Macreationdentreprise.fr

De l'envie à la réalité

Faut-il ĂȘtre con pour entreprendre en France ?
Table des matiĂšres

Faut-il ĂȘtre : Pourquoi vous devez lire ce dossier

Attachez vos ceintures et plongez dans cet article palpitant qui explore le monde de l’entrepreneuriat en France ! Il met en lumiĂšre les dĂ©fis financiers, avec une fiscalitĂ© qui fait frissonner et des charges sociales qui donnent des sueurs froides. Mais ce n’est pas tout, car il rĂ©vĂšle Ă©galement les prĂ©jugĂ©s culturels nĂ©gatifs auxquels font face les entrepreneurs.

Cependant, ne vous laissez pas dĂ©courager, car cet article rĂ©vĂšle Ă©galement les joyaux cachĂ©s tels que le marchĂ© intĂ©rieur florissant, les multiples aides au dĂ©marrage qui vous tendent les bras, et la protection juridique. 

Vous souhaitez comprendre pourquoi entreprendre en France peut ĂȘtre une dĂ©cision judicieuse ? Lisez cet article dĂšs maintenant ! et dĂ©couvrez la rĂ©ponse Ă  la question clĂ© : Faut-il ĂȘtre con pour entreprendre en France ?

Plus de dĂ©tails, d’informations, d’astuces, de pĂ©pites et de liens vers des ressources gratuites pour entrepreneurs dans l’article ci-dessous !

SĂ©rieusement, faut-il ĂȘtre con pour entreprendre en France ?

    <p style="text-align: justify;">Non, ce n’est pas une question Ă  la con ;-)<br />Beaucoup de gens se la posent avec raison.</p><p style="text-align: justify;">La preuve : on raconte partout que c’est le must de la rĂ©ussite professionnelle, et d’ailleurs <a href="https://www.macreationdentreprise.fr/creation-entreprise/">un français sur trois aimerait crĂ©er une entreprise, 
 mais seulement 500 000 se lancent chaque annĂ©e...</a></p><p style="text-align: justify;">Il y a eu d'ailleurs beaucoup de discussions sur ma page Facebook quand j'ai publiĂ© Ă  ce sujet : plus de 60 commentaires en quelques jours...</p><p style="text-align: justify;"><iframe style="border: none; overflow: hidden;" src="https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fantonella.viland.macreationdentreprise%2Fposts%2F1086013031458078&width=500" width="500" height="534" frameborder="0" scrolling="no"></iframe></p><h2 style="text-align: justify;">Entreprendre en France : il doit bien y avoir un bug quelque part !</h2><p style="text-align: justify;">Car ce ne sont pas que des raisons individuelles, tout le monde peut entreprendre ! A condition de se prĂ©parer et de se former bien sĂ»r (lire mon article sur les choses Ă  savoir sur la <a href="https://www.macreationdentreprise.fr/formation-creation-entreprise-ceque-vous-devez-savoir/">formation Ă  la crĂ©ation d'entreprise</a>).</p><p style="text-align: justify;">Soit dit en passant, si l’idĂ©e d’entreprendre vous titille vous pouvez tĂ©lĂ©chargez gratuitement tous les ebooks dont vous pouvez avoir besoin pour rĂ©ussir, y compris pour trouver une <a href="https://www.macreationdentreprise.fr/bonne-idee-de-business/">bonne idĂ©e de business</a>.</p><h2 style="text-align: justify;"><strong>Est-ce que c’est une si bonne idĂ©e d’entreprendre en France ?</strong></h2><p style="text-align: justify;">J’ai analysĂ© pour vous les pour et les contre en vous donnant des donnĂ©es factuelles et mon avis Ă  propos. Commençons par les contre, car honnĂȘtement, c’est ce qui vient en premier Ă  l’esprit ;-). Et tout d’abord la question qui fĂąche : l’argent, car oui peut-ĂȘtre qu’on peut <a href="https://www.macreationdentreprise.fr/comment-trouver-de-largent-sans-les-banques-pour-lancer-son-entreprise/">gagner de l’argent</a> quand on entreprend
</p>

Les questions d’argent en France c’est la galĂšre

MĂȘme le PrĂ©sident Hollande l’a dit « je n’aime pas les riches » ; incroyable non ?

Quand on conjugue nos héritages culturels, ça fait un sacré cocktail !

