Faut-il être con pour entreprendre en France ?

Non, ce n’est pas une question à la con 😉
Beaucoup de gens se la posent avec raison.

La preuve : on raconte partout que c’est le must de la réussite professionnelle, et d’ailleurs un français sur trois aimerait créer une entreprise, … mais seulement 500 000 se lancent chaque année…

Il y a eu d’ailleurs beaucoup de discussions sur ma page Facebook quand j’ai publié à ce sujet : plus de 60 commentaires en quelques jours…

Il doit bien y avoir un bug quelque part !

Car ce ne sont pas que des raisons individuelles, tout le monde peut entreprendre ! A condition de se préparer et de se former bien sûr (lire mon article sur les choses à savoir sur la formation à la création d’entreprise)
Soit dit en passant, si l’idée d’entreprendre vous titille vous pouvez téléchargez gratuitement tous les ebooks dont vous pouvez avoir besoin pour réussir, y compris pour trouver une bonne idée de business.

Mais revenons à notre sujet : est-ce que c’est une si bonne idée d’entreprendre en France ?

Ce que je vous explique dans ce billet :

J’ai analysé pour vous les pour et les contre en vous donnant des données factuelles et mon avis à propos :

  • des questions d’argent,
  • du poids des impôts,  
  • de la cage dorée du salariat,
  • de la vie de patron,
  • du dynamisme de l’économie,
  • des financements,
  • de la culture entrepreneuriale,
  • des aides,
  • des règles,
  • des potentiels des marchés, …

Commençons par les contre, car honnêtement, c’est ce qui vient en premier à l’esprit ;-). Et tout d’abord la question qui fâche : l’argent, car oui peut-être qu’on peut gagner de l’argent quand on entreprend…

Les questions d’argent en France c’est la galère

Même le Président Hollande l’a dit « je n’aime pas les riches » ; incroyable non ?

Quand on conjugue nos héritages culturels, ça fait un sacré cocktail:
– la religion catholique qui interdisait le prêt à intérêt
– les nobles qui n’avait pas le droit d’avoir une activité lucrative
– la plus forte présence en Europe des idées communistes dans l’après-guerre
– le plus gros secteur public d’Europe avec des fonctionnaires et assimilés qui pensent souvent que faire des choses pour de l’argent c’est mal (pourtant ils ne sont pas bénévoles…)
– etc.

Du coup, il faut reprendre tout cet « argent fait sur le dos des travailleurs » et on accumule  plusieurs records mondiaux :

La France championne du monde pour le taux d’imposition des société  !

On est à 38% pour une moyenne mondiale à 22% et la moyenne européenne est à 23%.
Du coup les grosses entreprises qui ont les moyens de payer des armées d’avocats et de fiscalistes, deviennent les championnes de l’évasion fiscale, et le taux moyen de paiement de l’IS est de moins de 9% !
Mais la plupart des petits entrepreneurs qui réussissent eux sont à 38%, à moins de rejoindre le club des évadés ! Je vous prépare un billet là dessus pour très bientôt !

halteres trop lourdes

Et même quand on ne réussit pas financièrement, les charges sociales sont élevés. Et d’ailleurs, en tant qu’entrepreneur, même quand on ne se paye pas encore, on doit payer des charges pour ses salariés :

La France championne du monde pour les charges sociales

Et largement, a deuxième nation derrière, la Belgique, est à 15 points derrière ! Les allègements de charges sociales ne vont pas de si tôt nous faire perdre la première place du podium. Il y a encore de la marge pour faire des « cadeaux aux patrons » !

charges sociales employeur monde

source rapport KPMG sur les systèmes fiscaux dans le monde : les charges employeur

Ne me faîtes pas dire ce que je n’ai pas dit : je ne suis pas contre les impôts, car il faut bien payer pour les infrastructures de services publics et la solidarité entre citoyens, mais clairement la France a fait le choix d’imposer les entreprises fortement, pour des raisons essentiellement culturelles citées plus haut, plus qu’idéologiques puisque les changements sont minimes quand les gouvernements changent.

