Démission pour création d’entreprise : ce que vous devez SAVOIR !

Envisager une démission pour création d’entreprise, quitter son job pour entreprendre : est-ce une folie ? Créer son entreprise en étant salarié alors que partout c’est la crise et que tout le monde rêve de la soit disant « sécurité de l’emploi », n’est-ce pas un peu trop risqué ?

Pesons ensemble :

  • les pour
  • et les contre
  • avant de passer en revue les précautions à prendre pour que ce rêve se transforme en réalité avec succès.
  • et enfin les modalités de négociation de votre départ

Tout ceci ne pouvant aller sans la préparation de votre projet d’entreprise évidemment ! Pour cela, je vous ai aussi préparé plusieurs guides gratuits ici :

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Démission pour création d’entreprise : 3 arguments contre

Il est assez facile de passer en revue les arguments qui vont à l’encontre d’une telle idée. Ce sont les plus répandus !

  •  Arrêtez-moi si vous n’avez jamais entendu ça : « démissionner pour monter sa boîte, c’est insensé ! Tu es fou / folle ! gardes ton CDI … »

« Tu as vu comment machin galère avec ses missions d’intérim … » « Avec la crise, tu devrais plutôt chercher à passer des concours et à avoir la sécurité de l’emploi ». Si en plus, votre projet est une véritable reconversion professionnelle, alors vous risquez fort d’être mal jugé par tout votre entourage.. Je vous ai préparé à ce propos un article sur les 20 erreurs à ne pas faire quand on envisage une reconversion professionnelle et comment dépasser le regard des autres.

  • Dans le même esprit, certains préfèrent avoir l’illusion de la sérénité avec une récurrence de petit revenu …

… plutôt que de devoir gérer l’alternance des périodes fastes et des moments délicats quand on entreprend … Bien sûr si vous n’avez jamais su mettre 3 sous de côté pour un projet quelconque, ce serait criminel de vous laisser penser que la vie d’entrepreneur à elle seule va vous transformer … Ce n’est pas un choix idéal pour les flambeurs et les sur-endettés chroniques qui favorisent systématiquement les plaisirs immédiats sur la réussite durable. CLAIREMENT.

  • Envisager de donner sa démission pour création d’entreprise, c’est aussi mal perçu par bon nombre de conjoint(e)s qui voient surtout le dérèglement de la vie de famille et la perte de la régularité des week-ends et des congés payés.

C’est vrai que l’entrepreneur prend plutôt ses congés quand ses clients sont absents … plutôt que lorsque la température extérieure atteint des records ! Parfois cela peut correspondre : imaginons que vous vendiez des jouets, alors vous pourrez prendre des congés d’été sans problème parce que le gars de la saison est en fin d’année. En revanche si vous êtes glacier ou travailler avec les touristes, vous avez intérêt à ouvrir boutique quand il fait chaud ! En tous les cas, la perception du conjoint est importante car le soutien familial est un facteur clé de succès important : je vous aide d’ailleurs à l’obtenir avec mon guide couple dans mon programme de formation pour les entrepreneurs « Entreprendre en Sécurité ». Cette paralysie, que peut renforcer le regard du conjoint si les choses n’ont pas été correctement mises à plat, entraîne énormément de procrastination : si vous pensez à entreprendre depuis plusieurs années et que vous n’avez pas avancé, regardez donc mes conseils pour lutter contre la procrastination entrepreneuriale.

  • La démission pour création d’entreprise est d’autant plus coûteuse qu’on a des avantages acquis en nature dans son emploi actuel.