  • la religion catholique qui interdisait le prĂȘt Ă  intĂ©rĂȘt
  • les nobles qui n’avait pas le droit d’avoir une activitĂ© lucrative
  • la plus forte prĂ©sence en Europe des idĂ©es communistes dans l’aprĂšs-guerre
  • le plus gros secteur public d’Europe avec des fonctionnaires et assimilĂ©s qui pensent souvent que faire des choses pour de l’argent c’est mal (pourtant ils ne sont pas bĂ©nĂ©voles
)
  • etc.

Du coup, il faut reprendre tout cet “argent fait sur le dos des travailleurs” et on accumule plusieurs records mondiaux :

La France championne du monde pour le taux d’imposition des sociĂ©tĂ©s !

On est à 38% pour une moyenne mondiale à 22% et la moyenne européenne est à 23%.
Du coup les grosses entreprises qui ont les moyens de payer des armĂ©es d’avocats et de fiscalistes, deviennent les championnes de l’évasion fiscale, et le taux moyen de paiement de l’IS est de moins de 9% !

Mais la plupart des petits entrepreneurs qui réussissent eux sont à 38%, à moins de rejoindre le club des évadés ! Je vous prépare un billet là dessus pour trÚs bientÎt !

halteres trop lourdes

Et mĂȘme quand on ne rĂ©ussit pas financiĂšrement, les charges sociales sont Ă©levĂ©s. Et d’ailleurs, en tant qu’entrepreneur, mĂȘme quand on ne se paye pas encore, on doit payer des charges pour ses salariĂ©s :

La France championne du monde pour les charges sociales

Et largement, a deuxiÚme nation derriÚre, la Belgique, est à 15 points derriÚre ! Les allÚgements de charges sociales ne vont pas de si tÎt nous faire perdre la premiÚre place du podium. Il y a encore de la marge pour faire des « cadeaux aux patrons » !

charges sociales employeur monde

source rapport KPMG sur les systÚmes fiscaux dans le monde : les charges employeur

Ne me faĂźtes pas dire ce que je n’ai pas dit : je ne suis pas contre les impĂŽts, car il faut bien payer pour les infrastructures de services publics et la solidaritĂ© entre citoyens, mais clairement la France a fait le choix d’imposer les entreprises fortement, pour des raisons essentiellement culturelles citĂ©es plus haut, plus qu’idĂ©ologiques puisque les changements sont minimes quand les gouvernements changent.

La cage dorée du salariat

En France, quoi qu’on en dise, le statut de salariĂ© est trĂšs protecteur, surtout quand on a un CDI dans une grosse boĂźte dans laquelle la direction ne veut pas faire la une des journaux avec des licenciements ou des scandales aux prudhommes.

Quand on appartient au secteur public ou parapublic (CCI, EDF, SNCF, etc.) c’est encore plus vrai. Il n’y a qu’Ă  parler d’activitĂ© commerciale ou entrepreneuriat Ă  ces employĂ©s, on se rend compte qu’ils ne se rendent pas compte des rĂ©alitĂ©s du terrain.

Aussi, cela peut rendre plus difficile de se lancer dans l’entrepreneuriat, de voler de ses propres ailes et d’assumer des risques, quand on a eu longtemps une rĂ©munĂ©ration fixe qui tombe tous les mois quoiqu’il arrive, les RTT, le comitĂ© d’entreprise pour les vacances, etc.

J’ai aussi des amis fonctionnaires qui sont malheureux dans leur travail (surtout les profs), mais qui “ne voient pas ce qu’ils pourraient faire d’autre” comme travail, et en grattant un peu, ils reconnaissent qu’ils ne se sentent pas d’abandonner une rĂ©munĂ©ration Ă  vie (les conditions de retraite Ă©tant aussi trĂšs favorables) pour aller “dans l’inconnu”.

Entrepreneur ? Quelle “prise en charge” ?

Il faut rappeler qu’en France, la santĂ© du travailleurs est de la responsabilitĂ© de l’employeur, l’employabilitĂ© du salariĂ© est de la responsabilitĂ© de l’employeur, et mĂȘme la quantitĂ© du travail fourni est de la responsabilitĂ© de l’employeur (un juge peut considĂ©rer qu’il y a eu dĂ©faut d’encadrement si l’employĂ© n’a rien fichu !).