La cage dorée du salariat

salon or prison

En France, quoi qu’on en dise, le statut de salarié est très protecteur, surtout quand on a un CDI dans une grosse boîte dans laquelle la direction ne veut pas faire la une des journaux avec des licenciements ou des scandales aux prudhommes.

Quand on appartient au secteur public ou parapublic (CCI, EDF, SNCF, etc.) c’est encore plus vrai. Il n’y a qu’à parler d’activité commerciale ou entrepreneuriat à ces employés, on se rend compte qu’ils ne se rendent pas compte des réalités du terrain.

Aussi, cela peut rendre plus difficile de se lancer dans l’entrepreneuriat, de voler de ses propres ailes et d’assumer des risques, quand on a eu longtemps une rémunération fixe qui tombe tous les mois quoiqu’il arrive, les RTT, le comité d’entreprise pour les vacances, etc.

J’ai aussi des amis fonctionnaires qui sont malheureux dans leur travail (surtout les profs), mais qui « ne voient pas ce qu’ils pourraient faire d’autre » comme travail, et en grattant un peu, ils reconnaissent qu’ils ne se sentent pas d’abandonner une rémunération à vie (les conditions de retraite étant aussi très favorables) pour aller « dans l’inconnu ».

Entrepreneur ? Quelle « prise en charge » ?

Il faut rappeler qu’en France, la santé du travailleurs est de la responsabilité de l’employeur, l’employabilité du salarié est de la responsabilité de l’employeur, et même la quantité du travail fourni est de la responsabilité de l’employeur (un juge peut considérer qu’il y a eu défaut d’encadrement si l’employé n’a rien fichu !).

Tout cela participe d’un climat de « prise en charge » peu propice au développement de l’esprit entrepreneurial. Seules les personnes qui ont un vrai désir de liberté ou une nécessité économique entreprennent. Cela n’est pas considéré comme une « activité normale » en France; il n’y a qu’à voir les étonnements ou l’ignorance que l’on rencontre avec les administrations en tant que citoyen entrepreneur. Même les services d’impôts des entreprises n’arrivent pas à se faire à l’idée que la rémunération définitive du gérant est fixée après la fin de l’exercice et pas au début…

La cage pas dorée de l’employeur …

Les arguments dans un sens de protection se retrouvent dans l’autre sens quand on est employeur. On n’a pas le droit à l’erreur de recrutement : ça coûte très cher (voir mon article sur le sujet). Même un licenciement économique quand on a une baisse d’activité et qu’on doit alléger les charges fixes pour ne pas creuser des pertes, ce sont pas mal de chèques à faire au moment où c’est le plus difficile.

Il y a en France une forme de pénalisation du licenciement comme si l’employeur mettait à la porte avec … un plaisir sadique. Pourquoi les indemnités de licenciements ne seraient pas payées par Pôle Emploi ? C’est une clause de solidarité et d’assurance qui pourrait être mutualisée, plutôt que d’alourdir la note à payer par un employeur en difficulté.

sadique jack nicholson

Bien sûr il y a des sadiques et des salauds partout y compris chez les patrons, et les indemnités pour rupture abusive peuvent être là pour ça quand c’est justifié, mais un licenciement dans une TPE quand on est proche des gens, est toujours douloureux pour un patron. Mon mari s’était même retrouvé le dos bloqué pendant 3 semaines juste après un entretien de fin de période d’essai où il avait du se séparer d’une collaboratrice.

Une économie moins dynamique que les pays comparables

En termes d’augmentation de la richesse par habitant (PIB/habitant) la France fait moins bien depuis 40 ans. Cela est du notamment à la baisse du temps de travail et aux retraites précoces qui font baisser la productivité globale de l’économie.

evolution PIB par habitant

La croyance généreuse mais erronée que l’on peut partager le travail entre jeunes et vieux (retraites à 60 ans ou moins selon les secteurs) ou chômeurs et employés (les 35H) a fait des ravages sur la création de richesses en France.