Pensons à tous ceux qui ont voiture, téléphone, ordinateur, carte carburant, miles pour les trajets en avion, Mutuelle, plan Epargne ENTREPRISE, 13 ème voire 14 ème mois, Comité d’Entreprise, étrennes de Noël … Évidemment dans ces conditions, il faut être soit sacrément motivé par son projet, soit totalement écoeuré ou en limite burn out de son emploi actuel pour oser partir. Mais c’est plus vite arrivé qu’on ne croit d’être en burn out avec nos managers français qui n’ont rien compris à la psychologie de l’être humain et encore moins aux changements de génération (voir mon article comment se protéger du burn out) Quand votre patron divise pour mieux régner, vous refuse des avantages qui ne lui coûteraient pas beaucoup ou manque cruellement de flexibilité, le vers est dans le fruit. La réflexion est en marche !

  • Enfin naturellement c’est le poids de la responsabilité de la famille qui s’imposera à beaucoup comme une interdiction de poser sa démission pour création d’entreprise.

 » Tu ne peux pas faire ça, je viens d’accoucher, pense à l’avenir de Nathaniel ..  »  » On ne peut pas prendre de risque : dans 7 ans, Justine voudra faire des études supérieures, il faut qu’on puisse lui payer un appartement à l’autre bout de la France pendant 5-6 ans.. »,etc.

De loin, tout cela semble de bon sens … Mais ne serait-ce pas plutôt des croyances partagées par la majorité ?

J’aime bien cette citation à ce propos.

Démission pour création d'entreprise

Voyons de plus près ce qu’il en est avec les arguments en faveur d’une démission pour création d’entreprise.

Démission pour création d’entreprise : et si c’était un geste plus sécuritaire que l’illusion de la sécurité de l’emploi ?

  • Quand on connaît le taux de chômage actuel et qu’on prend un instant pour le rapprocher du taux d’embauche en CDD par rapport aux CDI, on comprend rapidement que la précarité se généralise : en pratique le CDI est en voie d’extinction ! 93% des embauches actuelles sont en CDD  !

Rationnellement beaucoup de personnes préfèrent créer leur emploi pour assurer elles-mêmes sa perennité plutôt que d’espérer qu’un hypothétique employeur les embauchent durablement (ou les garde durablement…) Qu’est-ce qui peut d’ailleurs nous faire espérer qu’un contrat dure plus de 24 mois de nos jours ? Rien honnêtement.

  • Le licenciement n’épargne personne, même les meilleurs !

(d’ailleurs c’est aussi souvent la récompense des meilleurs, car ils font peur à leurs collègues et attisent les jalousies…).

Une certitude s’impose à celui qui prend du recul : on est plus en sécurité à gérer soi-même son portefeuille de clients qu’à laisser cela à son patron. Créer son entreprise en étant salarié est donc une saine mesure de précaution : si vous mettez votre ceinture de sécurité au volant et que vous évitez de prendre l’autoroute dans le mauvais sens … Alors ce comportement devrait vous sembler légitime maintenant. 😉 Pour pouvoir récolter des légumes pour la saison prochaine, il faut anticiper en préparant le potager dès maintenant, en plantant les graines, en arrosant ….

cycle-recolte-Démission pour création d'entreprise

Pour pouvoir assurer votre vie future, c’est maintenant que vous devez vous préparer. Et maintenant, c’est aujourd’hui … Surtout avant de vivre le cauchemar de tous ses salariés qui se pointent un matin alors que l’employeur est parti à tout jamais en dehors du pays avec la caisse dans la nuit. Cela arrive plus souvent qu’on imagine. Il y a des voyous dans tous les milieux, y compris chez les patrons.

  • La démission pour création d’entreprise est le meilleure remède contre tous les maux liés à notre mal-être au travail :

Problème de dos, hypertension, mal bouffe, conséquences du stress, manque de sommeil et de soleil, pas de temps pour faire du sport, … Quand on sait que le stress coûte plus de 3 milliards d’euros par an à la France ( indemnités des arrêts de travail, traitement des problèmes de santé susnommés …), on se dit que cela vaut le coup ! Bref, prendre sa vie en main est salvateur et permet d’éviter dépression, burn out et troubles divers. Évidemment certains imaginent qu’entreprendre c’est plus de stress.. En fait c’est plus d’incertitude à gérer mais un sentiment de maîtrise de sa vie supérieur à celui qu’on éprouve quand on reste salarié. Personnellement, en cas de problèmes,  je préfère avoir à choisir entre plusieurs portes de secours potentielles plutôt que d’être coincée dans l’ascenseur quand l’immeuble est en train de brûler ! Pas vous ?