Tout cela participe d’un climat de “prise en charge” peu propice au dĂ©veloppement de l’esprit entrepreneurial. Seules les personnes qui ont un vrai dĂ©sir de libertĂ© ou une nĂ©cessitĂ© Ă©conomique entreprennent. Cela n’est pas considĂ©rĂ© comme une “activitĂ© normale” en France; il n’y a qu’Ă  voir les Ă©tonnements ou l’ignorance que l’on rencontre avec les administrations en tant que citoyen entrepreneur. MĂȘme les services d’impĂŽts des entreprises n’arrivent pas Ă  se faire Ă  l’idĂ©e que la rĂ©munĂ©ration dĂ©finitive du gĂ©rant est fixĂ©e aprĂšs la fin de l’exercice et pas au dĂ©but


La cage pas dorĂ©e de l’employeur …

Les arguments dans un sens de protection se retrouvent dans l’autre sens quand on est employeur. On n’a pas le droit Ă  l’erreur de recrutement : ça coĂ»te trĂšs cher (voir mon article sur le sujet). MĂȘme un licenciement Ă©conomique quand on a une baisse d’activitĂ© et qu’on doit allĂ©ger les charges fixes pour ne pas creuser des pertes, ce sont pas mal de chĂšques Ă  faire au moment oĂč c’est le plus difficile.

Il y a en France une forme de pĂ©nalisation du licenciement comme si l’employeur mettait Ă  la porte avec 
 un plaisir sadique. Pourquoi les indemnitĂ©s de licenciements ne seraient pas payĂ©es par PĂŽle Emploi ? C’est une clause de solidaritĂ© et d’assurance qui pourrait ĂȘtre mutualisĂ©e, plutĂŽt que d’alourdir la note Ă  payer par un employeur en difficultĂ©.

 

Bien sĂ»r il y a des sadiques et des salauds partout y compris chez les patrons, et les indemnitĂ©s pour rupture abusive peuvent ĂȘtre lĂ  pour ça quand c’est justifiĂ©, mais un licenciement dans une TPE quand on est proche des gens, est toujours douloureux pour un patron. Mon mari s’Ă©tait mĂȘme retrouvĂ© le dos bloquĂ© pendant 3 semaines juste aprĂšs un entretien de fin de pĂ©riode d’essai oĂč il avait du se sĂ©parer d’une collaboratrice.

Une Ă©conomie moins dynamique que les pays comparables

En termes d’augmentation de la richesse par habitant (PIB/habitant) la France fait moins bien depuis 40 ans. Cela est du notamment Ă  la baisse du temps de travail et aux retraites prĂ©coces qui font baisser la productivitĂ© globale de l’Ă©conomie.

evolution PIB par habitant

La croyance gĂ©nĂ©reuse mais erronĂ©e que l’on peut partager le travail entre jeunes et vieux (retraites Ă  60 ans ou moins selon les secteurs) ou chĂŽmeurs et employĂ©s (les 35H) a fait des ravages sur la crĂ©ation de richesses en France.

Et encore c’est une croyance parmi d’autres qui pĂ©nalisent l’entrepreneuriat.

La culture française anti-entrepreneuriale

  • l’interdiction de l’Ă©chec (un dĂ©pĂŽt de bilan et on est rayĂ© du systĂšme de crĂ©dit mĂȘme Ă  titre personnel pendant des annĂ©es)
  • la “prĂ©paration psychologique” des Ă©tudiants par l’Ă©ducation nationale Ă  ne pas se faire “exploiter” par les employeurs (or on sait bien qu’un diplĂŽmĂ© a peu de compĂ©tences directement utilisables sur le terrain qui permettent de rentabiliser son poste au salaire qu’il souhaiterait , et qu’il doit se former au contact de la rĂ©alitĂ©, d’oĂč les salaires d’entrĂ©e plus faibles ou les stages; lĂ  encore seules les grosses boĂźtes peuvent investir plusieurs annĂ©es sur un jeune qui sera rentable plus tard, et ce sont elles qui nĂ©gocient les salaires minimum des conventions collectives
)
  • les prĂ©jugĂ©s sur l’activitĂ© commerciale rĂ©putĂ©e ĂȘtre l’art de l’arnaque des clients
  • la mĂ©fiance envers le patron, rĂ©putĂ© s’en mettre plein les fouilles (la rĂ©munĂ©ration moyenne des entrepreneurs jusqu’Ă  20 salariĂ©s est de 50 000 € par an : pas de quoi faire fortune ! et encore on ne peut jamais calculer le taux horaire d’un patron; pensez aux horaires des commerçants
)
  • les conseils des parents qui rĂȘvent d’une “bonne place” pour leurs enfants (le “plaçou” comme on dit dans mon Limousin d’adoption)
  • pas de crĂ©dit personnel ou de location de logement possible sans caution avant d’avoir plusieurs annĂ©es de rĂ©munĂ©ration prouvables avec vos bilans : “normal” vous n’ĂȘtes pas en CDI ou fonctionnaire 

