Entreprendre peut vous aider à divorcer ou à souder votre couple

Comment entreprendre peut vous aider à … divorcer ou à souder votre couple ? … J’y suis allée fort dans le titre, hein ? Pourtant c’est un vrai sujet : l’indépendance financière que permet d’atteindre l’entrepreneuriat est une condition nécessaire pour envisager de se séparer car personne ne peut claquer la porte de son foyer avec aucune source de revenu… Cette autonomie financière est aussi bienvenue sur le plan psychologique et pour la bonne ambiance familiale : on est plus heureux si sa moitié choisit librement de rester en couple… plutôt que si on sent que c’est juste une histoire d’argent. Qui a envie de sentir l’autre accroché à soi pour raison financière ?

L’indépendance financière est primordiale ! Qu’on choisisse de se séparer, divorcer ou bien de vivre librement en couple : les problèmes financiers ne favorisent pas une histoire heureuse … ce n’est donc pas ce que je vous souhaite !

Comme les possibilités d’embauche sont de plus en plus rares,  avec – rappelons-le – 87% des nouvelles embauches qui se font en CDD, les emplois n’ont jamais été aussi précaires et peu rémunérateurs … Il est normal de penser à entreprendre pour:

  • gagner un second revenu avec l’entrepreneuriat,
  • reprendre une activité professionnelle quand tout semble bouché
  • vivre autrement en créant sa boîte plutôt qu’en faisant prospérer son actuel patron,

… Voilà qui amène chaque jour de nouveaux porteurs de projet à télécharger mes guides gratuits comme 500 idées de business, le guide de l’étude de marché ou encore le modèle de business plan avec son tutoriel pour ne citer que les plus importants.

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C’est d’ailleurs l’échange avec 2 de mes client(e)s qui m’a convaincue de prendre la plume pour écrire ce dossier.

Des situations de couple qui m’interpellent

je constate de plus en plus le manque de soutien du conjoint(e) :

« Fais ce que tu veux, mais ne me fatigue pas avec tes histoires, de toute façon ça va te passer… »

ou le sabotage moral :

« Toi entreprendre ? Tu rigoles… Tu ne sais même pas faire ceci … »

ou un intérêt soudain pour des dépenses familiales hors de prix :

« Quoi, tu veux dépenser une partie de nos économies pour monter ta boite et tu ne veux pas qu’on change tout le mobilier de la salle à manger ? »

Je fais le point rapidement pour savoir s’il n’y a pas un autre objectif personnel pour mon client (ou ma cliente) avec ce projet.  Je me trompe rarement… Le divorce pointe son nez. Le projet arrive pour gagner son indépendance financière. 

A contrario, entreprendre permet aussi à l’un des 2 partenaires de trouver un nouveau souffle dans sa vie : ce nouveau moteur va être une formidable occasion de croissance personnelle. En apprenant 1000 choses à l’heure et en s’éprouvant chaque jour, l’entrepreneur développe sa confiance en lui. Si votre couple souffrait de la déprime d’un des 2 partenaires, le renouveau et l’élan qu’apporte un projet entrepreneurial bien mené (j’insiste sur ce point car le contraire est loin d’être aussi vrai) peut véritablement améliorer vos relations de couple : vous allez vous parer d’une nouvelle aura auprès de votre partenaire et vous allez lâcher prise sur des petites choses qui pourrissent la vie. A moins que vous ne soyez avec quelqu’un de « control freak » qui passe son temps à faire des listes, gérer tout son entourage ou un(e) perfectionniste, plus personne ne devrait vous « pomper l’air » si vous n’avez pas exécuté toutes les tâches de la maison comme il faut : fini les engueulades pour une histoire de hotte pas allumée, de papier toilette pas dans le bon sens, de nappe pas repassée ou tachée, de VMC pas allumée, de linge pas rangé, de bricolage pas fini, etc.

En résumé, en plus de vous permettre d’ être économiquement source de revenus (d’où le titre d’indépendance financière) plutôt que source de dépense, le fait d’entreprendre va aussi psychologiquement vous aider à grandir et donc devrait vous aider à mieux vivre votre relation de couple. Un bémol : l’acte d’entreprendre peut aussi vous éloigner de votre moitié si celle-ci ( la moitié ! homme ou femme 😉 ) ne grandit pas du tout, ne s’ouvre pas au monde, reste sclérosée dans ses idées ou son job.

Enfin ceux qui veulent entreprendre en couple pour vivre une aventure en commun vont parcourir ce chemin initiatique ensemble ce qui est extrêmement fort et soude le couple autour d’une vision commune de l’avenir et … des mêmes soucis quotidiens ! Autant de points qui permettent de resserrer les liens… à condition d’avoir bien mûri le sujet au préalable pour qu’il n’y ait pas de malentendus.

Avec ce dossier, j’ai l’ambition de vous éclairer sur les principaux points à prendre en compte avant de vous lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat avec l’idée de gagner votre indépendance financière que ce soit pour divorcer ou souder votre couple !

Je vais (tenter de) répondre à ces 8 questions : 

  • Est-ce mal de vouloir entreprendre pour pouvoir divorcer sereinement à terme ? Autant crever l’abcès du jugement moral tout de suite ! 
  • Je ferai un long détour sur la notion du « mal » : Mal pour qui d’ailleurs ? Soi ? Son conjoint (e) ?  L’église ? Ses enfants ? Le reste de la terre ? Et l’Amour dans tout ça quand est-il parti ? Petite parenthèse pour nourrir votre réflexion car avec ce blog je n’accompagne pas juste des entreprises mais des individus dans leur trajectoire de vie. Autant donc vous donnez des billes pour réfléchir. 
  • A contrario, en quoi entreprendre va-t-il vous changer et changer votre couple ?
  • Que dire du mythe du travail en couple ?
  • Les conseils clés dédiés aux couples d’entrepreneurs et leurs témoignages 
  • Comment concilier l’entrepreneuriat avec la vie actuelle et ses contraintes organisationnelles qui sont déjà peut-être fortes ? 
  • Est-ce réaliste d’entreprendre après un burn out … Ou lorsqu’on a perdu toute confiance en soi ? 
  • Est-ce possible sans argent ou avec peu d’argent au départ ? 

