ©cupĂ©rer la TVA, n’avez pas Ă  payer vos charges sociales ni impĂŽt.
Exemple :

  • Quand vous dĂ©pensez 1200 euros TTC avec votre argent, il vous faut vous ĂȘtre versĂ© 1200 euros + vos impĂŽts : mettons 20% pour l’exemple, soit 240 euros de plus.
  • Pour que votre entreprise vous verse 1440 euros, elle doit payer vos charges sociales ce qui va porter le budget total Ă  prĂšs de 2200 euros.
  • Si Ă  contrario c’est l’entreprise qui paie, elle ne dĂ©pense que 1200 euros TTC et rĂ©cupĂšre ses 200 euros de TVA.
  • La dĂ©pense s’Ă©lĂšve donc Ă  1000 euros contre 2200 dans l’autre montage.

2- Choisissez le projet adaptĂ© Ă  votre situation : lisez pour cela mes conseils dans mon guide 500 idĂ©es de business et si vous voulez que nous validions ensemble, rejoignez-moi dans mon parcours MONREVE. N’hĂ©sitez Ă  avoir un projet Ă  2 Ă©tages comme une fusĂ©e : une de mes clientes actuelles a ainsi dĂ©veloppĂ© une activitĂ© alimentaire de proximitĂ© et travaille en parallĂšle un vĂ©ritable projet de start up sur internet. C’est une bonne maniĂšre de faire les choses 
 et cela Ă©vite de toujours procrastiner !

3- Soyez lucide : cela ne sera pas facile tous les jours 
 Ne restez pas seul face Ă  toutes vos questions 
 CharitĂ© bien ordonnĂ©e commence par soi-mĂȘme.

DĂ©couvrez mon cycle de confĂ©rences gratuites pour entreprendre sans risque et mettre toutes les chances de votre cĂŽtĂ© ! C’est bien ce que vous voulez ?

VoilĂ  pour ce sujet bien difficile
. de l’entrepreneuriat et de l’indĂ©pendance financiĂšre. Il est clair que le dossier n’est pas complet ! Alors aidez-moi Ă  le complĂ©ter : si ce sujet vous touche, que vous avez des idĂ©es Ă  partager pour aider tout un chacun Ă  rĂ©flĂ©chir, que vous avez des questions ou que vous voulez simplement partager votre ressenti ou votre histoire, n’hĂ©sitez pas Ă  poster un commentaire ci-dessous.

(1) http://www.marieclaire.fr/,on-est-separes-mais-on-habite-ensemble,20258,645020.asp

(2) http://sspsd.u-strasbg.fr/IMG/pdf/Vivre_dans_la_modernite_liquide._Entretien_avec_Zygmunt_Bauman.pdf

(3) Source: Yann Kerninon, Vers une libération amoureuse. Propositions romantiques, érotiques et politiques, Libella Maren Sell, 2012

(4) Un enfant heureux, Ed. Odile Jacob.

(5) http://www.ithaquecoaching.com/articles/la-reconversion-professionelle-en-couple-506.html

(6) https://www.lesechosdelafranchise.com/entreprendre-en-couple/creation-entreprise-quatre-vies-de-couples-en-franchise-2489.php

Des livres qui peuvent vous inspirer sur ce sujet :

  • Le couple mode d’emploi ; Harville Hendrix
  • Getting the love you want : a guide for couples ; Harville Hendrix
  • La thĂ©rapie imago : une nouvelle approche de l’aventure du couple ; Carlo Trippi
Entreprendre peut vous aider Ă  divorcer ou Ă  souder votre couple

Antonella

Antonella VILAND, fondatrice de macreationdentreprise.fr en 2008 est une professionnelle de l’accompagnement des entrepreneurs depuis plus de 17 ans. DiplĂŽmĂ©e d’un Master Diagnostic d’Entreprise Ă  l’IAE de Lyon, elle est intervenue auprĂšs de milliers de crĂ©ateurs. Elle a Ă©galement conçu des dizaines de programmes de formation et formĂ© des formateurs Ă  des outils clĂ©s dans les CCI, les BGE et BPI/France Entrepreneur/APCE devenue BPI-France, 
 On l’apprĂ©cie pour sa capacitĂ© Ă  rendre simple tout ce qui semble complexe et pour toute l’énergie qu’elle sait nous transmettre. Elle et son Ă©quipe vous accompagne Ă  dĂ©finir le bon projet pour vous, Ă  le bĂątir sĂ©rieusement, Ă  rĂ©diger un business plan en bĂ©ton, Ă  mettre en oeuvre votre projet avec succĂšs sur le plan commercial et marketing, Ă  obtenir toutes les aides existantes et Ă  vous sentir enfin Ă©panoui dans votre nouvelle vie !

3 commentaires sur “Entreprendre peut vous aider Ă  divorcer ou Ă  souder votre couple

  1. TrĂšs bon article. Oui le changement de vie peut s’avĂ©rer compliquĂ©. Je sais de quoi je parle ! Il faut bien connaĂźtre ses besoins, les Ă©couter et en prendre soin. La question que je me pose c’est peut-on continuer Ă  investir dans l’ immobilier en commun tout en Ă©tant sĂ©parĂ©?

  2. TrĂšs bon astuce, trĂšs bonne rĂ©flexion, trĂšs bonne idĂ©e, trĂšs bonne leçon, trĂšs bon conseil et trĂšs bonne orientation Ă  prendre avec du sĂ©rieux. Le terme est trop Ă©loquent: “indĂ©pendance financiĂšre”. Pour en arriver, il faut travailler trop dur, il faut de l’abnĂ©gation, il faut de la patience et de sacrifice.
    Merci Mme VILAND.
    Respect

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