  • l’incomprĂ©hension de vos voisins quand vous avez la chance de pouvoir travailler depuis chez vous (“on se demande ce qu’il/elle peut bien faire 
.”, “ça a l’air d’ĂȘtre tranquille”,…)
  • le regard des salariĂ©s qui jugent votre contribution Ă©conomiques au temps passĂ© au bureau et pas Ă  vos responsabilitĂ©s ou vos compĂ©tences : “en tant que patron vous pouvez travailler quand vous voulez 
 et prendre vĂ©ritablement plaisir Ă  travailler“, c’est vrai ! on a le droit de travailler le week-end si on veut 
 LOL
  • quand vous avez quelques salariĂ©s et pas des centaines, vous vous rendez compte combien vous ĂȘtes vulnĂ©rable au dĂ©part d’un collaborateur clĂ© que vous avez formĂ© pendant des annĂ©es et qui peut vous quitter en quelques semaines sans avoir Ă  se justifier (comme vous dans le cas inverse) devant un tribunal de prudhommes du prĂ©judice que son dĂ©part brutal vous a causĂ© 
 (je sais quand on est salariĂ©, ça paraĂźt Ă©norme de dire un truc pareil, on pense par culture que l’employeur c’est celui qui est fort qu’il faut contrĂŽler et le salariĂ© qui est faible qu’il faut protĂ©ger
 en fait c’est toujours une question de circonstances et de cas particuliers). C’est vrai aussi en cas de comportements mal intentionnĂ© ou de sabotage, vous ne pouvez juste que le virer, pas demander des dommages et intĂ©rĂȘts comme c’est le cas dans le sens inverse.
  • la mĂ©fiance du fisc pour qui vous ĂȘtes un fraudeur en puissance
  • etc.

le PrĂ©sident Chirac montrant l’exemple 


Quand on est entrepreneur, on se rend compte que le handicap culturel de la France est plus grave que le handicap financier de la fiscalité ou le handicap juridique de la lourdeur réglementaire. De tout cela résulte :

La faible attractivité entrepreneuriale de la France

La presse et les pouvoirs publics aiment Ă  se gargariser de rĂ©ussites de start-ups françaises (souvent parties aux US rĂ©ussir d’ailleurs). Mais c’est l’arbre qui cache la forĂȘt. En matiĂšre d’Ă©cosystĂšme entrepreneurial de l’innovation, la France est jugĂ©e peu attractive par les investisseurs Ă  risque (venture-capital) :

countries-as-destinations
classement de l’attractivitĂ© par pays pour les investisseurs dans les entreprises innovantes.

Ce classement est diffĂ©rent de ceux qui parlent de l’attractivitĂ© des investissements Ă©trangers en gĂ©nĂ©ral, lĂ  il s’agit bien des investissements Ă©trangers qui souhaitent se porter sur des entreprises prometteuses en phase de dĂ©marrage.

Cela veut dire qu’il est plus difficile de trouver des financements entrepreneuriaux qu’ailleurs. Le systĂšme bancaire est aussi peu rĂ©ceptif. Il faut de la persĂ©vĂ©rance et des mĂ©thodes adaptĂ©es pour se faire financer. Et aussi de l’imagination, on ne pense souvent pas Ă  certaines pistes plus faciles. Je propose une formation spĂ©ciale pour dĂ©crocher des financements facilement.

Parce que oui, si on apprend de ceux qui connaissent les bons chemins, on arrive plus sĂ»rement Ă  destination que si on part tout seul dans une forĂȘt inconnue et sans guide ! ” L’union fait la force” : tout le monde connait le dicton ?

Oui, on peut parfaitement entreprendre en France !

Un riche marché de proximité

PIB par habitant
PIB par habitant et par pays en dollars

En France on rĂąle tout le temps c’est connu. Et s’il y a en effet beaucoup de sujets pour le faire, c’est aussi parce que c’est un grand pays trĂšs riche et que l’on a largement les moyens de faire mieux avec les talents qu’il faut et toutes les ressources disponibles.