Et encore c’est une croyance parmi d’autres qui pénalisent l’entrepreneuriat. On peut citer aussi en vrac :

La culture française anti-entrepreneuriale

  • l’interdiction de l’échec (un dépôt de bilan et on est rayé du système de crédit même à titre personnel pendant des années)
  • la « préparation psychologique » des étudiants par l’éducation nationale à ne pas se faire « exploiter » par les employeurs (or on sait bien qu’un diplômé a peu de compétences directement utilisables sur le terrain qui permettent de rentabiliser son poste au salaire qu’il souhaiterait , et qu’il doit se former au contact de la réalité, d’où les salaires d’entrée plus faibles ou les stages; là encore seules les grosses boîtes peuvent investir plusieurs années sur un jeune qui sera rentable plus tard, et ce sont elles qui négocient les salaires minimum des conventions collectives…)
  • les préjugés sur l’activité commerciale réputée être l’art de l’arnaque des clients
  • la méfiance envers le patron, réputé s’en mettre plein les fouilles (la rémunération moyenne des entrepreneurs jusqu’à 20 salariés est de 50 000 € par an : pas de quoi faire fortune ! et encore on ne peut jamais calculer le taux horaire d’un patron; pensez aux horaires des commerçants…)
  • les conseils des parents qui rêvent d’une « bonne place » pour leurs enfants (le « plaçou » comme on dit dans mon Limousin d’adoption)
  • pas de crédit personnel ou de location de logement possible sans caution avant d’avoir plusieurs années de rémunération prouvables avec vos bilans : « normal » vous n’êtes pas en CDI ou fonctionnaire …
  • l’incompréhension de vos voisins quand vous avez la chance de pouvoir travailler depuis chez vous (« on se demande ce qu’il/elle peut bien faire …. », « ça a l’air d’être tranquille »,…)
  • le regard des salariés qui jugent votre contribution économiques au temps passé au bureau et pas à vos responsabilités ou vos compétences :  « en tant que patron vous pouvez travailler quand vous voulez … » , c’est vrai ! on a le droit de travailler le week-end si on veut … LOL
  • quand vous avez quelques salariés et pas des centaines, vous vous rendez compte combien vous êtes vulnérable au départ d’un collaborateur clé que vous avez formé pendant des années et qui peut vous quitter en quelques semaines sans avoir à se justifier (comme vous dans le cas inverse) devant un tribunal de prudhommes du préjudice que son départ brutal vous a causé … (je sais quand on est salarié, ça paraît énorme de dire un truc pareil, on pense par culture que l’employeur c’est celui qui est fort qu’il faut contrôler et le salarié qui est faible qu’il faut protéger… en fait c’est toujours une question de circonstances et de cas particuliers). C’est vrai aussi en cas de comportements mal intentionné ou de sabotage, vous ne pouvez juste que le virer, pas demander des dommages et intérêts comme c’est le cas dans le sens inverse.
  • la méfiance du fisc pour qui vous êtes un fraudeur en puissance
  • etc.

chirac resquille                       le Président Chirac montrant l’exemple …

Quand on est entrepreneur, on se rend compte que le handicap culturel de la France est plus grave que le handicap financier de la fiscalité ou le handicap juridique de la lourdeur réglementaire. De tout cela résulte :

La faible attractivité entrepreneuriale de la France

La presse et les pouvoirs publics aiment à se gargariser de réussites de start-ups françaises (souvent parties aux US réussir d’ailleurs). Mais c’est l’arbre qui cache la forêt. En matière d’écosystème entrepreneurial de l’innovation,  la France est jugée peu attractive par les investisseurs à risque (venture-capital) :

countries-as-destinations

classement de l’attractivité par pays pour les investisseurs dans les entreprises innovantes.

Ce classement est différent de ceux qui parlent de l’attractivité des investissements étrangers en général, là il s’agit bien des investissements étrangers qui souhaitent se porter sur des entreprises prometteuses en phase de démarrage.

Cela veut dire qu’il est plus difficile de trouver des financements entrepreneuriaux qu’ailleurs. Le système bancaire est aussi peu réceptif. Il faut de la persévérance et des méthodes adaptées pour se faire financer. Et aussi de l’imagination, on ne pense souvent pas à certaines pistes plus faciles. Je propose une formation spéciale pour décrocher des financements facilement.

Parce que oui, si on apprend de ceux qui connaissent les bons chemin, on arrive plus sûrement à destination que si on part tout seul dans une forêt inconnue et sans guide !  » L’union fait la force » : tout le monde connait le dicton ?