Puis je vous donnerai 3 conseils clés indispensables pour votre avenir. Bref c’est un gros dossier, vous l’avez compris !

Avant de démarrer ce gros programme, prenons un peu de hauteur sur le sujet avec Florence Foresti qui nous explique les 3 phases de l’amour pour une femme.

Quand j’ai vu ce sketch, j’ai ri !!! et je me suis dit que pour beaucoup de femmes « le petit truc de la phase de craquage qui fait que vous avez choisi l’autre » c’est son côté indépendant, entrepreneur… qui peut vous amener rapidement à phase 2 du saoûlage…

Trève de plaisanterie, si vous n’êtes pas dans un réseau d’entrepreneur, vous ne connaissez pas ce qu’on appelle la blague des 3D de l’entrepreneur : Dépôt de Bilan, Divorce, Dépression. Terrible triptyque pas du tout drôle que beaucoup d’entrepreneur ont connu.. certains auraient pu l’éviter en développant mieux leurs compétences de dirigeant avec une formation comme mon MBA Entrepreneur.

Allez c’est parti !

Est-ce mal de vouloir entreprendre pour pouvoir divorcer sereinement à terme ?

Comment aborder un sujet pareil sans s’attirer les foudres de part et d’autre ?

Le fond de la question risque vite d’être réinterprété comme « est-ce mal de divorcer ? »

Et là je sens le sol se dérober sous mes pieds … Dans ma tête une petite voix résonne et dit « Antonella, pourquoi tu te lances sur un sujet pareil ? Tu vas te mettre dans le pétrin … »

Très clairement je ne vais pas répondre à cette question : est-ce mal de divorcer ? Je me contenterai de rappeler les faits et analyses de sociologues et psychologues.

  • Sociologiquement le divorce concerne aujourd’hui 1 couple sur 3 en France et 45% en région parisienne où les opportunités de rencontres extra conjugales sont plus fortes et où les couples sont majoritairement bi actifs (les 2 travaillent), le frein économique y est donc plus faible.
  • Plus parlant encore, parmi le pourcentage de couples encore en situation de vie maritale, 1 couple sur 5 reste dans cette situation pour des raisons purement économiques.
  • Donc si 66% des couples ne passent pas par un divorce, 20% de ceux-là n’y songent pas pour des raisons économiques. Cela ramène donc le score des couples non concernés par le divorce à 53%.

> Bref 1 couple sur 2 est concerné à un moment donné par l’idée de divorcer. 

Il y a seulement quelques décennies, pour nos parents par exemple : le divorce était encore très mal jugé : le poids du regard des autres poussait toutefois beaucoup de couples à garder une façade de couple… Mais le coeur et le partage n’y étaient plus vraiment … ou plus du tout. 🙁

Je suis sûre que vous avez ce genre d’exemples autour de vous, pas vrai ? Pour ceux qui me connaissent, suivez mon regard. 😉

Finalement nos parents s’en sont accommodés : pour peu qu’il y ait un accord de liberté entre eux, on retrouve beaucoup de ces couples sur leur fin de vie devenus de vieux colocataires sympathiques. On n’est jamais seul devant les coups durs et on se dit : « ma foi… L’herbe n’est peut-être pas plus verte ailleurs. » La joie a quitté le foyer mais face à l’adversité on peut se serrer les coudes.

Il faut dire aussi que l’après-guerre est encore présent dans l’esprit de certaines tranches d’âge et que cela amène à un certain renoncement pour du « mieux », considérant que finalement  » il y a pire. Ne nous plaignons pas. »

« C’est pas faux ! » Si vous me permettez de voler la réplique à Karadoc !

Mal pour qui d’ailleurs ? Soi, son conjoint (e), ses enfants, le reste de la terre ?

Sommes-nous encore capable d’autant d’abnégation, de renoncement au « mieux » ? La durée de vie s’est allongée, tout le monde veut sa part de bonheur et de plaisir… Que ce soit la conséquence des 35 heures, les dérives d’une société de consommation où le couple devient aussi un produit jetable ou l’effet post soixante-huitard, la réalité est là : le sujet arrive tôt ou tard dans tellement d’accompagnement que cela mérite bien un billet.

De nos jours, le regard des autres à propos du divorce est moins une préoccupation qu’avant : le symbole du mariage en a pris un tel coup ces 2 dernières décennies … Et puis on n’a qu’une vie, non ? Autant ne pas prendre de décision par rapport aux qu’en dira-t-on ?  Je vous aide à plancher pour justement savoir  dépasser le regard des autres ici.

Le phénomène « living together apart »

« Il fut un temps où on faisait nid commun exclusivement par amour, aujourd’hui, le désamour ne change pas forcément la donne immobilière: on fait couette séparée, mais on continue à vivre au quotidien sous le même toit. Non par choix mais par contraintes économiques et par peur des lendemains qui déchantent.

(…) Rompre est devenu un puits sans fond d’angoisse, au regard des charges financières toujours plus lourdes à endosser, et qu’il revient désormais d’assumer seul(e). Les sociologues ont donné un nom à ces couples qui, en dépit de leur volonté, se séparent « de corps » mais pas « de biens » : les « living together apart » (« vivant ensemble séparés »). Un terme anglo-saxon, parce que le phénomène est d’abord devenu visible aux Etats-Unis, au lendemain de la crise des subprimes de 2008 et des ravages qui en ont découlé : 10 % des familles pauvres seraient concernées. En France, « ces couples sont impossibles à quantifier, ces situations sont, pour une bonne part, invisibles au regard sociologique », indique le chercheur au CNRS Claude Martin, qui a tenté d’explorer cette tendance.