La France est quand mĂȘme le 6Ăšme marchĂ© mondial avec des inĂ©galitĂ©s moins fortes qu’ailleurs et un marchĂ© intĂ©rieur Ă  fort pouvoir d’achat. C’est trĂšs important le marchĂ© intĂ©rieur, car c’est la possibilitĂ© d’adresser une clientĂšle de proximitĂ© avec la mĂȘme culture, donc sans moyens supplĂ©mentaires que nĂ©cessitent l’exportation ou l’implantation Ă  l’Ă©tranger. C’est ce qui fait la force de l’Ă©conomie amĂ©ricaine et pourrait faire celle de l’Europe si elle Ă©tait plus unifiĂ©e. Prenez Apple : le marchĂ© amĂ©ricain reprĂ©sente encore prĂšs de la moitiĂ© de leur chiffre d’affaire, et ils lancent leurs produit les plus innovants d’abord en fonction de ce marchĂ© (le paiement par iPhone par exemple). Cela leur permet de tester un nouveau marchĂ© au plus prĂšs de chez eux et avec tous les contacts et la comprĂ©hension des habitudes de consommation qu’il faut avant d’Ă©largir la cible.

Une continuité de situation pour des marchés  plus larges

De plus le fait qu’il n’y ait pas de fossĂ© entre les riches et les pauvres, mais une continuitĂ© de situation, permet d’avoir des marchĂ©s plus larges.

Enfin, dans une Ă©conomie oĂč la dimension service est de plus en plus importante mĂȘme quand on vend des produits, la comprĂ©hension culturelle des comportements d’achats est vitale. Et c’est plus facile quand on est du pays.

De nombreuses aides au démarrage

tremplin

OK on a l’impression parfois que la crĂ©ation d’entreprise est une course d’obstacles administrative. Mais c’est aussi qu’il y a beaucoup d’aides et de protection.

Les demandeurs d’emplois par exemple qui reprĂ©sentent un tiers des crĂ©ateurs bĂ©nĂ©ficient de dispositifs avantageux avec l’ACCRE et l’ARCE par exemple. De toute façon, depuis le 1er Janvier 2019, tout le monde peut bĂ©nĂ©ficier de l’ACCRE ! ( mais ce n’est pas le cas de l’ARCE)

Les salariĂ©s peuvent garder la sĂ©curitĂ© de revenir chez leur employeur si leur projet de crĂ©ation d’entreprise ne s’avĂšre pas ĂȘtre aussi intĂ©ressant que prĂ©vu avec le congĂ© crĂ©ation d’entreprise.

Toute un sĂ©rie d’aides et de financements sont aussi largement disponibles, j’en parle dans chaque sujet quand il y en a de possibles; sachant qu’il ne faut pas non plus tomber dans le piĂšge de construire son projet en fonction des aides, il faut le prendre comme un bonus, pas comme un objectif en soi qui oriente le projet. C’est vrai par exemple pour le recrutement. En ces temps de chĂŽmage de masse, beaucoup d’aides sont conditionnĂ©es Ă  l’emploi. C’est un piĂšge, car en phase de dĂ©marrage il faut repousser au plus tard possible l’engagement sur des charges fixes qui rendent l’entreprise moins flexible. C’est un moment oĂč les orientations peuvent encore beaucoup changer car on fait des dĂ©couvertes tous les jours sur l’adĂ©quation projet/marchĂ©/ entrepreneur, et il faut pourvoir changer de cap sans se sentir liĂ© par des “coups partis”. Et des licenciements coĂ»tent chers en France. Vous pouvez lire aussi mon article sur les risques Ă  Ă©viter dans les recrutements

C’est pourquoi, Ă  mon avis, en termes de coups de pouce au dĂ©marrage, les entrepreneurs ont plus besoin de souplesse pour s’adapter que de rĂ©ductions de charges ou de subventions, car l’argent ça se trouve plus facilement que l’on croit (cf. mon dernier point de cet article).

Un Etat de droit qui protÚge les gens réglo

john Wayne sheriff

Souvent on ne pense pas Ă  la chance que l’on a de vivre en France sur des sujets qui nous paraissent Ă©vidents : par exemple :

  • la libertĂ© d’expression et de comportement tant que l’on ne nuit pas aux autres
  • l’accĂšs facile Ă  un systĂšme de soins globalement satisfaisant, surtout en cas de coup dur oĂč l’on est pris en charge Ă  100%
  • des infrastructures consĂ©quentes : les routes, le haut dĂ©bit Internet, la tĂ©lĂ©phonie, ou mĂȘme les amĂ©nagements urbains ou ruraux (je suis toujours frappĂ© quand je voyage mĂȘme dans des pays riches de voir combien la France excelle sur ces points)
  • tout ce qui est fait en faveur des familles et pas seulement l’offre publique; les Ă©trangers en visite sont souvent frappĂ©s par la bienveillance tĂ©moignĂ©e par les français envers les enfants et les familles
  • la protection sociale, certes perfectible, mais qui fait que personne n’est laissĂ© sur le bord de la route
  • etc.