Un riche marché de proximité

PIB par habitant

PIB par habitant et par pays en dollars

En France on râle tout le temps c’est connu. Et s’il y a en effet beaucoup de sujets pour le faire, c’est aussi parce que c’est un grand pays  très riche et que l’on a largement les moyens de faire mieux avec les talents qu’il faut et toutes les ressources disponibles.

La France est quand même le 6ème marché mondial avec des inégalités moins fortes qu’ailleurs et un marché intérieur à fort pouvoir d’achat. C’est très important le marché intérieur, car c’est la possibilité d’adresser une clientèle de proximité avec la même culture, donc sans moyens supplémentaires que nécessitent l’exportation ou l’implantation à l’étranger. C’est ce qui fait la force de l’économie américaine et pourrait faire celle de l’Europe si elle était plus unifiée. Prenez Apple : le marché américain représente encore près de la moitié de leur chiffre d’affaire, et ils lancent leurs produit les plus innovants d’abord en fonction de ce marché (le paiement par iPhone par exemple). Cela leur permet de tester un nouveau marché au plus près de chez eux et avec tous les contacts et la compréhension des habitudes de consommation qu’il faut avant d’élargir la cible.

De plus le fait qu’il n’y ait pas de fossé entre les riches et les pauvres, mais une continuité de situation, permet d’avoir des marchés plus larges.

Enfin, dans une économie où la dimension service est de plus en plus importante même quand on vend des produits, la compréhension culturelle des comportements d’achats est vitale. Et c’est plus facile quand on est du pays.

De nombreuses aides au démarrage

tremplin

OK on a l’impression parfois que la création d’entreprise est une course d’obstacles administrative. Mais c’est aussi qu’il y a beaucoup d’aides et de protection.

Les demandeurs d’emplois par exemple qui représentent un tiers des créateurs bénéficient de dispositifs avantageux avec l’ACCRE et l’ARCE par exemple.

Les salariés peuvent garder la sécurité de revenir chez leur employeur si leur projet de création d’entreprise ne s’avère pas être aussi intéressant que prévu avec le congé création d’entreprise.

Toute un série d’aides et de financements sont aussi largement disponibles, j’en parle dans chaque sujet quand il y en a de possibles; sachant qu’il ne faut pas non plus tomber dans le piège de construire son projet en fonction des aides, il faut le prendre comme un bonus, pas comme un objectif en soi qui oriente le projet. C’est vrai par exemple pour le recrutement. En ces temps de chômage de masse, beaucoup d’aides sont conditionnées à l’emploi. C’est un piège, car en phase de démarrage il faut repousser au plus tard possible l’engagement sur des charges fixes qui rendent l’entreprise moins flexible. C’est un moment où les orientations peuvent encore beaucoup changer car on fait des découvertes tous les jours sur l’adéquation projet/marché/ entrepreneur, et il faut pourvoir changer de cap sans se sentir lié par des « coups partis ». Et des licenciements coûtent chers en France. Vous pouvez lire aussi mon article sur les risques à éviter dans les recrutements 

C’est pourquoi, à mon avis, en termes de coups de pouce au démarrage, les entrepreneurs ont plus besoin de souplesse pour s’adapter que de réductions de charges ou de subventions, car l’argent ça se trouve plus facilement que l’on croit (cf. mon dernier point de cet article).

Un Etat de droit qui protège les gens réglo

john Wayne sheriff

Souvent on ne pense pas à la chance que l’on a de vivre en France sur des sujets qui nous paraissent évidents : par exemple :

  • la liberté d’expression et de comportement tant que l’on ne nuit pas aux autres
  • l’accès facile à un système de soins globalement satisfaisant, surtout en cas de coup dur où l’on est pris en charge à 100%
  • des infrastructures conséquentes : les routes, le haut débit Internet, la téléphonie, ou même les aménagements urbains ou ruraux (je suis toujours frappé quand je voyage même dans des pays riches de voir combien la France excelle sur ces points)
  • tout ce qui est fait en faveur des familles et pas seulement l’offre publique; les étrangers en visite sont souvent frappés par la bienveillance témoignée par les français envers les enfants et les familles
  • la protection sociale, certes perfectible, mais qui fait que personne n’est laissé sur le bord de la route
  • etc.