Deux femmes ont raconté à Marie-Claire(1) comment se tricote au présent la nébuleuse conjugale passée.

Surjouer la neutralité dans une colocation subie

Laura, 24 ans, en « coloc forcée »

On surjoue la neutralité, l’hypercontrôle de tout élan spontané, l’indifférence. Mais quand il semble joyeux, mon cœur panique : « Il a dû retrouver quelqu’un, il part sur sa nouvelle vie. » C’est dur d’être spectatrice de ce qu’il va construire sans moi.

Consentir à partager pour continuer à s’entraider

Sylviane, 53 ans, onze ans de cohabitation

Après nous être bouffé le nez, nous avons donc consenti à partager l’appartement, le temps de remettre à flot nos finances. La vie de famille a repris son cours, couple conjugal en moins, mais c’était trop beau pour être vrai : le calme avant la tempête. Et la guerre a commencé. Des mois durant, on a donné dans la mesquinerie la plus navrante … Puis je suis tombée malade. Opération, chimio… Eh bien, c’est cet homme que je ne pouvais plus voir en peinture qui m’a tenu le front quand je vomissais, c’est lui qui, quand la peur m’étranglait, m’a dit : «Tu ne vas pas mourir, tu verras nos filles grandir », c’est lui qui a massé mon corps gonflé d’œdème…

Qu’il soit « à domicile » m’a aidée à faire face, il a été ma béquille. Non, on n’est pas retombé amoureux. Ça, c’est à Hollywood ! (Rires.) Mais il est devenu mon meilleur ami, « mon divorcé ».

Décryptage de ces cohabitations forcées par la psychologue de couple Sophie Cadalen

  • Partager le même toit que son ex, est-ce vivable?

Sophie Cadalen*: Quand on décide de se séparer de quelqu’un, l’impératif est de récupérer son espace intime psychique, car cela revient à se récupérer soi.  Ce qui implique un second impératif : dissocier son existence de celle de l’autre, afin de retrouver son intimité à soi, et cela passe par la séparation de l’espace physique. C’est pourquoi une cohabitation contrainte est rarement tenable, quelles que soient l’intelligence de chacun et l’affection qui demeure.

  • Est-ce un «plus», de s’être puissamment aimés, ou au contraire…

Sophie Cadalen*: Plus l’amour a été fort, plus il est difficile de passer à l’intelligence et au raisonnement. C’est plus simple pour ceux qui vivaient l’un à côté de l’autre, et non pas l’un par rapport à l’autre.  Ils vivaient déjà avec des arrangements.

  • A une époque où maîtriser sa vie est devenu le mot d’ordre, quel impact psychique y-a-t-il à ne pas avoir le choix de décider avec qui on vit ?

Sophie Cadalen*: Même si on est tous dans l’injonction d’être autonomes et indépendants, en réalité, ce n’est pas vrai qu’on y aspire tant que cela. On a peur, à la fois, de s’engager, de devenir dépendant de l’autre, et de reconquérir son indépendance lors d’une rupture. Souvent, dire «Je ne peux pas faire autrement que cohabiter » cache un «J’ai peur», et ce, malgré des contraintes économiques réelles. L’interdépendance financière peut être un moyen de se raccrocher l’un à l’autre, de prolonger l’histoire. »

> Arrêtez-moi si je me trompe mais je crois qu’on peut dire que retrouver l’indépendance financière s’impose comme un objectif primordial… quelle que soit votre décision, non ? C’est la meilleure manière d’arrêter de vous raconter des histoires et devenir acteur de votre vie.

Et l’église dans tout ça ?

Faut-il alors se pencher sur le jugement du divorce par les différentes églises ?

Quand un couple va mal et qu’il s’est marié religieusement avec foi et sincérité, on se demande naturellement quelle position va prendre son église face au divorce.

  • À ma grande surprise, c’est la religion catholique qui est la plus dure : le divorcé étant exclu de toute une partie de la vie de l’église et ne pouvant jamais se remarier religieusement.
  • A contrario les religions orthodoxe et protestante sont beaucoup plus souples, considérant que l’Homme est un pêcheur et que le droit à l’erreur doit lui être accordé.
  • La religion juive prévoit quant à elle un véritable divorce religieux … Mais que seul l’homme peut demander. La femme seule ne pourra en décider même si des dispositifs existent pour pallier à ce mécanisme. Les époux divorcés peuvent refaire leur vie et se marier à nouveau religieusement, même si les cérémonies seront adaptées à la situation.
  • Enfin la religion musulmane permet aussi le divorce si le processus de réconciliation n’aboutit pas. Les époux sont alors libres et peuvent se remarier religieusement … ( même ensemble s’ils le veulent ! )

Force est de constater que la plupart des églises sont bienveillantes vis à vis du divorce… Et que la plus récalcitrante travaille actuellement sa position pour trouver un compromis cohérent avec notre siècle. Le divorce n’est donc plus un problème religieux comme avant. 

Et l’Amour dans tout ça ?

Le problème de fond n’est-il pas plutôt socio-culturel ? Notre modèle de société a aboli le mariage forcé pour un mariage d’amour … Mais que faire quand l’amour s’est épuisé ?  (Parenthèse : ici je ne fais pas de négationnisme : le mariage forcé et avec des enfants est encore une réalité sur la planète … )

Vu de notre lorgnette de résident de pays développé où la liberté est une valeur forte, l’effort parfois surhumain qu’il faut faire pour ne pas divorcer n’est-il pas en complète opposition avec les notions de liberté et d’épanouissement personnel, non ?

  • Comment concilier le sens de l’engagement et des responsabilités avec son propre épanouissement quand la relation n’est plus porteuse de joie ?
  • En même temps comment ne pas tomber dans une vision consumériste du couple qui amène tant d’hommes et de femmes à changer de conjoint au premier pépin ?
  • Cette difficulté dans votre couple n’est-elle pas placée sur votre chemin pour vous apprendre quelque chose ? Pour vous faire grandir ? 