Il y a un point sur lequel je voudrais insister parce qu’il nous parait Ă©vident mais il est trĂšs important pour la vie des affaires : c’est ce qu’on appelle “l’Etat de Droit”. C’est le fait que la sociĂ©tĂ© est organisĂ©e selon un ensemble de rĂšgles juridiques hiĂ©rarchisĂ©es et mĂȘme les autoritĂ©s y compris les plus Ă©levĂ©es doivent rĂ©pondre de leurs actes. Cela veut dire aussi, que si la France a certes une bureaucratie tatillonne et qu’il y a des rĂšgles parfois pesantes, sur tous les sujets, et bien il y a des rĂšgles, et elles sont respectĂ©es car contrĂŽlĂ©es. Alors bien sĂ»r on peut trouver pleins de contre-exemples oĂč l’on peut se scandaliser de telle ou telle impunitĂ© ou violation mais globalement par rapport aux autres pays, on a la chance de vivre dans un pays oĂč ĂȘtre rĂ©glo ça paye. Il y a trĂšs peu de corruption, la France fait partie du top 10% des pays les moins corrompu. Et quand vous faĂźtes des dĂ©marches ou que vous ĂȘtes contrĂŽlĂ©s vous n’ĂȘtes jamais sollicitĂ© pour des dessous de table pour obtenir une autorisation comme cela est le cas pour beaucoup de pays dans lesquels si vous voulez que votre dossier avance, il faut des payer de pots-de-vin.

Corruption_2014

Et Ă©galement, la prĂ©sence de mafias est trĂšs limitĂ©e. Vous ne rendez de compte Ă  personne si ce n’est aux autoritĂ©s qui font respecter les rĂšgles applicables Ă  tous. Allez comme je n’ai pas l’habitude d’ĂȘtre langue de bois, je vais citer des exemples sectoriels et gĂ©ographiques. C’est clair que quand vous montez une activitĂ© oĂč circule beaucoup d’argent liquide comme les bars ou boĂźte de nuit, il y a des risques dans certaines villes que vous subissiez des pressions Ă  donner des enveloppes Ă  des bandes qui vont vous “protĂ©ger”. De mĂȘme, si l’on prend l’aspect gĂ©ographique sur la CĂŽte d’Azur, les affaires de corruption sont assez rĂ©pandues, et cela dĂ©croĂźt quand on s’Ă©loigne du Sud-Sud-Est de la France.

Italian-Mafia

Un accĂšs facile aux financements pour les TPE si ! si !

arrosage projet

J’ai parlĂ© des aides et financements publics qui sont nombreux en France mais il y aussi les financements privĂ©s. Quoi qu’on en dise l’accĂšs au crĂ©dit est facile pour les TPE notamment (cf. le rapport). En fait plus de 80% des projets prĂ©sentent un business plan avec une demande de prĂȘt l’obtiennent ! Et il y a plein d’autres façons de se financer, j’aborde tout cela dans ma formation spĂ©ciale financements.

Voici en infographie l’indice entrepreneurial français

Malheureusement, en France seulement moins d’un crĂ©ateur sur cinq se fait accompagner. Aussi, beaucoup se lancent sans une prĂ©paration personnelle Ă  la hauteur du dĂ©fi entrepreneurial, en se disant je demanderais Ă  droite et gauche si j’ai besoin, au cousin Jules, Ă  mon ancien collĂšgue AndrĂ©, ou une connaissance de ma femme. Entrepreneur c’est un mĂ©tier exaltant, mais difficile 
 si l’on ne s’y forme pas. C’est comme apprendre Ă  Ă©crire : ça paraĂźt incroyablement complexe quand on dĂ©marre, et ça devient une seconde nature quand on s’est formĂ©, on ne pense mĂȘme plus au processus d’Ă©criture quand on le fait on pense juste au sens de ce qu’on veut dire ! Etre dirigeant d’entreprise c’est pareil.

explorateur

Bien sĂ»r vous pouvez me dire que je prĂȘche pour ma paroisse, puisque mon mĂ©tier c’est d’accompagner les entrepreneurs 🙂 Mais si je suis si passionnĂ© par mon mĂ©tier, c’est bien parce que j’ai pu constater avec des milliers d’exemples, combien se former fait la diffĂ©rence entre un plan galĂšre quand on crĂ©e en tĂątonnant, et une nouvelle vie Ă©panouissante quand on s’y est correctement prĂ©parĂ©.