Démission pour création d’entreprise : comment transformer l’essai en succès ? Les 6 pré-requis indispensables.

Je vais vous dire la vérité : Créer son entreprise en étant salarié est un gros challenge qui demande du travail, de la réflexion et des efforts.

Désolé, mais vous n’êtes pas tombé à la bonne adresse si vous vouliez entendre le genre de discours à la mode comme celui-ci  » monte ta micro-entreprise en 5 minutes sur le web et deviens riche sans investissement, sans connaissance technique, sans prospect, voire sans expertise  » ! Ce genre de promesse me fait hurler : quel manque d’éthique de la part des vendeurs et quelle naïveté du côté des acheteurs …

riche Démission pour création d'entreprise

Bien, ceci étant dit, vous avez dit  » OK Je crée mon job. Antonella, comment réussir ? « 

  • Pré-requis n°1 pour créer son entreprise en étant salarié : avoir une première expérience salariale ! C’est un peu comme  » quel est la couleur du cheval blanc d’Henri IV ? »

J’ai rencontré beaucoup de jeunes qui veulent lancer leur boîte sans passer par la case salarié : c’est très difficile car on manque de réalisme, d’expérience… Pour ceux qui ont des parents entrepreneurs qui ont réussi, c’est un peu moins difficile s’ils ont été curieux et investis aux côtés de leurs parents et que ces derniers ont réussi à évoluer avec le temps ! Pourquoi plaider en faveur d’une première expérience ? Parce que c’est plus facile de faire mieux que quelque chose qu’on connaît que de partir du néant … Vous éviterez de nombreuses erreurs.

  • Pré-requis n°2 pour créer son entreprise en étant salarié : choisir un projet qui vous anime !

Plus votre projet vous permet de vous réaliser personnellement, plus votre flamme est forte, plus ce sera facile de persévérer, d’être convaincant et de réussir ! J’aimerais que vous puissiez répondre à cette question par l’affirmative : est-ce mon projet me prend aux tripes et va apporter du bonheur à mes clients ? Si c’est oui, on tient une très bonne piste !

  • Pré-requis n°3 pour créer son entreprise en étant salarié : savoir utiliser les dispositifs d’aide dédiés

Il faut envisager son projet par étape : on peut commencer par un congé sabbatique puis enchaîner avec un congé création d’entreprise : soit 12 à 36 mois pour tester son projet sans avoir à démissionner et ainsi être certain de pouvoir reprendre son poste ultérieurement. J’en parle ici sur les types de congé et là sur le congé création d’entreprise plus particulièrement.

Ensuite, au moment de la rupture du contrat de travail, suivant que l’on procède à une démission ou à une rupture conventionnelle ou à un licenciement, on pourra soit :

  1. bénéficier de son maintien aux allocations chômage (15 mois pour les moins de 50 ans et jusqu’à 36 pour les plus de 50 ans) : c’est en effet possible sans difficulté en cas de rupture conventionnelle ou de licenciement. Pour les démissions, il faudra demander une étude de dossier après 90 jours de carence mais cela reste tout à fait possible.
  2. Autre solution : garder ses droits au chômage … Au cas où ! Si dans les 3 ans, vous deviez déposer le bilan, vous pourriez alors reprendre vos droits acquis préalablement.