En en parlant avec un ami divorcé, celui-ci m’a répondu :

« Bien sûr que j’ai appris des choses et que cela m’a fait grandir mais pour rien au monde je ne revivrai une journée de mon ancienne vie. »

Reprenons la base : ne confondez-vous pas l’état amoureux de l’Amour ?

Être amoureux, c’est RESSENTIR.

Être amoureux est une émotion que l’on ressent d’abord dans son corps. Comme pour toutes les émotions, c’est un état que l’on ne choisit pas, on le subit. C’est comme ça ! Parmi toutes les femmes (hommes) qui existent, la magie va opérer avec celle-là (celui-là) uniquement et pas une autre, et c’est notre corps qui va nous avertir. On ne choisit pas d’être amoureux, cela nous envahit, nous submerge, malgré nous et c’est un état merveilleux !

Malheureusement, comme pour toutes les émotions, cet état est fluctuant et ne va pas durer.

Aimer, c’est DÉCIDER.

Ce n’est plus le cœur mais le cerveau, la tête, qui va prendre le relais car aimer ne va pas de soi. Comme le disait Christiane Singer, « Le couple, c’est la grande chance du TRAVAIL ! » Et oui !  Contrairement à nos idées reçues et à nos rêves aussi, aimer est un travail. Rien n’est jamais acquis, c’est à nous  de cultiver la relation en décidant de prendre les moyens d’aimer vraiment. Aimer est un acte de volonté libre et cela va prendre du temps mais  « Rien de grand ne se fait sans prendre du temps ».

Evidemment on peut avoir décidé et se sentir un peu seul(e) face à sa décision… ou trouver l’épreuve trop dure… ou tirer une leçon du genre  » Il faut que j’apprenne aussi à me respecter… » ou s’être vraiment trompé. Chacun son histoire.

Ok pour les définitions Antonella, mais quand on aimerait être encore amoureux de son partenaire et que ce n’est plus le cas, quand le coeur s’emballe ailleurs. Qu’est-ce qu’on fait ?

A cela je n’ai pas de réponse personnelle mais je peux partager avec vous ce que 2 auteurs qui ont réfléchis sur le sujet ont écrit. Accrochez-vous 5 minutes : ça vaut le coup !

Interview de Zygmunt Bauman : « Le paradoxe de la modernité liquide, la moralité pour s’en sortir  » (2)

« Contrairement aux corps solides, les liquides ne peuvent pas conserver leur forme lorsqu’ils sont pressés ou poussés par une force extérieure, aussi mineure soit-elle. Les liens entre leurs particules sont trop faibles pour résister… Et ceci est précisément le trait le plus frappant du type de cohabitation humaine caractéristique de la « modernité liquide ».

D’où la métaphore. Les liens humains sont véritablement fragiles et, dans une situation de changement constant, on ne peut pas s’attendre à ce qu’ils demeurent indemnes. Se projeter à long terme est un exercice difficile et peut de surcroît s’avérer périlleux, dès lors que l’on craint que les engagements à long terme ne restreignent sa liberté future de choix. D’où la tendance à se préserver des portes de sortie, à veiller à ce que toutes les attaches que l’on noue  soient aisées à dénouer, à ce que tous les engagements soient temporaires, valables seulement « jusqu’à nouvel ordre ».

Vous avez consacré un livre aux relations amoureuses d’aujourd’hui. Est-ce un domaine privilégié pour analyser les sociétés d’aujourd’hui ?

Les relations amoureuses sont effectivement un domaine de l’expérience humaine où la « liquidité » de la vie s’exprime dans toute sa gravité et est vécue de la manière la plus poignante, voire la plus douloureuse. C’est le lieu où les ambivalences les plus obstinées, porteuses des plus grands enjeux de la vie contemporaine, peuvent être observées de près.

D’un côté, dans un monde instable plein de surprises désagréables, chacun a plus que jamais besoin d’un partenaire loyal et dévoué. D’un autre côté, cependant, chacun est effrayé à l’idée de s’engager (sans parler de s’engager de manière inconditionnelle) à une loyauté et à une dévotion de ce type. Et si le partenaire était le (la) premier(ère) à décider qu’il ou elle en a assez, de sorte que ma dévotion finisse à la poubelle ? Tout cela nous conduit à tenter d’accomplir l’impossible : avoir une relation sûre tout en demeurant libre de la briser à tout instant…

Il y a seulement dix ans en arrière, la durée moyenne d’un mariage (sa « période critique ») était de sept ans. Elle n’était plus que de dix-huit mois il y a deux ans de cela.

Vous considérez la « moralité » comme une réponse à la fragmentation de la société, à la précarité des engagements. Pourquoi cela ?

La moralité signifie « être pour l’autre ». La satisfaction qu’elle confère à l’amant découle du bien-être et du bonheur de l’être aimé. Or, contrairement à ce que les publicités peuvent suggérer, faire don de soi-même à un autre être humain procure un bonheur réel et durable. On ne peut pas refuser le sacrifice de soi et s’attendre dans le même temps à vivre l’« amour vrai » dont nous rêvons tous. On peut faire l’un ou l’autre, mais difficilement les deux en même temps…

Une autre voie avec Yann Kerninon : repenser l’Amour autrement (3)

A l’opposé Yann Kerninon propose une réflexion sur la libération amoureuse et sexuelle dans une société qui repose sur l’ordre moral et la misère affective.
L’amour apparaît comme l’expérience fondamentale qui bouleverse le quotidien. Mais le petit couple étriqué et la propriété sexuelle fondent toujours l’idéal amoureux. Yann Kerninon, dans son livre récent  » Vers une libération amoureuse », propose de réinventer l’amour.