Alors n’hĂ©sitez pas Ă  consulter les centaines d’articles de mon blog, les dizaines de guides gratuits Ă  tĂ©lĂ©charger, et considĂ©rer sĂ©rieusement Ă  vous faire accompagner par des professionnels entrepreneurs comme vous (cf. mon article ce qu’il faut savoir sur la formation Ă  la crĂ©ation d’entreprise).

Quoiqu’il en soit, le dĂ©bat reste ouvert, faut-il ĂȘtre con pour entreprendre en France ? J’attends vos commentaires constructifs, enrichissements, pour et contre, etc. Je ne saurais conclure en 3000 mots sur une si vaste question, le dĂ©bat reste ouvert ! 😉

Et n’oubliez pas de tĂ©lĂ©charger le guide des meilleurs outils du web pour les entrepreneurs en cliquant ici !

Pour aller plus loin, ces articles peuvent vous intéresser :

Une vidĂ©o intitulĂ©e : “Oui, la France est un paradis pour les entrepreneurs !” pour enrichir votre rĂ©flexion :

Avec Fabrice Cavarretta, Professeur associĂ© de leadership et d’entrepreneuriat Ă  l’Essec.

<

p style=”text-align: justify;”>
Qu’en pensez-vous ? Est-ce que cela vous amĂšne une idĂ©e ou une rĂ©action Ă  partager ?

Faut-il ĂȘtre con pour entreprendre en France ?

14 commentaires sur “Faut-il ĂȘtre con pour entreprendre en France ?

  1. remarques pertinentes. Cependant comme Philippe je suis au bout de ma mansuĂ©tude. J’ai vĂ©cu entrepreneur indĂ©pendant en Belgique. Dans ce pays je payais de lourdes charges sociales ainsi que des impĂŽts Ă  hauteur de ces charges, et c’est tout. De plus je bĂ©nĂ©ficiais d’un retour de mes charges sociales.
    Je suis entrepreneur en France maintenant. Les charges sociales (RSI) sont aussi lourdes qu’en Belgique mais on a un retour trĂšs faible (maladie, retraite, assedics (inexistants)). Et surtout il faut ajouter des charges et des taxes dans tous les sens qui tombent tout le long de l’annĂ©e. Donc nous sommes rĂ©ellement plus chargĂ©s et taxĂ©s en France.
    Ma conclusion est : bien que mon commerce fonctionne bien je n’en tire pas de bĂ©nĂ©fice et j’ai un salaire d’environ 5€/heure les mois oĂč je peux me le payer. Quand aux Ă©conomies rĂ©sultants de mon travail Ă  l’Ă©tranger (puisqu’ici je suis en dĂ©ficit personnel, pas d’Ă©conomies possibles) elles ont Ă©tĂ© entiĂšrement englouties dans des frais divers imposĂ©s par des lois impartiales et strictement nourriciĂšres de l’Etat.
    conseil: n’entreprenez pas en France tant que la politique envers les TPE n’aura pas subit un remaniement complet, et Ă  bon escient.
    ĂȘtre salariĂ© en France c’est ĂȘtre sur-protĂ©gĂ© (et c’est bien), ĂȘtre fonctionnaire en France c’est ĂȘtre sur-protĂ©gĂ© et bĂ©nĂ©ficier de privilĂšges, ĂȘtre indĂ©pendant en France c’est ĂȘtre responsable de tout et ĂȘtre sur-chargĂ©s.
    Que ceux qui se sentent offusquĂ©s se fassent connaitre et je me ferai un plaisir de comparer avec eux avantages/inconvĂ©nients de chaque statuts (en prĂ©cisant que ce n’est pas mon statut le pire). Cela pourrait servir d’informations Ă  beaucoup…

  2. Je suis un jeune repreneur (42 ans) d’une entreprise de 15 salariĂ©s. Votre article est trĂšs vrai mais il faut une dose d’inconcience tout de mĂȘme pour se lancer. AprĂšs, et seulement aprĂšs Il faut beaucoup de savoir faire.
    Il faut y croire et se lancer. La France taxe, maltraite et n’aime pas les chefs d’entreprises mais aprĂšs avoir travaillĂ© dans plus de 30 pays, je n’imaginais pas entreprendre ailleurs qu’en France (en Angleterre mais c’Ă©tait avant le Brexit 😊).
    Il existe beaucoup d’aide en France, profitons-en et dĂ©veloppons l’entreprenariat dans notre pays.
    Encore merci