Si on prend la solution avec le maximum de parachutes, on a donc 36 mois de congé puis 36 mois encore à fond sur le projet … Soit 6 ans pour s’essayer et la garantie d’un gilet de sauvetage salarial à la fin 🙂 pas mal, non ?

gilet-de-sauvetage Démission pour création d'entreprise

  • Pré-requis n°4 pour créer son entreprise en étant salarié : se poser LA bonne question.

Malgré tout ça, les statistiques font peur avec 1 échec sur 2 à 3 ans …

Savez-vous ce qui différencie les gens qui réussissent des autres ?

Ils ne font pas comme les autres ! Ils ne se demandent pas « comment créer son ENTREPRISE rapidement ? » Ils se demandent « comment créer son ENTREPRISE durablement ? »

A ce propos, j’ai rédigé un article de fond pour prendre le bon itinéraire. Il est tellement important que je l’ai mis sur la page d’accueil de mon site. Lisez-le de bout en bout pour y voir clair et éviter tous les pièges qui sont cachés sur ce périlleux chemin qu’est l’entrepreneuriat. C’est ici.

  • Pré-requis n°5 pour créer son entreprise en étant salarié : ne pas hésiter à créer une première activité en parallèle.

Un point reste indéniable : l’apprentissage du métier d’entrepreneur prend un certains temps … Pourquoi ne pas y aller crescendo ? De nombreux projets peuvent se monter en parallèle de son emploi, c’est un bon moyen de commencer à préparer son avenir ! Je vous aide d’ailleurs à définir ou choisir le bon projet pour vous avec ma formation M.O.N.R.E.V.E.

  • Pré-requis n°6 pour créer son entreprise en étant salarié : se former pour réaliser sérieusement son étude de marché, son prévisionnel, son business plan…

Pour tout cela, vous êtes tombé au bon endroit ! Il y a plus de 400 articles sur ce blog et 7 guides gratuits pour vous aider à travers chaque étape de votre montage de projet sans compter un MOOC Entrepreneuriat « Etre ou ne pas être entrepreneur » qui constitue une bonne base de démarrage.

 Bien ceci étant dit, il faut ensuite rendre sa démission … ou négocier une rupture conventionnelle ou un licenciement, ces 2 dernières options étant encore plus intéressantes. Voici un résumé intéressant à ce propos tiré du site juritravail :

Pour comprendre les différences qui existent entre la rupture conventionnelle, la démission et le licenciement, prenons un exemple concret :

M. Martin, employé en CDI, relevant de la convention collective des bureaux d’études techniques, des cabinets d’ingénieurs-conseils et des sociétés de conseils (3018), (Syntec-Cinov) dont le salaire mensuel moyen brut sur les 12 derniers mois est de 1.800 euros, qui a 9 ans d’ancienneté et qui est licencié pour motif personnel. 

Quelles seront les conséquences pour lui et son employeur, selon le mode de rupture choisi ?

Attention, ces dispositions s’appliquent uniquement aux salariés et aux employeurs qui sont liés par un CDI dont la période d’essai est terminée. Des dispositions spécifiques s’appliquent pendant la période d’essai du CDI ainsi qu’aux CDD.

DémissionLicenciement pour motif personnelRupture conventionnelle
DéfinitionLa démission est l’acte par lequel le salarié rompt son contrat de travailC’est l’acte par lequel l’employeur rompt le contrat de travail de son salarié pour un motif autre qu’économique (insuffisance professionnelle, faute, inaptitude …)C’est une procédure qui permet au salarié et à l’employeur de décider, d’un commun accord, de la rupture du contrat de travail à durée indéterminée
Initiative de la ruptureLe salariéL’employeurLe salarié et l’employeur
Nécessité de justifier d’un motif de ruptureNon

Oui

Le motif de la rupture est indiqué dans la lettre de licenciement

Non
Nécessité pour l’employeur de réaliser un entretien avec le salariéNonOui (1)

L’employeur doit convoquer le salarié à un entretien préalable

Oui (2)
Nécessité d’un écrit formalisant la ruptureNon

En revanche il est vivement conseillé, pour des raisons de preuve

Oui (3)

L’employeur doit adresser une lettre de notification du licenciement au salarié

Oui

Une convention de rupture amiable est négociée et signée par l’employeur et le salarié

Préavis à respecterOui (4)

La durée dépend de votre convention collective et de votre statut (cadre ou non cadre)

Vous voulez démissionner sans préavis (ou avec un préavis réduit), car vous êtes en arrêt maladie ou vous voulez vous rapprocher au plus vite de votre conjoint ? C’est parfois possible !