L’incertitude et l’aventure du quotidien

Pour Yann Kerninon, l’amour peut être comparé au funambulisme. « En amour comme en danse sur fil, on ne peut guère espérer plus : savoir que ce ne sera pas facile, qu’il n’y a aucune recette ni aucun modèle déterminé, en prendre bien conscience, l’assumer, faire le deuil de tout espoir de solution facile, idéale, transparente », souligne Yann Kerninon. L’échec, le doute, les chutes font également parties de l’expérience amoureuse. Pourtant, il faut toujours « tenter de vivre la vie, autant que possible, dans toute la plénitude de son intensité », précise Yann Kerninon.
L’amour est une surprise. Ce bouleversement inattendu ébranle la stabilité du couple, du travail, de la vie raisonnable. L’amoureux se met en danger. Tout ce qui est prévisible n’est pas amour. L’amoureux accepte le danger tout en étant guidé par la vie. 
Mais l’amour n’est pas une simple affaire de réflexion intellectuelle. Cette aventure engage aussi le corps, les désirs sexuels, la jouissance. L’amour relie le corps, l’esprit, le monde.

La révolution amoureuse

« Malgré son lot comique de maladresses, de malentendus et de folklore  « alternatif », l’esprit des idéaux de libération sexuelle des années 68 était bien politique. Il s’agissait de faire une révolution, c’est-à-dire de changer l’ordre des choses », rappelle Yann Kerninon. Même le slogan naïf « Faites l’amour pas la guerre » dessine un autre projet de société. Ce slogan dénonce la violence et la brutalité des rapports humains pour proposer des relations plus harmonieuses fondées sur la rencontre, sur l’échange amoureux et érotique. « C’est en vidant la révolution sexuelle de son contenu politique, spirituel et amoureux que nous en avons fait une nouvelle misère humaine », souligne Yann Kerninon. La libération sexuelle doit permettre de réinventer l’amour et l’érotisme.
Le divorce et l’échangisme reposent sur le modèle du couple et de la propriété sexuelle. Pour échanger, il faut avoir une femme à posséder. 
« Nous tenons – mordicus – à la fidélité, à la monogamie, à l’exclusivité, à la possession de l’autre, à l’éternité, l’immuabilité et la sécurité de la situation », observe Yann Kerninon. Ces principes visent à simplifier les rapports humains. Mais ils reposent surtout sur l’hypocrisie. Au contraire, la complexité de la vie et des relations humaines doit être assumée. « Accepter l’errance, l’incertitude, l’infinie complexité des désirs et de l’amour, c’est accepter l’option d’une ouverture à l’ouvert sans cesse à rejouer, toujours jamais acquise », propose Yann Kerninon.

Le féminisme primaire et postmoderne participe à cette aberration en maintenant un attachement identitaire. « Tant que la guerre des sexes fait rage, les êtres ne se rencontrent pas et ne dérangent personne. Chacun est bien chez soi, qu’il soit seul ou en couple. Et le ressentiment, la haine, la jalousie prennent le pas sur la solidarité, l’amour, la camaraderie », souligne Yann Kerninon.

L’expérimentation de l’amour et de la vie

« L’amour est à réinventer, on le sait », affirme le poète Arthur Rimbaud. Contrairement à la révolution sexuelle qui suppose un renversement de l’ordre social, la libération amoureuse se construit ici et maintenant. « Nous pensons qu’il s’agit d’une tâche délicate, qui réclame douceur, doute, introspection et non pas des mots d’ordre, des slogans, des certitudes », affirme Yann Kerninon. Cette libération suppose une transformation des esprits et des mentalités. « Une conversion du regard sur l’amour, sur nous-mêmes et sur l’autre que nous rencontrons », précise Yann Kerninon.

L’amour fusionnel est à abandonner, tout comme la jalousie et la possession. Cette perspective suppose de lâcher prise et de lutter contre l’éducation que l’on subit dès l’enfance. « Vouloir posséder l’autre, c’est notre vieux réflexe qui, bien souvent d’ailleurs, nous dépossède de l’autre et de l’amour », souligne Yann Kerninon. La lassitude, les crispations, les souffrances et les séparations proviennent souvent de la jalousie. Avec le couple traditionnel, toute rencontre débouche alors vers une rupture. La peur et la possession, valorisées par la culture bourgeoise, priment sur le don et l’engagement. « La vénération crispée de la fidélité possessive est une vénération de l’ennui, du confort et de la crainte devant la vie et ses révélations », souligne Yann Kerninon.

 » La révolution, ça commence maintenant et chacun peut la faire en changeant, à la fois, sa manière de voir et sa manière de faire, l’organisation de sa propre vie », affirme pourtant Yann Kerninon. Cette proposition permet de sortir de l’utopie communautaire pour expérimenter d’autres manières de vivre à partir du quotidien. Le petit couple fermé ou le divorce ne sont pas les seules possibilités. L’expérimentation de la vie et de l’amour peut se réaliser ici et maintenant.

Entre Yann Kerninon qui nous invite à faire évoluer notre représentation de l’Amour et Zygmunt Bauman qui fait appel à notre engagement moral pour bâtir notre couple une fois que l’état amoureux s’est envolé, une chose reste certaine : ôter la contrainte économique et rendre à chaque partie son indépendance financière permet de penser autrement. Notez que les 2 points de vue ne sont pas forcément contraires…

Et les enfants dans tout ça ?

Oui, on reste encore ensemble pour les enfants ! Claude Martin, directeur au CNRS, note « l’insistance des discours culpabilisants adressés aux parents, considérés comme égoïstes, voire irresponsables ». Le regard des proches est lui aussi déterminant. Aux yeux de sa famille, et même de ses amis, mieux vaut être en couple – mal accompagné(e) – que père ou mère en solo ! Du coup, on s’arrange de son désamour et de son agacement sur fond de fiction savamment ficelée pour laisser penser que, non, la famille n’éclatera pas ! « Me séparer est au-dessus de mes forces, malgré la tristesse de ma vie de famille », raconte Pascale, 38 ans, en couple depuis quinze ans et mère d’une fille de 10 ans. L’équilibre de son enfant passe avant son propre bonheur, quitte à faire semblant. Croit-elle… car, pour Didier Pleux, ces situations « aberrantes » engendrent des « messages ambigus et paradoxaux » qui sont loin d’être bénéfiques aux enfants. Pour le psychologue clinicien, auteur d’« Un enfant heureux » (4), « c’est la sécurité affective mais aussi la frustration qui construit l’enfant. S’il n’apprend pas le principe de réalité, il sortira déstructuré de cette situation. Une chose est sûre, la résilience des enfants croît avec le réel, pas avec le cocooning ». D’autant plus, souligne-t-il, que « les enfants ont un sixième sens ». Ils comprennent rapidement que le couple qu’ils ont connu est devenu une mascarade.