  3. Merci Antonella pour cet article qui illustre bien les points forts et faibles de notre beau pays, pour en tirer des enseignements plus constructifs que la sinistrose ambiante. Osons entreprendre encore et encore….mĂȘme aprĂšs un Ă©chec. ..vos billets me donnent envie de me relancer dans l’aventure alors que je me disais “plus jamais ça ” il y a 2 mois lors du dĂ©pĂŽt de bilan de la sociĂ©tĂ© que j’avais crĂ©Ă©e.

    1. Si vous saviez combien j’ai d’anciens entrepreneurs dans ma formation MBA entrepreneur / entreprendre en Securite !
      Il n’est jamais trop tard pour structurer votre prochain projet !
      Et on a besoin d’entrepreneurs 🙂

  4. Bonjour Antonella,
    Merci de mettre des mots sur les idées que je me fais de la France..
    Je suis agent EDF depuis plus de douze ans, la quarantaine approchant,
    les questions fusent et je me demande pourquoi ne pas sortir de ce carcan.
    Vous lire marque un tournant dans ma motivation de changement.
    Je parcours actuellement les liens sus mentionnĂ©s et …
    Wow y’a du boulot.
    @ bientĂŽt surement.

  5. 1991… SDF, je pensais pouvoir bĂ©nĂ©ficier de dĂ©lais pour rĂ©gler mes premiĂšres cotisations obligatoires auprĂšs de la CIPAV, une caisse de retraite, et pouvoir crĂ©er un atelier d’Ă©crivain public Ă  PĂ©rigueux en Dordogne dans une rĂ©gion enclavĂ©e. HĂ©las, dĂšs le premier mois d’activitĂ©, un harcĂšlement dĂ©butera auquel je ne pourrais faire face. A l’Ă©poque, il n’y avait pas d’Internet ni d’Ă©changes possibles sur les forums. On devait accepter les diktats, d’oĂč qu’ils viennent ! AprĂšs que cette scandaleuse caisse a Ă©tĂ© montrĂ©e du doigt par la Cour des Comptes (2014), les langues sont en train de se dĂ©lier. Vous voulez en savoir un peu plus, lisez mes articles, le dernier consacrĂ© Ă  notre “dĂ©sespĂ©rante wife minister” Marisol Touraine et au bon gros roi de France François qui ont choisi de laisser faire… Je suis Ă©diteur et un peu nĂšgre littĂ©raire Ă  l’occasion et mon seul souci aujourd’hui c’est de dĂ©noncer cette mascarade pour qu’entreprendre en France ne soit plus rĂ©servĂ© aux seules Ă©lites ! Louis PETRIAC, PĂ©rigueux

  6. Je viens de finir votre article et je ne peux que contribuer en applaudissant Ă  vos Ă©crits.
    Patron d’une entreprise de 13 personnes, m’Ă©tant pris deux prudhommes sans justification mais quand mĂȘme condamnĂ©, j’ai fini par dĂ©poser le bilan de mes trois sociĂ©tĂ©s, je suis “black list” dans tous les Ă©tablissements bancaires.
    Oui. La France est un pays merveilleux mais je vais la quitter pour poursuivre mes affaires et mon travail. Je jette l’Ă©ponge.
    Pourtant, je vous assure que mes pairs au tribunal de commerce m’ont soutenus et ne m’ont jamais cassĂ©.
    Votre article est trĂšs juste et sans prĂ©jugĂ©. C’est juste la situation aprĂšs trop de lois votĂ©es par des hommes et femmes politiques tellement Ă©loignĂ©s de la vĂ©ritĂ© de ce que nous, petits patrons, vivons quotidiennement.
    Bravo.

    1. Merci Philippe pour votre commentaire et votre partage d’expĂ©rience.
      Dans quel pays allez-vous vous expatrié ?
      Bien Ă  vous

Donnez votre avis, partagez votre expérience ou vos ressentis !

Besoin d'un plan d'action personnalisé pour avancer ?

A propos de l’auteur

N'oubliez pas vos guides gratuits

Étude de marchĂ©, modĂšle de business plan gratuit, prĂ©visionnel et bien d’autres encore ! 

Retour en haut