Il y a un point sur lequel je voudrais insisté parce qu’il nous parait évident mais il est très important pour la vie des affaires : c’est ce qu’on appelle « l’Etat de Droit ». C’est le fait que la société est organisée selon un ensemble de règles juridiques hiérarchisées et même les autorités y compris les plus élevées doivent répondre de leurs actes. Cela veut dire aussi, que si la France a certes une bureaucratie tatillonne et qu’il y a des règles parfois pesantes, sur tous les sujets, et bien il y a des règles, et elles sont respectées car contrôlées. Alors bien sûr on peut trouver pleins de contre-exemples où l’on peut se scandaliser de telle ou telle impunité ou violation mais globalement par rapport aux autres pays, on a la chance de vivre dans un pays où être règlo ça paye. Il y a très peu de corruption, la France fait partie du top 10% des pays les moins corrompu. Et quand vous faîtes des démarches ou que vous êtes contrôlés vous n’êtes jamais sollicité pour des dessous de table pour obtenir une autorisation comme cela est le cas pour beaucoup de pays dans lesquels si vous voulez que votre dossier avance, il faut des payer de pots-de-vin.

Corruption_2014

Et également, la présence de mafias est très limitée. Vous ne rendez de compte à personne si ce n’est aux autorités qui font respecter les règles applicables à tous. Allez comme je n’ai pas l’habitude d’être langue de bois, je vais citer des exemples sectoriels et géographiques. C’est clair que quand vous montez une activité où circule beaucoup d’argent liquide comme les bars ou boîte de nuit, il y a des risques dans certaines villes que vous subissiez des pressions à donner des enveloppes à des bandes qui vont vous « protéger ». De même, si l’on prend l’aspect géographique sur la Côte d’Azur, les affaires de corruption sont assez répandues, et cela décroît quand on s’éloigne du Sud-Sud-Est de la France.

Italian-Mafia

Un accès facile aux financements pour les TPE si ! si !

arrosage projet

J’ai parlé des aides et financements publics qui sont nombreux en France mais il y aussi les financements privés. Quoi qu’on en dise l’accès au crédit est facile pour les TPE notamment (cf le rapport ). En fait plus de 80% des projets présentent un business plan avec une demande de prêt l’obtiennent ! Et il y a plein d’autres façons de se financer, j’aborde tout cela dans ma formation spéciale financements.

Malheureusement, en France seulement moins d’un créateur sur cinq se fait accompagner. Aussi, beaucoup se lancent sans une préparation personnelle à la hauteur du défi entrepreneurial, en se disant je demanderais à droite et gauche si j’ai besoin, au cousin Jules, à mon ancien collègue André, ou une connaissance de ma femme. Entrepreneur c’est un métier exaltant, mais difficile … si l’on ne s’y forme pas. C’est comme apprendre à écrire : ça paraît incroyablement complexe quand on démarre, et ça devient une seconde nature quand on s’est formé, on ne pense même plus au processus d’écriture quand on le fait on pense juste au sens de ce quon veut dire ! Etre dirigeant d’entreprise c’est pareil.

explorateur

Bien sûr vous pouvez me dire que je prêche pour ma paroisse, puisque mon métier c’est d’accompagner les entrepreneurs 🙂 Mais si je suis si passionné par mon métier, c’est bien parce que j’ai pu constater avec des milliers d’exemples, combien se former fait la différence entre un plan galère quand on crée en tâtonnant, et une nouvelle vie épanouissante quand on s’y est correctement préparé.

Alors n’hésitez pas à consulter les centaines d’articles de mon blog, les dizaines de guides gratuits à télécharger, et considérer sérieusement à vous faire accompagner par des professionnels entrepreneurs comme vous (cf. mon article ce qu’il faut savoir sur la formation à la création d’entreprise).

Quoiqu’il en soit, le débat reste ouvert, faut-il être con pour entreprendre en France ? J’attends vos commentaires constructifs, enrichissements, pour et contre, etc.  Je ne saurais conclure en 3000 mots sur une si vaste question, le débat reste ouvert ! 😉 

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