Expliquer plutôt que protéger

A l’image de Florian, 24 ans, marqué par une histoire familiale fondée sur le mensonge et la haine : « Mes parents faisaient chambre à part, soi-disant parce que mon père ronflait. Ils n’avaient pas de gestes tendres, s’engueulaient, partaient en week-end séparément. Avec mon petit frère, on savait que quelque chose clochait entre eux. Il n’y avait plus d’amour depuis… trop longtemps. Le lendemain de mes 15 ans, j’ai calmement demandé à mes parents de divorcer. Le mensonge avait assez duré. » Pour Didier Pleux, il est évident que, lorsque l’enfant découvre la supercherie, le sentiment d’avoir été trompé est très fort. Et les conséquences, à la mesure de ce sentiment de trahison.  » Même si vous avez vécu ce type de schéma familial sans oser demander le divorce de vos parents, vous en restez évidemment profondément marqué.

On a fait le tour de l’aspect divorce / amour. Quelle que soit votre décision, reste maintenant des milliers de questions par rapport à votre projet d’entreprise :

  • comment être à la hauteur ?
  • comment s’y prendre ?
  • quelles erreurs éviter ?
  • Etc.

Traitons les questions les plus brûlantes tout de suite :

  • En quoi entreprendre va-t-il me changer et changer mon couple ?
  • Que dire du mythe du travail en couple ?
  • Les conseils aux couples d’entrepreneur
  • l’organisation réaliste
  • la confiance en soi nécessaire
  • l’argent nécessaire

En quoi entreprendre va-t-il me changer et changer mon couple ?

Une chose est indéniable : le fait d’entreprendre est un acte initiatique : vous ne serez JAMAIS plus la même personne après avoir vécu l’acte d’entreprendre. Vous ne penserez plus la même chose quand vous déambulerez dans les rues commerçantes de votre ville, quand un salarié d’une grande enseigne ne sera pas aimable avec vous, quand vous serez en ligne avec le SAV de votre fournisseur mobile ou encore tout simplement quand vous ferez des choix pour investir …

L’entrepreneuriat bien mené apporte aussi une forme de sagesse : on n’a plus le temps ni le goût pour se prendre la tête pour des futilités.

Et puis il faut le dire, entreprendre est un énorme moteur qui va vous aider à vous dépasser. Chaque jour vous allez sortir de votre zone de confort et ainsi

  • apprendre à prendre la parole plus facilement
  • développer votre écoute
  • rencontrer de nouvelles personnes qui vont vous ouvrir l’esprit
  • renforcer votre audace, votre ténacité et votre confiance en vous par effet boule de neige

Mise à part que votre moitié soit jalouse de vos progrès ce qui ne serait pas une preuve d’amour… vous devriez plutôt améliorer votre relation de couple.

Entreprendre peut donc être une formidable source de renouveau pour votre couple …

Que dire du mythe du travail en couple ?

Comme le dit Sylvaine Pascal sur son blog (5), « Si j’avais un reçu un Euro chaque fois que j’ai entendu le mythe N°1 au hit parade des idées reçues qui pourrissent la vie de couple, je n’aurais plus besoin de travailler. Je parle bien entendu de l’effrayant “dans un couple, il faut faire des concessions”.

Le terme de “concession” a un goût de renoncement, de sacrifice et celui qui abandonne quelque chose d’important  ses yeux pour céder aux exigences d’un partenaire a vite fait d’y trouver de la frustration et du ressentiment.

Et le ressentiment a une particularité: il a tendance à se planquer dans un recoin de notre tête et à enfler tout seul, l’air de rien. Inutile de s’étendre sur le fait que ça ne constitue pas des fondations très solides pour construire un projet commun.

Aux sinistres concessions, préférons dons les conciliations, qui consistent en quelque sorte à réfléchir en termes de puzzle: comment imbriquer les pièces des besoins, valeurs et aspirations de l’un et de l’autre pour les articuler et constituer un tout cohérent. Dans le cas de la reconversion à deux, il va s’agir, à chaque étape de l’exploration du job idéal, de mettre en commun la vision, mais aussi et surtout les besoins de chacun, et d’inventer ensuite les solutions qui vont prendre les deux en compte de façon équitable.

Ainsi la fonction de chacun dans l’entreprise, la répartition des tâches, l’organisation ont tout intérêt de convenir parfaitement aux deux, sous peine, là aussi de générer malentendus et ressentiment. Et pour qu’ils conviennent aux deux, il est nécessaire que chacun sache écouter et puisse s’exprimer sans imposer. »

Je me souviens avoir lu qu’il y avait moins de divorce chez les artisans commerçants travaillant en couple (je n’ai plus la source en tête)… sans doute car le divorce n’est pas un virage facile à négocier : le divorce peut entraîner la fermeture de l’entreprise si le contrat de mariage et le contrat régissant le travail de l’un et l’autre n’était pas clair , j’en parle dans mon MBA entrepreneur… Mais bien sûr tout dépend de la bonne intelligence des 2 parties !

Histoire vécue

Mon expert-comptable, une femme, a divorcé mais a gardé son mari comme collaborateur salarié dans l’entreprise ! Comme quoi c’est possible ! En bonne intelligence, chacun a refait sa vie et le travail a poursuivi son chemin sans pépin.