Pour M. Martin : 2 mois

Oui, sauf faute grave ou lourde (5)

La durée dépend de votre convention collective et du statut du salarié (cadre, employé, agent de maîtrise…)

 

Pour M. Martin : 2 mois

Non, sauf si les parties décident qu’il y en aura un.

La rupture intervient au plus tôt le lendemain de l’homologation de la convention (délai de rétractation de 15 jours puis 15 jours pour homologation) (6)

Indemnités de rupture que l’employeur doit verser au salariéNon

L’employeur doit toutefois lui verser une indemnité compensatrice de congés payés, c’est-à-dire les congés acquis mais non pris par le salarié

Oui, sauf faute grave ou lourde (Ces 2 cas de rupture donnent tout de même droit à l’indemnité de congés payés)

Le montant dépend de votre convention collective

« L’indemnité de licenciement se calcule en mois de rémunération sur les bases suivantes : pour une ancienneté acquise entre 2 ans et 20 ans : 0,25 mois par année de présence », soit 1.800 x 0,25 x 9 = 4.050 euros

Pour M. Martin : 4.050 euros (7)

Oui

Le montant ne peut être inférieur au montant de l’indemnité légale de licenciement

Si l’indemnité conventionnelle de licenciement est plus élevée, l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut être inférieure à cette dernière (certaines entreprises ne sont pas concernées par cette disposition) (8)

Droit aux allocations chômage pour le salarié (Assedic)Non, sauf cas de démission légitime qui permet de toucher le chômageOuiOui
Possibilité de contester la rupture du contrat devant le jugeOui, par exemple en cas de démission équivoque c’est-à-dire qu’elle n’est pas du plein gré du salarié(démission forcée, en cas de harcèlement, en raison de mauvaises conditions de travail …)

Dans ces circonstances, la démission peut être requalifiée en prise d’acte

Oui

Le licenciement peut toujours être contesté devant les juges dans un délai de 2 ans depuis le 17 juin 2013 (auparavant 5 ans)

Le salarié peut obtenir des indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ou licenciement nul

Oui, la convention de rupture peut être annulée. Le salarié dispose d’un délai de 12 mois à compter du jour de la rupture pour agir.

Elle produit alors les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse

Mais avant de négocier votre départ, vous avez intérêt à préparer votre projet à fond pour que celui-ci réussisse ! N’oubliez pas de récupérer les guides gratuits à cet effet !

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Assez parlé pour ce billet ! Et vous ? Cette aventure vous tente-t-elle ? Où en êtes-vous ? Quels sont vos freins ? Réagissez en commentaires à ce billet pour que je puisse le compléter et vous aider à avancer au mieux dans l’aventure.

Le congé pour création d’entreprise peut aussi être une belle alternative à bien anticiper comme je l’explique ici.

Références :

(1) Article L1232-2 du Code du travail
(2) Article L1237-12 du Code du travail
(3) Article L1232-6 du Code du travail
(4) Article L1237-1 du Code du travail
(5) Article L1234-1 du Code du travail
(6) Article L1237-13 du Code du travail
(7) Convention collective nationale des bureaux d’études techniques, des cabinets d’ingénieurs-conseils et des sociétés de conseils du 15 décembre 1987, IDCC 1486 
(8) ANI 11 janvier 2008 modifié et Intr. DGT n°2009-25 du 8 décembre 2009