Les conseils aux couples d’entrepreneur

Seulement 5 % des entreprises créées en France sont lancées par des couples. Mais le cas est fréquent en franchise… La réussite d’un tel projet nécessite une excellente organisation, aussi bien sur le plan personnel, financier et juridique.

Le premier conseil clé est de prendre chacun dans son coin le temps de l’introspection : Qu’est-ce que j’attends avec ce projet ? Comment je vois les choses ? Qu’est-ce que je ne veux pas ? C’est le module n°1 du MBA Entrepreneur que vous pouvez commencer gratuitement ici avec la conférence les 6 étapes clés pour entreprendre sans risque.

Ensuite il faudra bien choisir le projet : cela passe par l’étude de marché évidemment !

Et puis classiquement se former aux rudiments de la gestion pour bâtir un prévisionnel solide, choisir le bon statut juridique, protéger le couple de la faillite de l’entreprise et protéger l’entreprise de la séparation des associés… Demandez à votre conjoint qu’est-ce qui se passera si vous divorcez au tout début de l’aventure est une sage précaution. On devrait toujours commencer par là ce qui ne vous empêchera pas de faire le point sur votre contrat de mariage ou de formaliser un pacte d’actionnaires qui précisent ces points. Il n’est pas idiot de définir clairement les rémunérations de chacun (au moins en % du possible) en fonction des responsabilités et du travail de chacun. Si vous n’avez pas un rôle de dirigeant, que vous n’assumez pas de responsabilité, vous devriez être rémunéré comme un salarié et non pas comme un co-gérant. Bizzarrement cela peut être aussi pacificateur de poser ces points là sur la table. Tous ces points sont traités dans le MBA Entrepreneur option Entreprendre en Sécurité.

Témoignages d’entrepreneurs en couple (6)

David et Katy Boncorps, Cartridge World
Crédits photo : DR
David et Katy Boncorps, multi-franchisés Cartridge World

« Nous traversons les joies et les inquiétudes au même moment »

David et Katy Boncorps, multi-franchisés Cartridge World à Troyes, Reims, Auxerre et Châlons-en-Champagne

UN CONCEPT SÉDUISANT

« Au départ, l’idée était de trouver une nouvelle expérience professionnelle pour ma femme, explique David Boncorps. En décembre 2003, le couple tombe sur une annonce de recrutement de l’enseigne australienne Cartridge World qui les séduit : la recharge de cartouches d’encre leur semble un marché à fort potentiel. En mars 2004, les deux conjoints s’envolent en Australie pour 15 jours de formation. Leur magasin, l’un des dix premiers en France, ouvre un mois plus tard à Troyes et rencontre immédiatement un excellent accueil, aussi bien auprès des particuliers que des professionnels.


UNE VIE PROFESSIONNELLE ENVAHISSANTE

Cette aventure représente un virage important pour toute la famille. « Avec quatre magasins à gérer, nos journées ne se terminent jamais, ce qui est assez pesant pour nos enfants de 12, 10 et 8 ans. Eux aussi sont devenus Cartridge World !»

Aparté : Personnellement je n’approuve pas ce genre de dérive et je fais en sorte d’éviter ce genre de problème avec ma formation MONREVE à découvrir en cliquant ici.


« Nous étions condamnés à réussir »

Christian et Catherine Bereaud, franchisés Comtesse du Barry à Annecy (Haute-Savoie)

UNE HISTOIRE FAMILIALE

Entrés dans le réseau Comtesse du Barry il y a dix ans, Christian et Catherine Bereaud ont toujours travaillé dans le commerce en famille. En 1999, ils ont donc décidé de quitter la mer pour la montagne et se sont installés dans les Alpes, où ils passaient souvent leurs vacances. « Au début nous avions plutôt en tête de vendre des produits régionaux en altitude… Mais lorsque nous avons appris que la boutique de gastronomie Comtesse du Barry se libérait à Annecy, nous nous sommes décidés très vite. »


DES RÔLES BIEN RÉPARTIS

Même si Christian Bereaud a été moteur pour ce projet, sa femme y a rapidement adhéré. Il est gérant, elle est salariée, tout s’est fait « naturellement ». Les rôles sont bien répartis : Christian s’occupe des commandes, Catherine gère la banque et « la paperasse », et tous deux vendent. Nous avons investi notre maison dans l’affaire : nous étions condamnés à réussir ! Notre seul regret est de ne pas avoir fait ce choix plus tôt. »

Aparté : je déteste ces clichés homme / femme ! Si vous voulez dépasser ces clivages, apprenez les nouvelles manières de manager un projet dans mon MBA Entreperneur à découvrir en cliquant ici.


Comment concilier l’entrepreneuriat avec la vie actuelle et ses contraintes organisationnelles qui sont déjà peut être fortes ?

Il n’y a pas de miracle : quand les journées sont déjà trop courtes, que vous avez le sentiment de ne pas avoir une minute à vous à cause de la vie de famille, des trajets et des tâches familiales, l’idée d’entreprendre peut sembler totalement folle… et elle le sera si vous choisissez n’importe comment le projet que vous allez construire.

Il faut intégrer dans votre réflexion votre type de vie et vos contraintes pour identifier un projet qui colle à votre vie… afin de ne pas créer de tension supplémentaire avec votre projet ! Combien de fois ai-je rencontré des entrepreneurs dont l’activité marchait bien mais qui ont décidé d’arrêter avant 24 mois parce que le quotidien ne leur plaisait pas.

Pour éviter cela,  je vous accompagne dans ma formation MONREVE à trouver le bon projet pour vous.

Non vous ne serez pas obligé de choisir entre :

X coller votre langue sur des enveloppes

X montrer vos seins à votre webcam

X enfiler des perles sur un collier

Le travail à domicile s’impose souvent comme une évidence à beaucoup d’entrepreneurs (neuses) qui avaient fait le choix du congé parental pour élever les enfants par exemple : cela ne veut pas dire que vous ne sortirez jamais de chez vous mais que 80% de votre temps peut être flexible, là où vous le voulez. Honnêtement c’est le TOP. Regardez mon dossier sur le travail à domicile.

Personnellement lorsque j’ai arrêté de faire 1 heure de route le matin et 1 heure de route le soir parce que j’avais entrepris, ma vie s’est allégée considérablement ! C’est quand même plus d’une journée par semaine qui s’est instantanément libérée !

Est-ce réaliste d’entreprendre après un burn out … Ou lorsqu’on a perdu toute confiance en soi ?

C’est plutôt une question que me posent des porteurs de projet solos qui se disent qu’entreprendre sera au-dessus de leurs forces. J’ai envie de vous répondre en vidéo sur ce point et j’espère marquer votre esprit.

Est-ce possible sans argent ou avec peu d’argent au départ ?

L’argent est souvent un faux problème. On peut monter des projets très gourmand à lancer et d’autres beaucoup moins… On peut avoir une stratégie court terme avec une activité faible en investissement qui permettra de préfinancer la 2ème étape du projet. On peut utiliser un ou plusieurs des 17 leviers de financement pour créer sa boite que j’explique dans ma formation MA CARTE AU TRESOR.

La plupart des activités à domicile avec une toute petite mise de fond. C’est donc tout à fait envisageable.

Alors entreprendre peut-il vous aider à divorcer sereinement … ou à souder votre couple ?

Assurément je peux dire qu’entreprendre pour retrouver son indépendance financière est la meilleure voie qui s’offre à vous… même si cela ne sera pas facile. Je ne vais pas vous raconter de salade.

Et finalement c’est comme l’argent : ce n’est ni bien ni mal. Tout dépend ce qu’on en fait. 😉 Vous devez entreprendre pour votre indépendance financière et votre liberté d’esprit.

Après décider de divorcer ou souder votre couple autour d’un nouveau projet, c’est à vous de voir ! Penser que vous divorcerez sereinement, je n’irai jamais jusque-là ! Est-ce bien raisonnable de penser cela possible ? Je ne le crois pas. Mais je pense que la réflexion des auteurs, sociologues et psychologiques interviewés peuvent vous aider à changer de regard sur le sujet.

Mes conseils clés pour réussir votre projet d’entreprendre :

1- Commencez par faire le point sur le revenu nécessaire pour que vous vous sentiez indépendant économiquement en enlevant tous les frais qui pourront être imputés sur l’entreprise : je vous explique cela dans mon dossier sur l’évasion fiscale pour tous et rassurez-vous on fait le point ensemble dans mon MBA Entrepreneur. En effet le bonheur n’est pas proportionnel à notre compte en banque : il est prouvé qu’au delà de 5000 euros par mois, notre bonheur n’augmente plus proportionnellement. Alors faites le point en 2 temps : éliminer les dépenses qui peuvent être imputées sur l’entreprise. Ensuite éliminez ce qui est dépense inutile. Vous devriez retrouver le sourire avec ce nouvel objectif d’indépendance financière.

Pourquoi éliminer ce qui peut être imputé sur l’entreprise ? Tout simplement parce qu’il faut 2,5 fois moins d’argent pour payer avec une entreprise qu’avec son argent puisque vous pouvez récupérer la TVA, n’avez pas à payer vos charges sociales ni impôt.

Exemple :

  • Quand vous dépensez 1200 euros TTC avec votre argent, il vous faut vous être versé 1200 euros + vos impôts : mettons 20% pour l’exemple, soit 240 euros de plus.
  • Pour que votre entreprise vous verse 1440 euros, elle doit payer vos charges sociales ce qui va porter le budget total à près de 2200 euros.
  • Si à contrario c’est l’entreprise qui paie, elle ne dépense que 1200 euros TTC et récupère ses 200 euros de TVA.
  • La dépense s’élève donc à 1000 euros contre 2200 dans l’autre montage.

2 – Choisissez le projet adapté à votre situation : lisez pour cela mes conseils dans mon guide 500 idées de business et si vous voulez que nous validions ensemble, rejoignez-moi dans mon parcours MONREVE. N’hésitez à avoir un projet à 2 étages comme une fusée : une de mes clientes actuelles a ainsi développé une activité alimentaire de proximité et travaille en parallèle un véritable projet de start up sur internet. C’est une bonne manière de faire les choses … et cela évite de toujours procrastiner !

3- Soyez lucide : cela ne sera pas facile tous les jours … Ne restez pas seul face à toutes vos questions … Charité bien ordonnée commence par soi-même. Découvrez mon cycle de conférences gratuites pour entreprendre sans risque et mettre toutes les chances de votre côté ! C’est bien ce que vous voulez ?

Regardez tout de suite la conférence !Les 6 étapes clés pour entreprendre sans risque

Voilà pour ce sujet bien difficile…. Il est clair que le dossier n’est pas complet ! Alors aidez-moi à le compléter : si ce sujet vous touche, que vous avez des idées à partager pour aider tout un chacun à réfléchir, que vous avez des questions ou que vous voulez simplement partager votre ressenti ou votre histoire, n’hésitez pas à poster un commentaire ci-dessous.

 

 

 

(1) http://www.marieclaire.fr/,on-est-separes-mais-on-habite-ensemble,20258,645020.asp

(2) http://sspsd.u-strasbg.fr/IMG/pdf/Vivre_dans_la_modernite_liquide._Entretien_avec_Zygmunt_Bauman.pdf

(3) Source: Yann Kerninon, Vers une libération amoureuse. Propositions romantiques, érotiques et politiques, Libella Maren Sell, 2012

(4) Un enfant heureux, Ed. Odile Jacob.

(5) http://www.ithaquecoaching.com/articles/la-reconversion-professionelle-en-couple-506.html

(6) https://www.lesechosdelafranchise.com/entreprendre-en-couple/creation-entreprise-quatre-vies-de-couples-en-franchise-2489.php